Je peux aujourd’hui vous affirmer que ce jour a changé la direction de ma vie.
Je me souviens encore de ce vol partant de Paris Orly en direction de Bratislava. À multiples reprises retardé dans la journée, le vol n° 301 de SkyEurope décolle finalement sur les coups de 22H.
Alors que je pensais partir pour un voyage de 5 mois, il a duré en fait plus de 7 ans. Et j’ai la douce impression que ce voyage n’est pas près de se terminer.
Venant tout juste de passer le cap des 30 ans, je réalise que ce 2 février 2009 fut LA date charnière de ma vie.
Il y a eu un avant et un après. Celle de mon anniversaire de 18 ans, qui fut-elle, plutôt maussade ne tient pas la comparaison.
Car c’est à partir de ce 2 février que j’ai commencé à ouvrir mon esprit au monde et découvert qu’il existait d’autres chemins possibles.
Car oui, je suis sorti du chemin.
J’ai dangereusement dévié de la route tracée par la société. J’ai zigzagué pour y revenir un temps, avant de m’en détacher approchant maintenant le point de non-retour.
Après 7 années d’éloignement, serait-il temps de revenir dans le droit chemin ?
Plus de 7 ans à chercher mon chemin sur le globe
En mode réflexion « Que vais-je faire de ma vie ? »
Depuis ce départ en Slovaquie, j’ai passé mon temps à explorer.
Explorer le monde. Explorer mes capacités. Explorer les autres. Explorer la vie.
D’ailleurs, je viens juste de compter que durant ces 7 années, j’ai passé exactement 3,5 années à Paris et 3,5 années à l’étranger. Un joli 50/50 !
J’ai découvert la vie ailleurs, de nouveaux pays, de nouvelles cultures, de nouvelles langues et j’ai l’impression que tous ces voyages ont permis de décupler mon expérience de la vie.
Il n’y a rien de plus jouissif que d’arriver dans un endroit inconnu et essayer de se débrouiller seul. En sortant fréquemment de ma zone de confort avec le voyage, j’ai tellement appris sur moi et les autres.
En Slovaquie, j’ai découvert la diversité européenne et de ses peuples.
Au Canada, j’ai découvert les bons et mauvais côtés du capitalisme pur et dur.
En Espagne, j’ai découvert que je pouvais vivre dans un pays sans en parler la langue.
Aux Philippines, j’ai découvert qu’une grande partie du monde vit dans une pauvreté que j’étais loin d’avoir imaginé.
En Colombie, j’ai découvert un pays qui se relève de dizaines d’années de guerre civile.
Dans tous ces pays où je suis resté au moins 5 mois, j’ai incroyablement élargi mon horizon, ma façon de penser et ma vision de la vie s’est peu à peu transformée.
À Paris, j’ai aussi découvert quelque chose …
Qu’il y a 99% de chances que je n’y revive plus.
À chaque fois que j’y retourne, je me sens en total décalage. Il y a tellement de choses qui me rebutent que la liste détruirait l’ambiance de cet article.
En voyant comment les gens vivent ailleurs, je sais que Paris n’est pas pour moi, elle ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été.
Après avoir trimbalé mon sac à dos dans tous ces pays, je me retrouve maintenant à 30 ans avec des connaissances et une ouverture d’esprit qui JAMAIS n’aurait été possible en restant en France. Si j’avais suivi ce chemin que l’on trace devant nous.
Pourquoi ai-je choisi ce chemin sinueux ?
Un peu perdu sur les routes californiennes …
J’ai suivi le chemin classique, celui qui file tout droit sans trop réfléchir, que la société nous pousse à prendre. Jusqu’à ce que je décolle pour la Slovaquie.
Avant mes 22 ans, j’ai fait ce que j’étais censé faire.
Dans l’objectif d’être un bon petit soldat, je suis allé à l’université afin d’obtenir un bon diplôme qui me permettra de travailler. D’avoir un job bien payé et faire ce que quelqu’un d’autre aura décidé pour moi.
Mais, je vais vous dévoiler un secret…
Je n’ai même pas fini mes études !! Je me suis arrêté à BAC+4, sans faire un Master, le fameux sésame du « CDI garanti ».
Bon, cela ne m’a pas empêché de trouver un travail quand j’en cherchais un et surtout cela ne pèse en rien à mon bonheur et ma situation actuelle.
