Traverser la frontière

Auteur -Michael

Pourquoi j’ai décidé de m’installer à Da Nang au Vietnam

Aux alentours de 19H, il fait déjà nuit à Da Nang, ville côtière au centre du Vietnam.

À la recherche d’un restaurant sympa pour diner, je roule en direction du nord de la ville lorsque j’entends un gros « bang » étrange après un carrefour. Quelques secondes plus tard, j’ai l’impression de perdre le contrôle de ma moto et que ma roue arrière part dans tous les sens.

Je m’arrête et me rends compte que mon pneu est aussi plat qu’une bonne crêpe bretonne.

Après plus de 3 000 kilomètres parcourus, c’est une grande première ! Je suis loin de mon appartement et je sais que je dois trouver un mécano pour réparer ce pneu, mais je n’ai aucune idée où en trouver un, surtout à cette heure.

Devant mon désarroi, un jeune qui parle un peu anglais s’arrête et je lui explique mon problème.

Il demande à un des commerçants du coin s’il n’y a pas un mécano et après avoir parlé à 3/4 personnes il m’indique une rue où je devrais trouver quelqu’un. Je me dirige là-bas et ne trouve rien pendant quelques minutes. Puis à un feu rouge, je croise le regard d’un vietnamien âgé qui a une bonne bouille, je me gare alors devant lui, lui montre mon pneu et il me fait comprendre qu’il peut m’aider.

Il sort alors de façon magique une caisse à outils et commence de suite à réparer ma moto, sans que je ne lui demande rien.

Il rameute un pote à lui et me file une chaise pour que je puisse m’assoir. Au bout de quelques minutes, il me montre le clou énorme qui a transpercé ma chambre à air et m’explique qu’il va en falloir une nouvelle. Son pote s’éclipse pour en ramener une au bout de 5 minutes et me montre un billet de 100 000 dongs (4€) et je lui dis OK, honnêtement j’aurais payé bien plus pour me sortir de là avec une moto qui roule !

Mes sauveurs !

Tout ça prend une bonne vingtaine de minutes, il remet ma roue, graisse ma chaine et je suis bon pour repartir. Je le remercie une dizaine de fois et il me fait signe que tout va bien, je lui donne les 100 000 dongs et il me dit au revoir.

Durant toute l’interaction, j’étais sur le cul. Le mec m’a aidé sans rien attendre en retour, toujours souriant et content de réparer ma moto.

Dans le Nord, j’avais trouvé la majorité des Vietnamiens cordiaux, voire bienveillants, mais depuis que je suis arrivé à Da Nang, je les trouve encore plus sympas !

C’est l’une des raisons qui m’a poussé à m’installer ici pour un petit moment.

Mon arrivée mouvementée au Vietnam

Depuis quelques années, je voyage à durée indéterminée. Je pars avec un aller simple, sans faire de plans à plus de quelques mois, vague au gré de mes envies, du climat et ne reviens en France que sporadiquement.

hanoi rodney

Je retrouve mon pote Rodney à Hanoï !

Au revoir le vieux continent

Après avoir passé l’année 2016 en Europe, 5 mois à Barcelone, puis 6 mois à Cluj en Roumanie, il était temps de repartir à l’aventure loin de chez moi et de sortir de ma zone de confort européenne. Après pas mal d’hésitation, j’ai mis le cap sur l’Asie et le Vietnam.

Avec un aller simple, un visa de 3 mois et mon fidèle sac à dos, je suis parti à l’inconnu.

Début décembre, j’arrive dans la tumultueuse ville d’Hanoï, fière capitale du pays. Après être resté une année en Europe, je suis bien déboussolé. J’ai mis quelques jours avant de me réadapter doucement à l’ambiance chaotique des métropoles d’Asie du Sud-Est. Une semaine dans cette ville étouffante m’a suffi avant de mettre le cap vers le nord au guidon de ma moto !

moto vietnam

Elle aura fait quelques milliers de kilomètres avec moi :)

J’ai décidé de lâcher un billet de 250€ et d’acheter une moto afin d’explorer le Vietnam et sortir des sentiers battus par les nombreux touristes. Cela fait plus de 5 mois que je l’ai et malgré un bon nombre de problèmes mécaniques, je n’ai jamais regretté cette décision !

