Avez-vous l’audace d’oser voyager ? D’allumer le feu du voyage en vous ?
Dans cette interview, retrouvez Mouts de la célèbre émission TV Nus et Culottés qui vous raconte son parcours, sa vision de la vie et du voyage.
Vous allez découvrir les voyages de Mouts avant Nus et Culottés, pourquoi il s’est lancé dans cette aventure, l’importance de l’humain dans un voyage, sa plus grande leçon de vie ou encore ses conseils pour franchir le pas.
Je pensais que gagner au loto, c’était pour les gens qui avaient de la chance.
Avec une probabilité de 1/19 millions de décrocher le gros lot, ce n’était pas pour moi.
Je ne me suis jamais considéré comme chanceux, pourtant, je viens de réaliser quelque chose d’incroyable :
J’ai gagné au loto
Cela fait bien longtemps que j’ai gagné, mais plus de 30 ans que je l’ignorais …
Vous allez trouver ça étrange, car logiquement on le sait tout de suite quand on gagne au loto, ce n’est pas quelque chose qu’on réalise après des années.
Pourtant j’ai bel et bien gagné et cela a changé ma vie.
Et vous ? Faites-vous partie des grands gagnants ?
Je suis riche
Pour les plus sceptiques d’entre vous, sachez que je n’ai pas gagné au loto de la Française des jeux ou l’Euromillon.
J’ai gagné à la loterie de la vie.
C’est probablement le meilleur cadeau que j’ai reçu : celui d’être né en France.
Vous pensez surement qu’il est normal de manger à votre faim, d’avoir accès à l’eau potable, d’aller à l’école facilement, d’être soigné à l’hôpital gratuitement, d’avoir un salaire minimum, d’élire démocratiquement nos représentants, de voyager où vous le souhaitez ou bien de ne pas courir le risque d’être tué en allant au travail.
Mais est-ce vraiment la norme dans le monde ?
Eh bien non !
Les réalités dans les autres pays du monde sont bien différentes de celles vécues en France. Nous vivons tellement dans notre bulle que nous oublions parfois le privilège que l’on a d’être né français.
D’abord car en tant que Français nous faisons partie des gens les plus riches du monde.
Nous sommes la 6e puissance économique mondiale, avec un PIB/habitant au 25e rang sur 184, sans compter un indicateur de développement humain (santé/éducation/niveau de vie) de 0,88 sur 1. La Norvège étant première avec 0,94 et le Niger étant dernier avec 0,34.
Avec 66 millions d’habitants, nous représentons seulement 0,90% de la population mondiale. Or, nous regroupons 3,17% de la richesse mondiale. Là où un pays comme l’Inde représente 18% de la population mondiale avec seulement 2,73% de sa richesse. (1)
En sachant que la richesse d’un pays a une corrélation directe avec la santé de ses habitants, on peut se réjouir d’être né en France. (2)
En 2014, parmi toutes les naissances du monde, vous aviez 1 chance sur 169 d’être né en France.
C’est mieux que le loto me direz-vous, c’est sûr ! Mais à la base le hasard joue grandement en notre défaveur.
Malgré cette toute petite chance d’être né en France, nous pensons que tous les avantages d’être Français sont normaux, qu’on ne peut pas revenir sur nos acquis et qu’il nous en faut toujours plus.
J’ai longtemps ignoré tout ça, mais le voyage m’a transformé.
Toutes ces années à l’étranger m’ont ouvert les yeux. Les œillères qui limitaient ma vision se sont peu à peu écartées et me permettent d’y voir beaucoup plus clair.
Belle France : 25 faits que vous ignorez peut-être
Depuis tout petit, on sait plus ou moins que nous sommes mieux lotis que certaines personnes.
Je me souviens de ces images à la télévision lors de la famine de 1992 en Somalie. J’avais 8 ans et l’image de ces enfants avec la peau sur les os était terrifiante. Pendant ce temps là, je dégustais un diner bien copieux.
Je savais que j’avais un avantage par rapport à ces enfants à l’autre bout du monde.