En fait, tout s’est gâté lorsque je suis parti faire mon Erasmus en Slovaquie. Mon cerveau fut complètement déboussolé et j’ai sérieusement dévié…
Il y a 7 ans à Bratislava … avant ma transformation !
1 – J’ai choisi de partir vivre au Canada, alors que j’avais un anglais de merde et aucun réseau. J’aurais du faire mon master me disait la société !
2 – J’ai choisi de quitter un CDI bien payé au bout de 10 mois de travail. Grand malade que je suis, j’aurais dû le conserver pour être « en sécurité ».
3 – J’ai choisi de créer une entreprise et donc de devenir « patron » ! Ce n’est pas le genre de truc bien vu par la société, en quelques mois je devenais un méchant capitaliste.
4 – J’ai choisi de gérer cette entreprise depuis l’Espagne ou les Philippines, en short sous le soleil. Pas super du point de vue des clients et pas très sérieux comme vie.
5 – J’ai choisi (avec mon associé) de revendre cette entreprise alors que nous avions plein de clients, des employés et que ça « marchait bien » aux yeux du monde. Mais pourquoi ???
6 – J’ai choisi de créer ce blog, d’animer un podcast et d’écrire des livres. Ceci est ma nouvelle carrière. Alors là, j’ai perdu tout le monde, cela devient incompréhensible.
7 – J’ai choisi de vivre dans des pays « dangereux » comme la Colombie ou « pauvre » comme la Roumanie. Je devrais plutôt rester en France, c’est plus sûr, non ?
Eh oui, je ne suis pas marié, pas d’enfants, pas de maison, pas de voiture, pas de télé, pas de prêt sur le dos … il y a définitivement un truc qui cloche chez moi !
BREF, je n’ai pas suivi le chemin. J’ai complètement dévié de ce qui était prévu.
Rassurez-vous tout va bien :)
J’écris cet article depuis un petit café à Cluj, en Roumanie. L’été est arrivé ici, il fait bon vivre, je suis loin de toutes les folies de ce qu’il se passe en France et profite pleinement de la vie.
Hier, jour de mes 30 ans, j’ai passé ma journée à me balader dans les environs de Cluj et jamais, je ne me suis senti aussi vivant …
Tous ces choix de vie ont été guidés par ma passion du voyage, passion qui était ancrée depuis ma plus tendre enfance comme je l’explique dans cet article.
Aujourd’hui, à 30 ans ma vie aurait pu être différente…
Avec 5 années d’expérience dans le marketing digital, j’aurais surement un salaire de 3000€ /mois et un train de vie de vie confortable. J’aurais été un bon petit soldat, synonyme de réussite aux yeux de la société et de mes proches.
Mais bon, au lieu de ça je vis en Roumanie et j’essaie de terminer l’écriture de mon prochain livre … Et pour rien au monde, je ne voudrais être ailleurs à ce moment.
Est-il temps de revenir sur le droit chemin ?
Du coup, est-ce que je ne devrais pas devenir un peu plus sérieux ?
Comme je l’ai entendu plusieurs fois au cours de ces dernières années : « c’est quand que tu arrêtes de voyager et devient un peu sérieux Michael ? »
Réaliser près de 50 interviews professionnelles demande du sérieux.
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Développer un blog en partant de 0 demande du sérieux
Créer la meilleur site sur le thème « vivre à l’étranger » demande du sérieux
Etc.
Une interview, c’est environ 10H de travail pour être en ligne …
Pour certains, je m’amuse, je joue sur Internet. Comme je jouais sur Internet à l’époque où j’avais mon entreprise.
Mais non.
J’ai une vision, je vois loin, j’ai un idéal de vie vers lequel je me dirige. Je suis en train de construire mon empire.
Un empire qui me permettra de vivre où je veux, de faire ce que je veux, avec qui je veux.
Un empire qui me procurera liberté et le bonheur de faire ce que j’aime.
Cela va prendre du temps et beaucoup de travail, mais je sais que le jeu en vaut la chandelle.
Donc non, je ne reprendrais pas le chemin attendu par la société.
Trouver un « vrai » travail, me stabiliser, acheter une maison, fonder une famille et rentrer dans les clous ce n’est pas pour moi. Pas tout de suite en tout cas.
Je viens seulement de vivre 1/3 de ma vie, il m’en reste encore 2/3 et le meilleur est à venir, j’en suis persuadé !