Première fois au Vietnam

Les débuts n’ont pas été simples. Arriver à maitriser la moto, s’habituer aux « règles de circulation » vietnamiennes ou déterminer le meilleur trajet possible a demandé un peu de patience. Mais après quelques jours d’apprentissage, quel bonheur de rouler les cheveux au vent (bon avec un casque) au guidon de ma moto à la découverte du Vietnam.

En arpentant les premiers lacets des montagnes d’Ha Giang, avec mon sac à dos bien accroché sur la moto, je ressens cet énorme sentiment de liberté. Celui de faire ce que bon me semble, où je veux, quand je veux et avec qui je veux.

Cela faisait un petit moment que je recherchais ce genre d’émotions, on peut dire que j’ai été servi !

mu cang chai

Dans les rizières de Mu Cang Chai

J’ai passé 1 mois et demi entre Hanoï, les montagnes au nord du Vietnam (Ha Giang, Sapa, Mu Cang Chai) et l’ile de Cat Ba avant de descendre vers le centre du pays. En janvier, l’hiver maussade réaffirmait sa présence dans cette partie du pays et j’avais une grosse envie de soleil et de chaudes températures.

J’ai alors décidé de mettre ma moto dans un train, puis je monte dans un autre, direction Da Nang ! Par chance, la moto arrive à destination 30 minutes après moi emballée dans un joyeux mélange de palettes et carton. Je pensais la retrouver en morceaux, mais elle fonctionnait encore !

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant à Da Nang, mais je fut rapidement surpris, puis conquis. Après quelques nuits en auberge puis en Airbnb (35€ offerts ici), j’ai décidé de prendre un appartement, de prendre mon temps et de rester ici un moment.

Da Nang, meilleure ville du Vietnam ?

Troisième ville du pays, Da Nang ne paye pas de mine en arrivant. Les bâtiments bordant les rues grouillants de scooter sont insignifiants, pas de jolis monuments ou parcs en vue pour divertir mes yeux curieux.

Da Nang est une ville qui ne se dévoile pas si facilement, elle a besoin de temps. Quelques semaines sont nécessaires pour découvrir son caractère et ses richesses. Après deux mois passés ici, je commence à saisir son essence et ses différentes facettes.

Plage, soleil et cafés

Balade sur la plage

Avec un million d’habitants, cette ville n’est ni trop petite, ni trop grande. Assez pour faire énormément de rencontres et ne pas s’ennuyer. Mais pas démesuré qu’on ne sait pas par où commencer.

Nichée entre la mer de Chine et les montages (Trường Sơn), Da Nang a un atout énorme par rapport à toutes les autres villes du Vietnam : sa plage.

Des kilomètres de plages de sable blanc longent l’est de la ville ! Les plages en Asie sont parfois sales et remplies de déchets, mais à Da Nang, de gros efforts sont faits pour conserver la plage aussi propre que possible. Argument touristique oblige.

Depuis que je suis arrivé, je m’oblige à aller à la plage s’il fait beau pour en profiter. Sinon je me connais, je vais rester coincé à travailler dans un café !

C’est d’ailleurs un des éléments que j’adore ici : la variété de cafés et restaurants !

Tous les jours, je peux manger à un endroit différent, travailler dans un endroit différent et toujours être dans un esprit de découverte. Même si je commence à avoir mes petites habitudes, j’ai l’impression que c’est une exploration infinie. Notamment pour la nourriture, avec des centaines, voire des milliers de stands de street food dans toute la ville, ça me laisse de quoi tester !

Da Nang la nuit. Photo par Rodney (IG : @rodisontheroad1090)

Il y a aussi quelques attractions touristiques comme « Lady Buddha » à Son Tra, le « Dragon Bridge » au milieu de la ville, les « Marble Moutains » ou encore des évènements comme un festival de feux d’artifice. De plus en plus de touristes viennent à Da Nang et les hôtels poussent comme des champignons. Je pense que cette ville va devenir une destination majeure en Asie d’ici quelques années.

Une situation quasi idéale

Da Nang, c’est aussi la diversité de choses que l’on peut faire aux alentours. La célèbre ville d’Hoi An est à 30 minutes et l’ancienne capitale impériale, Hué est à 2H de Da Nang.