22 ans plus tard et quelques années à voyager, je souhaite vous transmettre ces 25 éléments de réflexions qui peuvent changer la façon de voir votre vie …
1) En France, la mortalité infantile est très faible : 3,5 enfants de moins d’un an meurent sur 1 000 naissances. Savez-vous qu’en Afrique ce chiffre est de 59 enfants pour 1000 naissances ? Ou que dans le monde, 22 000 enfants meurent chaque jour dus à la pauvreté ? (3)
2) En France, nous pouvons espérer vivre 79 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes. Savez-vous que l’espérance de vie est beaucoup plus basse dans certains pays ? De 52 ans au Tchad, à 55 au Cameroun, à 66 ans au Pakistan à 68 ans au Cambodge. (4)
3) En France, nous bénéficions de la sécurité sociale qui permet d’avoir accès à des soins de qualité presque gratuitement. Si vous êtes diagnostiqué avec un cancer, tout votre traitement sera pris en charge.
Sans argent vous n’aurez pas la chance de vous faire soigner dans un grand nombre de pays. Même aux États-Unis, c’est un sujet compliqué avec la fameuse loi « Obamacare » qui garantit seulement depuis 2010 une couverture santé à 32 millions d’Américains qui en étaient dépourvus. (5)
4) En France, une grande majorité de la population a les moyens de s’alimenter correctement et de ne pas mourir de faim. Des dispositifs comme les restos du cœur existent même pour aider les personnes les plus démunies.
Savez-vous que dans le monde 795 millions de personnes souffrent de la faim ? Ou que la malnutrition provoque la mort de 3,1 millions d’enfants de moins de 5 ans chaque année ? (6)
5) En France, nous avons le droit a des indemnités chômage lorsque l’on perd son emploi. Elles représentent l’une des plus avantageuses au monde avec les Pays-Bas et le Danemark.
Savez-vous que dans certains pays, ils ne connaissent même pas le principe d’allocations chômage ? Que dans la zone Asie-Pacifique, seuls 17% des salariés ont une assurance chômage ? (7, 8)
6) En France, des milliers d’offres d’emplois ne trouvent pas preneur. Pourtant beaucoup le monde se plaint de la crise et la situation du chômage qui ne semble jamais s’améliorer. Des métiers sont d’ailleurs en pénuries de profils, ne seraient-ils pas la hauteur de nos standards ? (9, 10)
7) En France, en ayant un emploi 35H au SMIC (1 3716€ net par an), on fait partie des 7,2% des habitants les plus riches sur la planète. Savez-vous que le salaire minimum est de 618€/mois au Portugal ou qu’il est de 218€/mois en Roumanie ?
8) En France, en ayant un salaire moyen (2 130€ net par mois), on fait partie des 1,3% des habitants les plus riches de la planète. Près de 99% d’habitants de la planète gagnent moins que vous ! (Entrez votre salaire annuel pour connaitre votre pourcentage)
9) En France, nous avons le droit à la retraite, une pension versée mensuellement jusqu’à la fin de nos jours. Apparemment la plus généreuse au monde. Savez-vous que dans certains pays, la population n’atteint même pas l’âge de la retraite ou qu’ils ne toucheront rien du tout ? (11)
10) En France, avec le RSA et son minimum de 535€ euros par mois, vous faites partie des 20% les plus riches du monde. En ne faisant rien, vous toucherez toujours plus d’argent qu’un interne en médecine en Roumanie (450€/mois) et bien plus que la majorité des paysans et ouvriers des pays du tiers-monde. (12)
11) En France, nous avons le droit à 25 jours de congés payés (5 semaines) ainsi que 11 jours fériés. Avec 104 jours de week-end, 25 jours de congés et 11 jours fériés, nous avons en moyenne 140 jours de libres par an ! Cela fait 38% de l’année, c’est quand même énorme !
À côté de ça, certains pays comme les Philippines ont 5 jours de congés par an, 12 jours pour l’Inde et il n’y a même pas de règles officielles aux États-Unis.
12) En France, l’électricité n’est pas un problème, nous y sommes tous raccordés et elle est abondante. Nous exportons même de l’électricité à l’étranger. À contrario, savez-vous que 25% de la population mondiale (soit 1,6 milliard) n’ont pas accès à l’électricité ? (13)
13) En France, nous pouvons boire l’eau du robinet, facilement et sans limites. Savez-vous que 750 millions de personnes n’ont pas accès à une source d’eau sécurisée et propre ? Ou que 840 000 personnes meurent chaque année à cause d’un manque d’accès à l’eau ? (14, 15)
14) En France, nous avons un accès à un internet illimité et peu onéreux. D’ailleurs 83% de la population française utilise Internet, 23e pays dans le monde sur 191, mais dans d’autres pays c’est un luxe. En Turquie, ce pourcentage tombe à 51%, au Pérou à 40% et descend jusqu’à 15% au Népal. (16)
15) En France, nous sommes en démocratie où tout le monde peut devenir un élu. Le peuple choisit ses dirigeants en toute liberté. Savez-vous qu’en Chine ou en Arabie Saoudite, leurs habitants n’ont pas le choix ? Il leur est imposé.