Plus j’avance, plus je rencontre des personnes avec le même état d’esprit, plus je sais que la voie que j’ai choisie est la bonne. Je ne suis pas seul dans cette « utopie », ça rassure !
À 30 ans, j’ai compris que je voulais mener ma vie comme je l’entends.
Que je ne veux pas que les autres décident de mon sort pour moi. Que je ne veux pas dépendre de l’État ou d’autres individus. Mon succès ou mon échec ne sera dû qu’à un facteur : MOI.
Et vous, devez-vous rester sur votre chemin actuel ?
J’ai 30 ans.
Est-ce suffisant pour donner des conseils de vie ? Probablement pas…
Surtout si vous saviez que parfois … je ressemble à ça :
« Red Horse » une bière philippine extrêmement dangereuse !
Mais vous savez quoi ?
Ces 7 ans à me chercher et toutes ces riches expériences sont probablement suffisants pour vous amener à réfléchir sur ce que vous voulez. Sur votre chemin.
J’ai quelques questions pour vous :
Est-ce que vous avez choisi votre situation actuelle ?
Où la subissez-vous ?
Êtes-vous heureux ?
Avez-vous des rêves encore non accomplis ?
Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? 10 ans ?
Quelle serait votre journée idéale ?
Que faites-vous pour vous en rapprocher ?
Avez-vous des objectifs à réaliser ?
Entendez-vous une petite voix intérieure qui vous dit que vous n’êtes pas sur le bon chemin ?
Que vous feriez mieux de passer votre temps à faire autre chose ?
Écoutez-vous !
Vous avez des désirs au fond de vous. De grandes choses que vous souhaitez accomplir. Il ne faut pas trop attendre, car chaque année qui passe sera perdue si vous ne faites pas quelque chose qui vous tient à cœur.
Ce qui est bon pour moi ne vous parlera peut-être pas et c’est normal.
Vous n’avez pas forcément envie de vivre à l’étranger ou d’écrire des livres. Mais si quelque chose vous pousse. Allez l’explorer sans fin.
Ce joli chien brésilien est un excellent explorateur !
Si la pétanque est votre passion. Foncez ! Pratiquez tous les jours et visez haut. Visez le titre de champion de France de pétanque ! Je ne sais même pas si cela existe…
Par contre, si vous vous plaigniez de votre situation. Changez quelque chose. Ne faites pas partie des gens qui se plaignent, mais ne font rien pour changer. Garder votre énergie pour construire votre empire, peu importe la définition que vous lui donnez.
À 30 ans, j’ai compris que vous devez faire ce qu’il vous plait, ce qui vous apporte le plus de bonheur !
Il a été prouvé que pour être heureux, il faut mener une existence qui a du sens et avoir des objectifs revêtant une importance personnelle à vos yeux; et non pas d’atteindre une cible conforme à un modèle dicté par la société.
Avancez vers ce chemin et vers votre voie le plus souvent possible.
Au fait, j’ai oublié de vous dire …
J’ai retrouvé le fameux billet d’avion du lundi 2 février 2009, le voici :
Il m’a couté 24€ …
24 putain d’euros !!!
Pour être honnête, je crois que ce fut le meilleur investissement de ma vie.
Et si vous étiez à 24€ de la plus belle découverte de votre vie ? Combien de vols pouvez-vous trouver à moins de 24€ ? En 2 minutes, je vous en ai déjà trouvé une vingtaine …
Vous avez le choix de prendre un autre chemin ! Vous n’avez pas deux vies, mais qu’une et personne ne peut vous empêcher d’avancer.
« Le temps est un jeu à somme nulle, une ressource limitée. La vie est trop courte pour se contenter de ce qu’on a à faire; elle dure à peine assez longtemps pour ce qu’on veut faire. »
En ce qui me concerne, vous l’avez maintenant deviné.
À 30 ans, je m’éloigne toujours plus de cette route tracée par la société pour suivre mes rêves et créer mon propre chemin.
Étroit aujourd’hui, il s’agrandira si nous sommes plusieurs à le parcourir.
Libre à vous de m’y rejoindre. Quand vous serez prêt. Je vous y attends.
Ça vous dirait de ne pas payer l’hébergement en voyage? Connaissez-vous le House sitting ?
Dans cette interview, on retrouve Lucie, blogueuse voyage qui utilise le House sitting pour se loger gratuitement à l’étranger.
Vous allez découvrir le parcours de Lucie, le concept de House sitting, ses expériences et comment vous pouvez en profiter pour ne pas payer l’hébergement pour votre prochain voyage.