Belle soirée à Hoi An

À 15 minutes du centre-ville, il y a la péninsule de Son Tra, grosse colline composée de forêt tropicale qui surplombe la ville. En prenant la direction du Nord, longeant la mer, on se retrouve dans le célèbre « Hai Van Pass », route scénique entre mer et montagne, ce col à 500m d’altitude sépare Da Nang et la province de Thừa Thiên-Huế. Il y a aussi les « Ba Na hills » à 1500m d’altitude, station de montagne en mode Disney accessible avec un téléphérique.

Bref, il y a de quoi s’occuper. Sans compter, l’exploration de toute la côte, les villages à l’intérieur des terres, les rizières qui façonnent les campagnes ou autres cascades cachées dans les montagnes.

J’ai trouvé à Da Nang un équilibre qui me convient. Une ville à la fois en pleine croissance où l’on retrouve le confort moderne, mais qui a aussi su garder son côté traditionnel. Le rythme de vie y est tranquille, sans trop de bouchons ou d’extravagances, mais assez pour se divertir.

Moto toujours vivante après 5 mois !

Sans compter le budget à prix cassé au Vietnam

En plus d’un environnement au top. Le cout de la vie à Da Nang et au Vietnam en général est bas. Je m’en sors pour 600/700€ par mois en vivant extrêmement bien ! J’ai mon studio en centre-ville, je mange au restaurant tous les jours (à moins de 2€ le repas, je ne me ruine pas), j’ai un abonnement à la salle de sport, je sors régulièrement et je dois dépenser 10€ max en essence pour me déplacer avec ma moto.

Je fais même des petits excès parfois comme 2H de massage jubilatoire pour 25€ ou un repas haut de gamme pour 20€.

Avec la Roumanie, c’est un des pays les moins chers où j’ai vécu et je peux vous dire que j’en profite pleinement !

À la rencontre des Vietnamiens

Si je me sens bien ici, c’est en grande partie grâce aux Vietnamiens. Comme ce bon samaritain qui m’a aidé avec ma moto alors que j’étais bien en galère, les locaux seront toujours enclins à vous aider. Il règne ici une aura de bienveillance et une absence d’agressivité ambiante.

Même s’ils peuvent paraitre fermés au premier abord, rien que le fait de leur dire correctement bonjour fera apparaitre magiquement toutes leurs dents.

Par contre, ce n’est pas si simple, car il y a une dizaine de variations selon le sexe, l’âge… Je me suis d’ailleurs mis doucement au vietnamien et j’arrive à baragouiner quelques phrases. Pour être honnête avec vous, la langue est très compliquée, notamment au niveau de la prononciation. Je ne sais pas trop où cela va me mener.

professeur vietnamien

Avec Nha, ma prof de vietnamien

Des expériences positives à foison

Toutes mes expériences ici sont peut-être biaisées par le fait d’être blanc, étranger et d’attirer la sympathie autour de moi. Mais elles sont généralement remplies de bon moment avec les Vietnamiens.

Je me souviens du fou rire monumental de la patronne d’un petit restaurant quand je lui sors un « khong hieu » (« ne comprends pas ») alors qu’elle me déblatérait des trucs en vietnamien depuis 2 minutes à la fin de mon repas. Elle était dans une sorte d’état de transe, j’ai halluciné sur le pouvoir magique de ces deux mots sur elle !

Je vais dans un restaurant presque tous les jours, pour le meilleur plat de riz/poulet de Da Nang et les employés commencent à me connaitre. Une des propriétaires se balade constamment avec son bébé. Elle met un point d’honneur à venir me rencontrer à chaque fois, pour qu’il puisse me dire bonjour, c’est méga chou. L’autre jour, un employé m’a aidé à recoller une partie de mon casque qui s’était fait la malle alors que je ne lui avais rien demandé. Une autre fois, une des employées m’a demandé d’essayer ma moto, je lui ai filé les clés sans soucis. Elle avait un énorme sourire aux lèvres quand elle est revenue 5 minutes plus tard.

Le vendredi soir, je danse la salsa sur les quais de la rivière. Il y a toujours des enfants un peu timides qui viennent me voir, me disent bonjour, essayent de discuter avec moi ou bien se cachent dans les jupes de leurs mères. C’est toujours adorable et ont fini toujours par se faire des « high five » !

Il y a ce Vietnamien un peu âgé, qui est le gardien d’un café dont le job est de surveiller et ranger les motos. À chaque fois, il m’assène d’un grand sourire, vient discuter quelques minutes, essaye de m’apprendre un peu de vietnamien avec son journal. La plupart du temps, je ne comprends rien, mais ça me met toujours de bonne humeur.