16) En France, nous possédons la liberté de la presse, tout le monde peut écrire ce qu’il veut. Savez-vous que le gouvernement hongrois vient de faire fermer le principal journal d’opposition ? Ou que dans le monde des milliers de journalistes sont arrêtés ou des centaines de médias censurés ? (17, 18)
17) La France est un pays laïque, qui garantit la liberté de culte. Vous êtes libre de pratiquer la religion que vous souhaitez en toute liberté sans avoir à en changer. Savez-vous qu’en Arabie Saoudite, vous n’avez pas le droit de venir chrétien ? Certains se font d’ailleurs exécuter pour leur religion. Ou que des milliers de personnes sont emprisonnés chaque année en Érythrée pour motifs religieux ? (19, 20)
18) En France, l’instruction des enfants est obligatoire et gratuite de 6 à 16 ans. Nous pouvons théoriquement aller de la maternelle jusqu’au Master à l’université gratuitement et recevoir une éducation de qualité.
Savez-vous que dans le monde, 121 millions d’enfants et d’adolescents sont privés de leur droit à l’éducation ? Alors que le taux d’alphabétisation (savoir lire et écrire) des adultes en France est de 99%, il est de 80% en Tunisie ou de 55% au Pakistan. (21, 22)
19) En France, la corruption est assez peu présente, en tout cas peu visible selon Transparency international qui la classe 22e sur 167. Le pays le moins corrompu étant le Danemark et le plus corrompu la Somalie.
Dans une majorité de pays, la corruption est plus importante et plus visible au quotidien. Par exemple, en Indonésie, il est d’usage de donner de l’argent à un policier afin d’éviter une amende. En Roumanie, il est assez commun de donner une « enveloppe » à un médecin afin de se faire soigner plus rapidement. (23)
20) La France métropolitaine n’a plus connu la guerre depuis 1945, plus de bombardements, plus d’armée hostile sur notre territoire et plus besoin de fuir notre pays. Dans d’autres régions du monde, les bombes, les morts et le bruit d’armes automatiques sont le quotidien. Si des millions de Syriens fuient leur pays, il doit y avoir une raison, non ?
21) En France, malgré un climat anxiogène créé par les médias, nous sommes plutôt en sécurité. Il n’y a pas de risque de se faire agresser ou tuer à chaque coin de rue. En 2015, il y a eu 932 homicides par an en France, dans le monde c’est 197 000 par an !
Savez-vous que pour 100 000 habitants, on compte 1,2 homicide en France, seulement 0,3 au Japon, 3,9 aux États-Unis, 24,6 au Brésil ou 84,6 au Honduras ? (24, 25, 26)
22) Les Français peuvent voyager dans 156 pays, sans avoir besoin de visa. Le passeport français est classé comme étant le 3e plus puissant du monde. Savez-vous que les Philippins n’ont accès qu’à 62 pays sans visa et que les Iraniens n’ont le droit qu’à 37 pays ? (27)
23) Les Français sont aimés un peu partout dans le monde. Malgré une réputation d’être râleur et parfois sale, à l’étranger on nous trouve très souvent charmants, raffinés ou intelligents. Il suffit de dire « I’m from Paris » pour voir les yeux de votre interlocuteur s’illuminer ! Certains sont moins bien lotis, comme des amis colombiens qui sont souvent harcelés de questions à propos de Pablo Escobar et du trafic de drogues quand ils voyagent (voir la réalité de la Colombie ici).
24) Les Français bénéficient du PVT, visa accessible facilement qui permet de voyager ET travailler pendant un an dans 10 pays différents (Canada, Australie, Mexique, Japon …). C’est une opportunité incroyable ! La majorité des habitants dans le monde n’auront jamais cette chance.