Vous êtes jeune et vous avez envie de découvrir l’Europe ?
Sachez qu’il existe des moyens de partir voyager et travailler de manière encadrée au sein de l’Europe.
Avant de vous aventurer aux confins de la planète, commencer par explorer notre bon vieux continent est toujours une bonne idée.
Vous connaissez surement Erasmus. Ce fameux programme d’échange qui permet d’étudier pendant un an à l’étranger et qui est devenu une sorte de rite de passage pour les apprentis voyageurs. Plus de 35 000 Français partent chaque année grâce à Erasmus.
Le surf vous intéresse ? Vous avez envie de vivre de votre passion ?
Dans cette interview, on retrouve Sébastien, un québécois qui a créé son agence de voyage de surf en Amérique centrale.
Vous allez découvrir le parcours de Sébastien, depuis Montréal avec un travail de vendeur en immobilier à chef d’entreprise qui surfe les meilleures vagues d’Amérique centrale.
L’assurance voyage est un sujet incontournable lorsque vous préparez un voyage. Surtout si c’est votre premier et que vous n’avez pas l’habitude !
Vous vous demandez si c’est vraiment nécessaire de prendre une assurance voyage ? Si ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres ? Si cela vaut la peine de prendre le risque ?
Je vous comprends, je suis passé par là aussi …
Pour vous aider à comprendre un peu mieux l’assurance voyage, j’ai déniché pour vous des d’informations fiables et des chiffres croustillants que j’ai mis dans cette infographie.
En espérant que cela vous aide à y voir plus clair.
« Les gens ont peur d’être libres à cause du regard des autres » me disait Kati.
Cette phrase m’a interpelé. Elle mettait l’accent sur quelque chose d’universel, qui n’a pas de langage, de couleur ou de nationalité : le bonheur.
Nous avons tous envie de liberté, tous envie d’être heureux et d’accomplir nos rêves, quels qu’ils soient. Lors de cette discussion, nous nous sommes rendu compte que pas mal de personnes passaient la majorité de leur temps à faire des choses contraires à leur vision du bonheur et de leurs rêves.
La peur du regard des autres et la non-conformité de nos actions par rapport à ce que veut la société. Voici deux maux qui empêchent beaucoup de monde d’être plus heureux.
Ça vous parle peut-être.
De mon côté, ce voyage d’une semaine à Cluj m’a apporté des réponses et des explications essentielles à la poursuite de mes rêves et ma recherche du bonheur.
Plongez avec moi à la découverte de Cluj, ses habitants, ses surprises et l’introspection inévitable de ma situation actuelle jusqu’au dénouement inattendu de ce voyage.
Ah oui, j’ai oublié de vous dire qui était Kati, mon adorable hôte. Hongroise d’origine, elle m’a offert son canapé vintage pour passer quelques nuits au chaud lors de ce séjour en Roumanie.
If you don’t speak french :
This article is about the week I spent in Cluj (Romania), but goes way further a typical travel article. You can read it through an automatic translation in english here.
Cluj, ville à explorer sans fin
Cluj est une ville historique qui a vu nombre de peuples s’y installer, des Celtes, aux Allemands en passant par les Romains. À partir du 16e siècle, la ville se stabilise au sein de l’empire d’Autriche-Hongrie. Mais, ce n’est qu’en 1918, après la Première Guerre mondiale que Cluj est rattaché à la Roumanie.
https://www.instagram.com/p/BFcEGTmjt7H/
Cluj-Napoca (nom officiel) est aujourd’hui la deuxième ville du pays, on y compte environ 400 000 habitants. Mais ce qui est assez dingue, c’est que l’on compte 80 000 étudiants ! Ça en fait une ville très dynamique au niveau culturel et économique.
Ce que je trouve super intéressant avec Cluj, c’est qu’elle se situe au cœur de la Transylvanie, mais plus encore, au cœur de l’Europe de l’Est. Vous pouvez accéder en quelques heures à l’Ukraine, la Hongrie, la Bulgarie ou encore la Serbie.
Mes premiers pas
Arrivant à 1H du matin, je n’ai aperçu que les ombres de la ville depuis le siège confortable de mon taxi. En me réveillant, l’obscurité a laissé la place à un soleil brillant déjà fort dans le ciel. Comme d’habitude, j’étais comme un enfant lors de mes premiers pas dans la ville. À regarder partout, renifler les odeurs émanant des boulangeries venant d’ouvrir, observer les gens et sentir le pouls de la ville.