Il y a ce garage auquel je rends visite régulièrement à cause de problèmes sur ma moto. Ils veulent m’offrir le thé, un truc à manger et sont toujours bienveillants avec moi. Une fois, l’un des mécanos a même essayé ma moto à plusieurs reprises pour être sur qu’il avait tout réparé.

Il y a Anh, Vietnamienne qui a vécu quelques années en France et mariée à un français que j’ai rencontré au yoga. Elle tient un café dans lequel je vais régulièrement pour travailler, mais aussi pour papoter avec elle. C’est toujours intéressant d’échanger avec une personne qui connait très bien ces deux cultures. J’ai même rencontré sa fille, aussi adorable qu’agitée, qui maitrise parfaitement le français et le vietnamien.

Il y a aussi Bella avec qui je danse régulièrement qui fait tout que je me sente bien ici. À m’inviter à prendre un café, à m’introduire à certains de ses amis ou encore à m’emmener à un mariage. Une sorte d’ange tombé de nulle part qui est pourtant bien occupé entre sa fille ou ses cours de danse.

Mariage paradisiaque et très artistique avec Bella

Enfin, je ne compte plus le nombre de Vietnamiens qui me font des grands signes et commencent à taper la discute depuis leur scooter lorsque le feu est au rouge.

Bref, on pourrait continuer encore un moment, les personnes qui impactent positivement ma vie au Vietnam ne manquent pas !

Déchiffrer la culture vietnamienne

À travers toutes ces rencontres, je comprends mieux le Vietnam et sa culture.

Sans dire que ce pays est à l’opposée de la France, les différences sont énormes. Jour après jour, j’essaie d’y voir plus clair même si je reste encore dans une obscurité persistante.

Malgré une certaine rigidité, voire rudesse dans la culture vietnamienne (cf fin de l’article), on y retrouve à travers le cœur des gens une douceur et une joie de vivre qui me donne envie de rester. Qui me donne envie d’en voir plus.

Est-ce du cette à société restée très traditionnelle ? À l’importance du bouddhisme ? À la pauvreté relative d’une majorité de la population ? Au communisme ? À l’histoire violente et compliquée du pays ces 50 dernières années ?

Je n’ai pas la réponse, mais j’essaierai de traiter les différences culturelles entre la France et le Vietnam dans un prochain article.

À Da Nang, on se lève à 5H du mat’ pour faire un peu d’exercice en groupe

Mes projets à Da Nang

Cela fait maintenant 4 mois que je suis à Da Nang. J’ai mon appartement, des amis, mes petites habitudes, mais que fais-je de mes journées ?

La même chose que depuis des années : je travaille ! J’ai d’ailleurs fait une vidéo pour expliquer comment je voyage et travaille en même temps depuis 8 ans.

J’ai trouvé ici un environnement agréable pour travailler et c’est pour cela que je reste au Vietnam.

J’ai en ce moment 3 projets principaux :

1) Écrire mon 3e livre

Après Pourquoi voyager seul ? et Voyage à Durée Indéterminée, il est temps d’écrire mon troisième livre qui sera publié en novembre 2017.

Comment je l’ai fait l’année dernière en Roumanie, j’ai besoin d’un endroit et d’une routine pour réussir ce projet d’envergure. Da Nang remplit toutes les conditions pour ça avec ses cafés pour travailler et son environnement qui me permet de me ressourcer facilement.

Sans avoir de titre, le prochain livre traitera de voyage en solo et comment franchir enfin le pas !

Plus d’infos ici sur l’écriture du livre (semaine après semaine)

2) Développer Traverser La Frontière

Le blog est passé au niveau supérieur depuis janvier 2017, notamment grâce à la sortie de VDI et un trafic qui a bien augmenté pour arriver à 10 000 visiteurs par mois. J’ai de grandes ambitions pour TLF, mais cela signifie beaucoup de travail pour les atteindre.

Que ce soit par la création de contenu via les articles, le podcast, le #RDV et les vidéos ou bien toute la partie promotion via les réseaux sociaux.

3) Lancement de MichaelPinatton.com

J’ai créé mon blog personnel depuis 1 mois dans le but de document ma mission folle : écrire 10 livres en 10 ans.