25) En France, nous avons un climat tempéré avec des catastrophes naturelles limitées. Savez-vous que chaque année des typhons détruisent une partie des Philippines ? Ou qu’aux iles Salomon dans le Pacifique, la montée des océans fait disparaitre une partie de leur territoire ? (28)
…
Bon, j’arrête ici !
Après avoir lu tout ça, on se dit que mine de rien, c’est pas si mal la France.
Mais est-ce que vous en profitez vraiment ?
Le luxe de réaliser ses rêves
Tout n’est pas rose en France, je l’admets volontiers.
Mais avec 1 chance sur 169 d’être né dans ce pays, je pense que l’on peut sincèrement se réjouir d’avoir atterri ici.
La vie n’est pas simple, elle est faite d’obstacles que l’on doit surmonter. Oui, il faut se bouger, avancer et il y aura des complications. Mais en étant Français, les obstacles à franchir sont parmi les plus bas de cette planète
Alors demandez-vous si parfois vous n’agissez pas de façon absurde.
Lorsque vous vous plaigniez que la connexion Internet est lente, qu’il n’y a pas d’eau chaude pendant 2 heures, que le train est en retard de 15 minutes, que quelqu’un vous a dit un truc méchant sur Facebook, qu’il y a trop de monde à la queue du supermarché, que votre prime de fin d’année est plus basse que prévue, que vous devez travailler 1H de plus que prévu, qu’il pleut trop alors que ce n’est pas la saison, que votre marque de céréales préférée n’est pas en rayon, etc.
Lorsque tous ces petits problèmes gâchent votre journée et que vous ne pensez qu’à ça, demandez-vous si :
Ces problèmes sont si importants que cela
Ces problèmes valent la peine de se mettre dans un état d’esprit négatif
Ces problèmes ne sont pas ridicules comparés aux épreuves terribles que vivent chaque jour des millions d’humains
Vous pouvez choisir de focaliser votre attention sur tous ces petits problèmes ou bien vous concentrer sur la chance d’avoir tout ce que vous avez. De réaliser que vous avez le choix de changer les choses si vous le voulez.
À chaque instant, vous avez le choix de changer votre vie. Vous avez le droit de rêver, mais plus encore vous êtes en mesure de réaliser tous vos rêves.
Votre vie est d’ailleurs un rêve pour des millions d’être humains. Pourquoi tant de personnes veulent venir en France, venir en Europe ?
Pour vivre ce rêve.
Vous avez déjà gagné. Vous êtes déjà dans le top à l’échelle planétaire.
J’ai déjà gagné. J’ai la chance incroyable de voyager, privilège acquis depuis ma naissance. Et vous aussi, car en étant Français, voyager est une question de choix et non d’argent (cf guide gratuit). Nous sommes privilégiés et je pense qu’il faut le reconnaitre.
Prenons un dernier exemple :
Pour faire un tour du monde d’un an, il faut généralement 15 000€ afin d’en profiter au maximum. Pour un Français au SMIC, c’est 10,2 mois de travail, pour un espagnol au SMIC, c’est 19,6 mois et pour un Bulgare au SMIC, c’est 70 mois (5 ans et demi).
Rien qu’en Europe, voyez les différentes qui existent, imaginez dans le monde ! (29)
Alors s’il vous plait, ayez un peu gratitude.
Car si vous êtes né en France, vous avez déjà gagné à la loterie de la vie.
Quand je l’ai réalisé, ma vie est devenue beaucoup plus simple et je me suis rendu compte que tout était possible.
Maintenant, c’est à votre tour.
– Michael
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Le 20 mai 2015, je quitte Bogota pour rejoindre Quito, la capitale de l’Équateur.
Au moment de lui dire au revoir à l’aéroport, j’ai le coeur lourd. Ce n’est pas seulement un pays que je quitte. Je quitte aussi cette fille. Cette fille au sourire éblouissant et sa bonne humeur contagieuse qui restera gravée dans ma mémoire.
Les larmes ne sont pas loin, mais je sais que je dois continuer ma route, que je dois poursuivre mon aventure. Mon tour du monde ne peut pas s’arrêter ici, cela serait trop bête. Partir était le bon choix, pensais-je à ce moment.
De Bogota à Quito. De la Colombie à l’Équateur. De l’allégresse à la mélancolie.
Un départ vague à l’âme
Parc Tayrona en Colombie <3
Lorsque j’arrive au poste frontière à l’aéroport de Bogota, la dame de l’immigration regarde attentivement mon passeport et remarque que j’ai renouvelé mon visa de touriste à Barranquilla. S’en suit une discussion à dormir debout !