« Je savais déjà »
Au bout de 30 minutes à arpenter les rues du centre-ville, je me suis assis sur l’un des bancs bordant la place Unirii, en face de la cathédrale St Michael et j’ai souri.
Je savais que cette ville allait m’apporter certaines réponses, même si ne savais pas lesquelles. J’étais impatient de voir plus, de découvrir plus et de me livrer plus encore.
J’ai tout de suite accroché au côté brut de la ville, la tranquillité apparente et la beauté de ses édifices. Le centre historique de Cluj est très plaisant, on y retrouve des églises à foison, de vieux bâtiments, beaucoup de squares et pas mal de zones piétonnes.
Place Unirii ce jeudi matin …
Lorsque j’ai rejoint Kati en fin de journée, elle m’emmène directement dans son appartement situé à 10 minutes du centre-ville. Elle habite au dernier étage d’un bâtiment plutôt défraichi et lorsque nous allons sur son balcon pour boire la première bière de notre longue série, mon regard s’arrête au loin.
Je vois du vert. Beaucoup de vert. Le décor faisait très Europe de l’Est, avec notamment un énorme immeuble de l’époque communiste en face du balcon, mais j’ai accroché à toute cette verdure. Cela tranchait clairement avec la vue de mon appartement barcelonais qui donne sur du béton et du bruit. Ici, on entend même les oiseaux chanter …
C’est reposant.
J’ai retrouvé ce sentiment dans plusieurs endroits de la ville, que ce soit dans le Jardin botanique ou bien sur les hauteurs du parc Cetatuia à quelques encablures du centre.
Explorer pour découvrir les secrets de Cluj
Après une semaine à arpenter la ville dans tous les sens, un des éléments les plus intéressants que j’ai trouvé est qu’il est possible d’explorer Cluj à l’infini.
Rien que dans le centre-ville, il existe plein d’endroits cachés comme le restaurant Klausenberg, accessible par un ascenseur anonyme, mais très prisé par les locaux. D’autres sont suggérés par un porche obscur avec une terrasse lumineuse qui pointe le bout de son nez au loin.
Certains lieux sont impossibles à connaitre en tant que visiteurs, comme le toit d’un centre commercial que l’on a visité avec l’un des employés de l’auberge. Avec l’une des plus belles vues de la ville assurément.
Mais que se passe t-il là-bas ?
À chaque coin de rue, tu as le sentiment que tu peux trouver de petits endroits avec chacun leur propre histoire et atmosphère.
En tout cas, la beauté et tous les intérêts de cette ville m’ont comblé. Je cherchais un endroit vraiment différent et en passant une semaine à Cluj, j’ai trouvé une ville surprenante qui a su assouvir mon besoin de découverte.
Cluj, terre de rencontres chaleureuses
Une jolie ville c’est bien, mais une ville remplie de locaux hospitaliers et chaleureux c’est encore mieux. Comme vous le savez, la majorité du temps je voyage seul et les rencontres font partie intégrante de mon expérience de voyageur.
Partir en solo ou non ?
Si vous avez des appréhensions à voyager seul.e, je vous conseille chaudement de lire mon 3e livre Oser Voyager en Solo pour enfin franchir le pas.
C’est pour cela que certains pays m’ont profondément marqué comme les Philippines ou la Colombie et que d’autres m’ont laissé un sentiment plus amer comme le Canada. Les gens avec qui vous passez du temps en voyage font ou défont la beauté de votre expérience.
Et je dois dire que Cluj m’a surpris. Je ne m’attendais pas à tant de sympathie de la part de ses habitants.
Kati, mon hôte au grand coeur
Depuis que j’ai créé mon profil sur Couchsurfing en 2010, j’ai fait d’incroyables rencontres à travers le monde, la Roumanie n’y a pas échappé.
Avec ses hauts talons, sa veste noire ajustée et sa démarche assurée, elle parait au premier abord très sérieuse, voire hautaine. Jeune avocate ambitieuse, Kati sait ce qu’elle veut et travaille dur pour monter son cabinet. Après quelques minutes de discussions, je la découvre super souriante, ouverte et vraiment bavarde ! J’adore voir ces apparences et aprioris détruits si rapidement !