Ce site abordera la partie création, business et développement personnel de ma personnalité. C’était une grande partie de moi que je voulais partager et il était compliqué de le faire sur Traverser La Frontière.

Allez jeter un coup d’oeil : MichaelPinatton.com

Outre le travail, Da Nang a de quoi m’occuper :

  • Découverte de la ville et des environs
  • Apprendre le vietnamien
  • Rencontre de nouvelles personnes
  • Flirter avec les Vietnamiennes (qui se révèle bien compliqué)
  • Découverte d’opportunités de business
  • Accent sur le sport de ma santé (les 31 ans approchent)
  • Continuer à danser régulièrement
  • Et des visas-run en Asie obligatoire tous les 3 mois

Bref, l’ennui n’arrivera pas de si tôt !

Pour un aperçu de mon quotidien à Da Nang, je vous conseille de suivre mes stories sur Snapchat ou Instagram.

Paradis un peu déguisé

Tout cela peut paraitre bien beau. Je dépeins un tableau assez idyllique de Da Nang. Mais on est au Vietnam, un pays extrêmement différent de la France et cela pose quelques problèmes.

Au Vietnam, l’environnement et le développement durable on s’en contrefiche.

C’est un pays en pleine croissance et seul le business compte vraiment. Du coup, les mentalités évoluent très lentement. Les gens prennent la rue comme une poubelle ouverte, certaines plages sont parfois remplies de déchets et il y a souvent des histoires de pollution dans l’air, le sol ou la mer.

Le Vietnam est un pays communiste.

Du coup, la liberté d’expression est restreinte, il y a un flicage important, une élite qui se croit tout permis et beaucoup de corruption. Même s’il existe quelques avantages à ce système communiste, du point de vue occidental, certains trucs sont assez choquants.

Le marchandage permanent

Au Vietnam, on n’affiche pas les prix et tout se négocie. Quand vous connaissez les prix, ça passe, mais vous vous n’en savez rien et que vous ne parlez pas la même langue, tout se complique. Les locaux n’hésiteront pas à vous arnaquer, non pas par plaisir, mais juste pour gagner un peu plus d’argent. Même en connaissant le vrai prix, certains ne l’accepteront pas à cause de ma couleur de peau.

Acheter des bananes, le combat permanent !

La langue est compliquée à et cela pose de sérieux problèmes de communication.

Même si je m’en sors tout le temps, la plupart des Vietnamiens ne parlent pas anglais et il est difficile d’avoir des conversations profondes avec les locaux. Les jeunes commencent tout de même à tirer leurs épingles du jeu !

La conduite routière des Vietnamiens est fatigante !

La plupart du temps, j’essaie de rester zen, mais dés fois c’est vraiment insupportable. Les règles sont à moitié respectées, certains brulent allègrement les feux rouges, d’autres roulent à contre sens sans oublier le brouhaha des klaxons incessant. J’ai déjà assisté à plusieurs accidents et cela ne rassure pas vraiment.

Le Vietnam reste un pays pauvre où les inégalités sont énormes.

Quand tu vois une BMW, avec à côté une vieille dame qui pousse péniblement son stand de fruits afin de gagner un peu d’argent, ça fait réfléchir. Ici, je peux expérimenter le luxe sur le rooftop d’un bel hôtel comme le dénuement d’un boui-boui douteux et voir cette criante différence ! Au Vietnam, la majorité des gens vivent avec très peu d’argent. Un cadre intermédiaire va toucher environ 400€/mois.

Et puis il y a la mentalité au Vietnam qui est parfois désagréable.

Entre le non-respect des autres (te passer devant dans la queue, ne pas te laisser sortir de l’ascenseur), l’absence de gêne (pisser n’importe où ou le décrottage de nez intempestif) ou le jugement des autres omniprésent (le serveur qui porte une fausse montre en or pour bien paraitre), honnêtement certains trucs me dépassent un peu !

Comme dans tous les pays où j’ai eu la chance de vivre, il y a toujours des points positifs et négatifs. Pour l’instant, le positif l’emporte largement et pour le reste on fait avec.

Je suis l’étranger, c’est à moi de m’adapter, même si certaines choses me paraissent inconcevables.