Elle : Vous avez passé du temps sur la côte ? Moi : Oui, plus de 3 mois Elle : Vous vous êtes bien amusé ? Moi : Écoutez oui, j’ai beaucoup aimé la Colombie et les gens sont vraiment sympas sur la côte Elle : Tu as eu quelques copines ? Moi : Euuuuuh, quelques-unes oui … (avec un sourire gêné) Elle : Ah c’est bien que vous profitiez de la Colombie. Revenez vite nous voir. Moi : Merci, bonne journée
C’est la première fois de ma vie que j’ai rencontré un agent d’immigration aussi sympa et je trouve qu’elle résume bien l’expérience que j’ai eue avec le peuple colombien. Accueillant, souriant, sympa, curieux et toujours un peu taquin.
Au moment de rejoindre ma porte d’embarquement, je me dis alors que ce pays va vraiment me manquer. La Colombie fut mon premier pays d’Amérique du Sud, il m’a complètement déboussolé et charmé à la fois. Comme si j’avais découvert un monde parallèle à celui que je connaissais. Vous retrouverez les détails de mon voyage en Colombie ici.
Lorsque l’avion décolle enfin, j’aperçois l’énorme ville de Bogota s’éloigner. Seul au monde, en direction d’un nouveau pays où je ne connaissais personne, je me demande si je ne suis pas en train de faire une terrible erreur…
Une cure pas très efficace
Avant de plonger avec les requins !
L’Équateur était pour moi synonyme des iles Galapagos. J’avais ce rêve d’y explorer les fonds marins et j’ai fait de cette destination une étape incontournable sur mon billet tour du monde.
Après quelques jours gris et déprimant à Quito, capitale gigantesque de l’Équateur perchée à 2800m au milieu des montagnes andines, je suis impatient de retourner à l’aéroport. Je dois y prendre l’avion en direction des Galapagos, archipel d’iles situé à près de 1000 km des cotes équatoriennes.
Trois heures d’avion suffisent pour rejoindre la petite ile déserte de Baltra et son aéroport qui accueille des centaines de voyageurs chaque jour.
Je sens tout de suite que tout est différent : la température plus clémente, mes narines grandes ouvertes aspirent un air pur qui réveille mon corps et j’ai cette sensation irrésistible d’être perdu au milieu de nulle part.
Ces douze jours aux Galapagos furent comme un shot d’adrénaline. Douze jours où mon corps et mon cerveau furent en ébullition constante. Plongée avec des requins, randonnées sur des territoires vierges, rencontres avec de lions de mer bien curieux, visites de musées étonnants ou encore séances de snorkeling ont rythmées mes journées.
Tout était nouveau, j’étais dans une sorte de bulle à l’autre bout du monde et dans un décor surréel. J’en oubliais presque la Colombie …
Errance au paradis
Tous les jours à Canoa …
La réalité me rattrape quand je monte dans cet avion, de retour vers Quito. Comme un signe, je n’arrive pas à m’enregistrer à l’aéroport, au comptoir l’employé de la compagnie LAN ne trouve pas mon billet et mon dossier. Comme si je devais rester plus longtemps sur ces iles. Comme si je devais rester dans cette bulle.
Après plus d’une demi-heure de discussions, d’allers-retours et d’une angoisse qui monte minute après minute dans mon esprit, j’ai enfin ma carte d’embarquement entre mes mains. S’en suit 3H d’avion, 1H30 de bus, 1H de taxi (oui oui), puis 8H dans un bus de nuit en direction de Canoa, un village de surfeur sur la côte équatorienne.
À partir de là, tout est différent. Je suis tout seul, sans aventures trépidantes pour m’occuper l’esprit, je me replonge dans le passé et me demande ce que je fais ici, loin de tout. Tous les jours vers 17H, je vais admirer le magnifique coucher de soleil, habituellement un moment de joie, c’est de la mélancolie que je ressens.
Je la sens monter en moi jour après jour …
La première déprime de mon tour du monde.
Après 7 mois de voyage, je me rends compte que je n’ai pas envie d’être là, que je ne suis pas heureux et j’ai l’impression que ma vie n’a pas de sens. Je pensais être si fort, presque invincible émotionnellement après tous ces voyages. La réalité est venue frappée à la porte, je ne suis qu’un humain, avec ses faiblesses, comme tout le monde.