Kati m’a hébergée 3 jours à Cluj-Napoca, dans son appartement situé à quelques kilomètres du centre-ville, au bord de la rivière Someșul Mic qui traverse la Transylvanie. Avec des allures de cité communiste, la vie est très paisible dans ce quartier et les gens ont tous une apparence tranquille.
Tous les moments partagés avec Kati sont faits de discussions, de rencontres avec ses amis, de soirées plutôt alcoolisées à base de pálinca, la (très forte) liqueur locale, de repas gargantuesques dans le restaurant du quartier et bien souvent dans la bonne humeur qu’elle transmet facilement avec une énergie déconcertante !
Je ne remercierais jamais assez Kati pour sa générosité et tous ces moments avec elle. J’étais un parfait inconnu et elle m’a laissé entrer dans sa vie pour quelques jours et franchement ce genre de rencontre « fait » un voyage.
Des employés de l’auberge pas comme les autres
Je passe souvent quelques jours en auberge de jeunesse en voyage. Bon pour le budget et riche en rencontres potentielles, il en ressort toujours quelque chose. Positif ou négatif.
J’ai passé en tout 3 jours à l’auberge Transylvania (que je recommande) durant ma semaine à Cluj et j’ai été agréablement surpris par ses employés. Robert, les 2 Alexandra et Bianca ont été par exemple au top ! Ils vont clairement au-delà de leur travail. Super ouverts, ils font tout pour te mettre à l’aise, t’aider si tu as des questions, discutent facilement et t’emmènent même découvrir des spots de la ville tous les soirs.
Dortoir pour moi tout seul, le rêve de tout backpacker !
Pour avoir été dans une centaine d’auberges de jeunesse dans ma vie, le « service » était franchement excellent et l’amabilité de ses employés au top. Tout se faisait naturellement, sans forcer et franchement cela fait du bien. Ils font en sorte que ton séjour se passe du mieux possible.
Sans oublier un « big up » à la femme de ménage d’une gentillesse extrême qui m’a appris quelques mots en roumain et essayait de me parler français, une femme adorable !!
Merci à eux.
Andrei et sa passion du parkour
Andrei & Mara
Andrei fut une rencontre vraiment aléatoire. Un contact couchsurfing qui n’était pas en ville m’a donné le Facebook d’Andrei, nous avions échangé quelques messages et puis voilà.
Quelle surprise de recevoir son appel un après-midi où je vagabondais dans Cluj. Il a quelques heures devant lui et veut me rencontrer. Dix minutes plus tard, il débarque avec sa copine, Mara. Ils s’avèrent super sympas, on se balade dans le « central park » on discute de nos projets respectifs, notamment des ambitions d’Andrei.
Il veut créer une école de parkour à Cluj, passion qu’il pratique depuis 10 ans. Malgré les obstacles qui se dressent devant lui, je l’ai fortement encouragé à suivre sa voie et son rêve et je suis persuadé qu’il aura du succès. Cela prendra juste un peu de temps.
Après s’être pris une bonne averse sur la tronche, on se réfugie dans un café que j’ai adoré ! Une sorte d’endroit alternatif avec du mobilier et la décoration récupéré à droite et à gauche. Un staff super gentil, des étudiants qui refont le monde en terrasse, un mec avec son laptop qui travaille et une ambiance super décontractée. Cosy comme dirait les english. Sans compter les prix mini !
Caché dans une petite rue, je n’aurais jamais trouvé ce café seul. D’où mon conseil de voyage le plus important si vous lisez ces lignes : passez du temps avec les locaux, c’est inestimable !!
Petit cadeau, voici le nom de ce café : Old School Coffee House (page Facebook)
Andra, l’artiste
Il y a quelques semaines, je suis tombé par hasard sur un article que j’ai particulièrement aimé. Après quelques recherches sur son auteur, je découvre une talentueuse artiste et surtout remarque qu’elle habite à Cluj.
Exactement là où j’allais ! Ni une, ni deux, je la contacte, on discute rapidement sur Facebook et on prévoit de boire un verre quand je serais sur place. Au final, je l’ai rencontré le dernier jour de mon voyage.
Andra étudie l’art à l’université, elle fait de magnifiques photos et réalise des vidéos. Un beau talent pour son âge ! Après avoir bu quelques bières et rencontré deux de ses amis, elle m’invite à voir une exposition au sein de son université. Vous devinez bien que j’ai accepté l’invitation avec plaisir.