Bref je m’installe à Da Nang

https://www.instagram.com/p/BS7-_tmBj3q/

Cette ville m’a rapidement séduit et sera le lieu de naissance de mon prochain livre. Une belle qualité de vie, un budget pas cher, une culture riche et des gens adorables m’ont convaincu d’y rester.

Quant à savoir combien de temps j’y resterai, c’est encore l’inconnu, même si les privilégiés du #RDV ont déjà des éléments de réponse…

Si vous passez dans le centre du Vietnam, venez me faire coucou.

Par contre, évitez de crever si vous êtes en scooter, je ne pourrais pas changer votre roue !

– Michael

TLF 066 : Faire 4 mois de volontariat en Amérique du Sud

Envie de faire du volontariat en Amérique du Sud ?

Dans cette interview, retrouvez Romain qui a passé 4 mois à faire du volontariat au cours de son long voyage en Amérique latine.

Vous allez découvrir comment il a trouvé du volontariat, les détails de ses expériences ou ses conseils pour que vous puissiez faire pareil.

Écoutez tout de suite l’épisode (50 min) :

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Nomade digital : mon matériel pour travailler partout dans le monde

Dans le cadre de mon émission YouTube, #FAQVOYAGE, Thierry m’a posé cette question :

Pourrais-tu nous faire un inventaire de tout ton matériel électronique (informatique, audio, vidéo, gsm,…) que tu embarques dans un périple tel celui-ci ?

Voici ma réponse en vidéo avec une description de tout mon matériel de nomade digital :

Avec tous ces objets, je peux travailler partout dans le monde : écrire des livres, publier des articles sur le blog, enregistrer des podcasts, gérer tous mes réseaux sociaux ou faire des vidéos pour ma chaine YouTube.

Le détail de tout mon matériel

Mes indispensables :

Matériel Photo/Vidéo :

Matériel divers :

Si vous êtes intéressé par le style de vie nomade digital, vous pouvez vous rendre sur :

À bientôt pour une prochaine vidéo de la #FAQVOYAGE.

– Michael

TLF 065 : Quitter un CDI à Paris pour faire un PVT en Argentine

Et si vous partiez vivre 1 an en Argentine ?

Dans cette interview, retrouvez Maeva qui a décidé de quitter son CDI dans une start-up parisienne pour faire un PVT d’un an en Argentine.

Vous allez découvrir comment elle a pris la décision de partir, comment s’est déroulé son année en Amérique du Sud et ce qu’elle a pu apprendre durant cette aventure qui n’est probablement pas finie.

Écoutez tout de suite l’épisode (55 min) :

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Arrête d’agir comme un arbre

Un arbre est fait pour rester à un endroit toute sa vie.

Et toi ?

Voir la vidéo :

Retranscription de la vidéo :

J’ai remarqué que certaines personnes se comportaient comme un arbre.
Que certaines personnes restaient plantées au même endroit, sans jamais bouger.
Parfois, elles sont heureuses de ce choix, parfois non.
Si tu fais partie de la deuxième catégorie.
Si tu n’es pas heureux où tu vis.
Il va falloir te bouger

Parce que, si tu as parfois cette petite voix à l’intérieur de toi qui te dit :
J’ai besoin de changement, je veux faire autre chose, j’ai envie de changer d’endroit ?
Il faut passer à l’action, sans attendre, sans remettre constamment au lendemain.

Il faut que tu arrêtes d’agir comme un arbre.
Un arbre est enraciné tellement profond dans la terre qu’il est impossible de le bouger.
Après 10, 15, 20 ans de sa vie, il risque de mourir si on le déplace.
Mais pas toi, ta vie ne sera pas en danger.
Que tu partes à 10, 100 ou 10 000 km d’où tu es maintenant, tu ne mourras pas

Tu vois un arbre est fait pour rester à un seul endroit toute sa vie. Être planté là, s’enfoncer dans la terre et grandir. C’est sa nature, son essence même.

Un humain est fait pour bouger. Notre corps est bâti pour que l’on puisse se déplacer. Pour que l’on puisse marcher, courir, sauter, nager et explorer le monde.
Depuis que l’homme moderne, l’homo sapiens, est apparu il y a 200 000 ans, il a migré partout dans le monde. Il s’est constamment déplacé à la recherche d’une vie meilleure.

Je sais,
Comme un arbre, tu as des racines.
La ville où tu as grandi, ta famille, tes amis, ton travail ou tes habitudes.
Mais rien, rien ne t’oblige à rester où se trouvent tes racines.