Pourtant je suis dans un petit paradis : plage magnifique, temps parfait, une guesthouse charmante, des restaurants pas chers, des gens sympa et un bon spot pour surfer. Mais je n’arrive pas à voir le positif et je broie du noir. Même lors de mes séances de surf censées me faire tout oublier, dans ma tête je n’ai qu’une image. Son image. Son sourire.
Un choix à faire
Au bout de quelques semaines à Canoa, je savais qu’il fallait faire un choix. Il fallait que je sorte de cette léthargie. De cet endroit qui me rend plus misérable qu’autre chose. Je voyage pour être heureux, pas l’inverse.
Mes choix étaient simples : visiter le reste de l’Équateur, descendre vers le Pérou ou remonter en Colombie. À ce moment, j’ai choisi de suivre mes émotions et non ma logique … J’ai acheté un billet d’avion pour retourner vers le nord. Pour la première fois, j’ai décidé de faire marche arrière.
Je pars donc à l’exploration de la côte en passant par Puerto Cayo, Puerto Lopez ou Montanita en attendant la date de départ dans deux semaines. Tous ces endroits furent sympas, mais sans plus. Je me rends compte que je n’accroche pas vraiment avec les Équatoriens et la chaleur des Colombiens me manque. Ou peut-être que mon attitude était différente, moins ouverte vers les autres …
Après avoir observé les baleines au large de Puerto Lopez pour mon dernier jour en Équateur s’ensuit un long voyage…
Bus de nuit pour Quito, vol pour Bogota, correspondance pour Carthagène avant l’ultime minibus pour rejoindre Barranquilla sur la côte caribéenne.
En sortant de l’aéroport de Carthagène, je reconnais tout de suite cette chaleur tropicale qui me tombe dessus. Ne sachant pas trop comment prendre un taxi, je croise à ce moment le regard de Luisa, une jeune colombienne qui était ma voisine de siège dans l’avion. Voyant mon désarroi, elle vient vers moi pour discuter et m’aider.
Au bout de deux minutes, elle me dit :
« Si tu veux, tu peux dormir chez moi ce soir, je vis chez mes parents et nous avons une chambre d’ami. En plus ça, ma mère va préparer mon repas préféré ce soir, tu verras c’est délicieux. »
Elle avait l’air sérieuse, honnête et m’a démontré cette chaleur colombienne qui m’a tant manqué, à peine débarqué de l’avion !
Je lui ai tout simplement répondu :
« Désolé, je ne peux pas accepter ton invitation, je dois absolument aller à Barranquilla ce soir. Je viens de voyager deux jours pour rejoindre une fille vraiment spéciale. »
Avec mes yeux brillants comme jamais, elle avait compris.
Vivre sur une ile paradisiaque, au milieu de nulle part, ça vous dit ?
Dans cette interview, on retrouve Maria qui a vécu plus de 2 ans en tant que directrice de l’Alliance Française sur l’ile Rodrigues, perdue au milieu de l’océan près de Maurice.
Vous allez découvrir le parcours de Maria, depuis le Maroc jusqu’en Colombie en passant par cette fameuse ile Rodrigues où elle a vécu quelques années de sa vie inoubliables, sans oublier ses conseils si vous souhaitez vivre à l’étranger.
Vivre en Chine vous intrigue ? Faire votre métier dans un autre pays vous intéresse ?
Dans cette interview, on retrouve Nicolas, pâtissier en France qui a décidé de vivre et s’expatrier à Pékin, puis Shanghai en Chine.
Vous allez découvrir le parcours de Nicolas, depuis ses études à Bordeaux jusqu’à Shanghai, comment il en est arrivé à travailler dans l’empire du Milieu et ses conseils pour les pâtissiers qui veulent s’exporter.
Il est 9H du matin lorsque je décide de quitter mon hôtel situé dans le quartier de Malate à Manille où je suis arrivé tard la veille. Outre un trajet en taxi de nuit angoissant, je n’avais aucune idée de ce qu’il se passait en dehors des murs de ma chambre.
Ce n’est que lorsque je franchis le palier de cet hôtel, qu’une véritable chape de plomb s’abat sur mes épaules.