Tu n’es pas condamné à vivre dans un carré de terre comme un arbre.
Tu es autorisé à vivre où bon te semble sur la Terre.
Tu es autorisé à trouver ton petit paradis.
Tu es autorisé à être heureux.

J’en avais marre de vivre à Paris, alors depuis 2 ans et demi je suis en voyage à durée indéterminée à travers le monde. Je vis actuellement au Vietnam et pour être honnête, la vie ici me plait plutôt bien.

Alors, si tu n’es pas heureux où tu es maintenant, il faut que tu bouges.
Ne fais pas partie des gens qui se plaignent constamment, mais ne font rien.
Ne fais pas partie des gens qui rêvent de vivre ailleurs, mais ne passent jamais, jamais, à l’acte.
Alors s’il te plait, arrête d’agir comme un arbre.
Et bouge-toi !

Acheter le livre Voyage à Durée Indéterminée

TLF 064 : Comment voyager 10 ans sans revenir en France

Envie de voyager pendant de longues années ?

Dans cette interview, retrouvez Sandro qui vient tout juste de revenir en France après un voyage de … 10 ans ! Oui, vous ne rêvez pas !

Vous allez découvrir comment il a fait pour voyager autant de temps, son budget, son itinéraire, ses différents boulots à travers le monde ou encore pourquoi il a décidé de rentrer en France.

Écoutez tout de suite l’épisode (48 min) :

Lire la suite

TLF 063 : Sophie vit à Édimbourg en Écosse depuis 4 ans

L’Écosse vous a toujours tenté ? Vous avez envie d’y vivre un petit moment ?

Dans cette interview, retrouvez Sophie qui s’est expatriée à Édimbourg, la capitale écossaise, il y a maintenant 4 ans.

Vous allez découvrir son parcours depuis ses études à Angers, jusqu’à Édimbourg, en passant par l’Allemagne ou l’Espagne, à quoi ressemble sa vie en Écosse ou encore ses conseils pour choisir son pays d’expatriation.

Écoutez tout de suite l’épisode (44 min) :

Lire la suite

TLF 062 : Comment devenir réalisateur de vidéos de voyage

Envie d’être payé pour faire des vidéos à travers le monde ?

Dans cette interview, retrouvez Florian qui a décidé de combiner et vivre de ses deux passions : celle du voyage et de la vidéo.

Vous allez découvrir son parcours mouvementé depuis 10 ans, comment il est devenu réalisateur de vidéos de voyage et ses meilleurs conseils pour suivre son chemin.

Écoutez tout de suite l’épisode (53 min) :

Lire la suite

Comment je finance mes voyages depuis 8 ans

C’est LA question que tout le monde me pose depuis que j’ai commencé Traverser La Frontière :

Michael, comment fais-tu pour financer tous tes voyages ?

Depuis 8 ans et mon séjour Erasmus à Bratislava, j’ai passé la plupart de mon temps à l’étranger, entre voyage et expatriation. Dorénavant, je suis en voyage à durée indéterminée, sans date de retour. J’explore le monde où je veux et quand je veux. Vous pouvez en faire autant si vous le désirez vraiment.

Je dévoile tout sur le financement de mes voyages dans la vidéo et l’article ci-dessous :

Détails sur le financement de tous mes voyages

Vous pouvez retrouver tous les éléments évoqués (liste de jobs pour voyageurs, devenir nomade digital…) dans la vidéo dans mon dernier livre : Voyage à Durée Indéterminée.

Je réponds à vos questions :

Pour d’autres conseils en vidéo, sachez que je réponds à toutes vos questions sur le voyage et la vie à l’étranger sur ma chaine YouTube.

2008 : Erasmus en Slovaquie

  • Lieu : Bratislava
  • Durée : 5 mois
  • Budget approximatif : 600€ / mois
  • Financement : Bourse sur critères sociaux + Bourse Erasmus + Économies (job d’animateur en centre de loisirs)

Plus d’infos sur ce voyage ici

2008/2009 : PVT Canada (+Voyage USA)

  • Lieu : Toronto + visite de Chicago, Boston, New-York, Washington, Miami
  • Durée : 6 mois
  • Budget approximatif : 1200€ / mois
  • Financement : Petits jobs à Toronto (serveur, voiturier…) + Économies pour les premières semaines