Avec près de 30 degrés au compteur, il fait déjà très chaud. Aussitôt à l’air libre, une odeur pestilentielle traverse mes narines et un sentiment d’encrassement me saute à la gorge dès que j’inspire mes premières bouffées d’oxygène.
Surpris, je m’arrête quelques secondes, puis je décide de continuer ma route et faire le tour du quartier. Au bout de quelques minutes, l’horreur se dévoile peu à peu devant moi.
Un trafic de voitures, jeepneys et autres scooters incessants qui produisent un vacarme infernal. Des gens sur le trottoir qui semblent être dans le dénuement le plus total. Des cartons, qui ont fait office de lits la nuit passée jonchent le sol de toute part. Des enfants nus prennent une « douche » à l’aide d’un seau d’eau à même le bitume. Des regards louches se posent incessamment sur moi. Des femmes, bien peu vêtues commencent leur travail et tentent de m’aguicher avec des « hey handsome » à distance.
Avec une misère ostentatoire et cet environnement chaotique, un sentiment de gêne, d’insécurité et de fébrilité parcourt tout mon corps.
Au bout de 10 minutes, je fais marche arrière.
Je sature.
Je n’ai jamais vécu cela. Jamais vu cela. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe. On voit souvent des images de misère à la télé. La voir de ses propres yeux n’a rien à voir.
En remontant dans ma chambre, le cœur palpitant, les jambes tremblantes, des questions surgissent …
Où suis-je tombé ?
Les Philippines, ça ressemble à ça ?
Pourquoi ai-je traversé la moitié du globe pour me retrouver ici ?
Seul. Loin de chez moi. Ce fut la première fois de ma vie où je fus entièrement perdu. À me demander si j’ai bien fait de m’aventurer dans un pays dit du « tiers-monde ».
Et pourtant.
Deux semaines après, j’étais aux antipodes de cette atroce arrivée à Manille.
L’archipel de Bacuit en arrière-plan
Au nord de Palawan, dans l’archipel de Bacuit, assis à la pointe d’une bangka, le bateau traditionnel philippin, je contemplais le plus beau paysage de ma vie. Des dizaines d’iles, toutes plus magnifiques les unes que les autres entourées d’une eau turquoise resplendissante. Le soleil brille haut dans un ciel bleu dépourvu de nuages, je prends le temps de remplir mes poumons d’un air pur, dans un environnement encore vierge qui m’a tout simplement émerveillé.
De l’enfer au paradis.
Sur ce bateau, j’ai compris alors que les Philippines sont un pays de contraste. Capable du meilleur comme du pire, il m’a offert une certaine clairvoyance, encore inconnue, sur le monde et sur moi-même.
En 2012, j’ai voyagé 5 mois aux Philippines. En plus d’avoir été une magnifique découverte, ce voyage m’a véritablement métamorphosé.
Il est temps de vous partager mon expérience dans cet archipel de plus de 7 000 iles.
Son côté extraordinaire comme les démons qui rongent ce pays. Anecdotes, conseils et réalités des choses, si vous envisagez de voyager aux Philippines, vous allez découvrir le pays sous un autre angle.
Je vous préviens c’est long, mais pour récompenser les lecteurs assidus, vous trouverez un petit cadeau à la fin : une histoire un peu honteuse , mais bien marrante (+photo).
Avez-vous des préjugés sur la Roumanie ? Vous n’envisagez pas de mettre les pieds dans ce pays ?
Dans ce premier épisode de la saison 3, je suis aux commandes du podcast. On va parler des clichés sur la Roumanie, la vérité sur ce pays et pourquoi j’ai décidé de rester à Cluj.
Vous allez découvrir les 6 clichés que l’on a habituellement sur la Roumanie, de ce qu’il en est réellement, ainsi que les 7 choses qui me plaisent dans ce pays. Sans oublier des petites informations exclusives pour les fidèles du podcast.
Avec l’arrivée de l’été, la saison 2 du podcast de Traverser La Frontière se termine !
Dans cet épisode exceptionnel, sans invité, je suis aux commandes du podcast. On fait le bilan de cette très belle saison et je vous révèle pas mal d’infos croustillantes.
Vous allez découvrir les (bons) chiffres de la saison 2, le TOP 3 des épisodes, mon ressenti sur les interviews, les projets à venir, pourquoi je suis venu vivre en Roumanie (+ mes impressions) et des révélations sur Voyage à Durée Indéterminée (mon prochain livre).