Plus d’infos sur ce voyage ici

2011 : Apprentissage de l’espagnol en Espagne

  • Lieu : Grenade + voyages en Andalousie
  • Durée : 6 mois
  • Budget approximatif : 600€ / mois
  • Financement : Économies de mon CDI en France + Revenus de mon entreprise

2012 : Voyage backpacker aux Philippines

  • Lieu : Manille, Palawan, Cebu, Bohol, Dumaguete, Puerto Galera…
  • Durée : 6 mois
  • Budget approximatif : 700€ / mois
  • Financement : Revenus de mon entreprise

Plus d’infos sur ce voyage ici

4 years ago I did an amazing 6 months trip in The Philippines. I finally tell all the stories on my blog. Link on bio 😉

Une publication partagée par Michael Pinatton 🇫🇷 (@michaelpinatton) le

2014/2015 : Tour du Monde

  • Lieu : Indonésie, Californie, Colombie, Équateur, Pérou, Brésil
  • Durée : 11 mois
  • Budget approximatif : 1000€ / mois (hors billet d’avion TDM)
  • Financement : Économies de la revente de l’entreprise

2016 : Expatriation en Espagne et Roumanie

  • Lieu : Barcelone en Espagne et Cluj-Napoca en Roumanie
  • Durée : 5 mois à Barcelone et 6 mois en Roumanie
  • Budget approximatif : 900€ / mois à Barcelone et 600€ / mois en Roumanie
  • Financement : Économies de la revente de l’entreprise + Revenus du blog et des livres

2017 : Voyage en Asie

  • Lieu : Vietnam
  • Durée : 3 mois (+ probablement toute l’année)
  • Budget approximatif : 700€ / mois
  • Financement : Économies de la revente de l’entreprise + Revenus du blog et des livres + freelance en rédaction web

À savoir sur le financement de mes voyages

Ma situation de départ est tout ce qu’il y a de plus classique et tout le monde peut faire pareil. Ensuite, j’ai découvert l’univers du marketing sur Internet et j’ai compris qu’il était possible de générer des revenus en ligne, peu importe où je vivais.

Plus d’info sur le nomadisme numérique ici.

Il faut savoir que pour tout ce que j’ai fait, je suis parti de zéro, comme tout le monde !

Je ne suis pas né voyageur, je ne suis pas né entrepreneur, je ne suis pas né auteur. En soi, tout le monde peut faire pareil que moi, pour cela il faut être motivé, vouloir apprendre et beaucoup travailler. Cela m’a pris 8 ans pour arriver où j’en suis actuellement.

Comme vous pouvez le voir, je dépense peu d’argent et mon budget voyage n’est pas aussi élevé qu’on pourrait l’imaginer.

Deux raisons à cela : je voyage plutôt dans des pays avec un faible cout de la vie et j’ai un style de vie simple. Je ne fais pas de dépenses extravagantes, je n’ai pas de crédit, de maison, de voiture et toutes mes affaires tiennent dans un sac à dos.

C’est un choix de vie qui me rend heureux.

De nos jours, chacun peut faire le choix de vivre comme il l’entend.

Vous avez le choix.

Le secret pour voyager pendant des années

Si vous souhaitez voyager durant plusieurs années, voici le grand secret :

Soit vous partez avec de bonnes économies et voyagez pas cher

Soit vous travaillez en voyageant.

C’est tout !

Il n’y a pas de pilule magique ou de formule secrète que les gens gardent pour eux.

Si vous ne savez pas comment vous y prendre, j’ai écrit un livre ultra complet qui vous expliquera comment voyager des années, avec n’importe quel budget. Un condensé de mes 8 années d’expérience à travers le monde.

Ce livre s’appelle Voyage à Durée Indéterminée et il est disponible sur Amazon

– Michael

TLF 061 : Une famille sort du cadre et teste le mode de vie « nomade digital »

Une famille peut-elle travailler sur Internet et voyager à l’infini ?

Dans cette interview, retrouvez Christine et Patrice qui ont décidé d’opter pour une vie de nomade numérique et travaillent en voyageant avec leur enfant Logan.

Vous allez découvrir pourquoi ils ont quitté leur vie sédentaire, leur organisation pour voyager en famille, la scolarité de leur enfant ou encore comment ils financent ce mode de vie.

Écoutez tout de suite l’épisode (49 min) :

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