Exposition à l’université
Je me retrouve dans un magnifique bâtiment, au milieu de tous ces étudiants dans une ambiance très artistique avec des esprits ouverts de tous les côtés. Plusieurs étudiants présentent leurs projets de fin d’année durant 1 mois selon leurs compétences : peinture, sculpture, photo, objets …
C’était assez drôle et j’ai trouvé qu’il y avait vraiment du talent et plein d’idées novatrices dans tous les sens. Merci pour l’expérience Andra.
Et puis tous ces inconnus
Sabina que j’ai rencontré par hasard dans un parc, qui parlait mieux espagnol qu’anglais. Qui a commencé à me faire une liste de tous ses endroits préférés en Roumanie et qui me parlait de son projet de passer l’été à faire du bénévolat en Espagne.
Il y avait aussi cette jeune fille de 18 ans, dont je ne me souviens pas le nom que j’ai rencontré à Turda, village à 30km de Cluj.
Elle m’a aperçu manger tout seul sur une terrasse d’un restaurant et a décidé de me tenir compagnie malgré les rires moqueurs de ses copines. Elle voulait parler anglais, même si quand on s’est quitté elle me disait « you’re so beautiful », soudain je n’étais plus vraiment sûr de ses intentions. C’était sympa d’avoir la vision d’une ado qui vit dans un village roumain.
Le centre de Turda, où se trouve les mines de sel (30km de Cluj)
Ou encore Rotaru, un jeune chauffeur de taxi qui me conduisait à l’aéroport lors mon dernier jour. Nous avons bien discuté et j’ai découvert qu’il était musicien et chanteur, ce job de chauffeur n’était pour lui que temporaire. On s’est ajouté sur Facebook et je compte bien avoir le voir jouer un de ces jours !
Sans compter les voyageurs de l’auberge. Pénélope, qui a construit un hôtel avec son mari dans les Maramures au nord de la Roumanie ou encore Mariano, un Argentin qui a pour objectif de visiter tous les pays d’Europe !
Bref, faire la liste complète n’aurait que peu d’intérêt pour vous, mais ces habitants de Cluj étaient vraiment sympas.
« Je pense vraiment que le positif attire le positif »
Étant parti dans un esprit de découverte et d’ouverture, j’avais envie d’aller vers les autres et j’ai naturellement attiré des personnes dans un état d’esprit similaire. Au fil des discussions, j’ai appris beaucoup sur la Roumanie, mais aussi beaucoup appris sur moi.
Ce que je faisais, où j’allais dans ma vie, pourquoi je voyage, mais aussi des réflexions intenses sur la personne que je suis aujourd’hui, avec mes qualités comme mes défauts.
Ce fut très enrichissant et toute cette chaleur humaine m’a simplement rendu heureux. Sentiment que je convoitais en venant à Cluj.
Cluj, authentique et sans prétention
En plus d’être une jolie ville et d’avoir des habitants chaleureux, il y a quelque chose qui m’a particulièrement plu à Cluj. C’est le sentiment d’authenticité qui se dégage de cette ville.
En arrivant de Barcelone, ce fut un agréable choc. Très peu de touristes, un rythme tranquille, une seule langue parlée dans la rue, une vie quotidienne typique, pas de « crazyness » et surtout une absence de superficialité.
Cluj, hors des sentiers touristiques
Depuis la terasse de l’appartement de Kati, pas loin du centre-ville
Malgré de sérieux atouts, j’ai l’impression que peu de touristes viennent à Cluj. Il parait qu’il y a un peu plus de monde en été, mais que cela reste très raisonnable. D’ailleurs après une semaine, j’ai l’impression que cette ville est largement sous-évaluée et mérite que l’on s’y attarde un peu plus.
Je vais vous avouer un truc, le tourisme de masse détruit toutes les joies du voyage : culture uniformisée, des relations humaines faussées, des attractions créées de nulle part, des prix gonflés, etc.
Mes souvenirs les moins intéressants sont souvent liés à des endroits beaucoup trop touristiques … Je pense notamment à Boracay aux Philippines, Koh Samui en Thaïlande, Prague en République tchèque ou encore Carthagène en Colombie. J’ai plus ou moins apprécié ces endroits, mais je ne me suis pas créé de souvenirs géniaux et je n’y ai pas fait de rencontres marquantes.
L’impression d’être un distributeur automatique humain me soule et j’ai ces dernières années évité certains endroits à cause de cela (message spécial pour le Machu Picchu) … Par contre, à Cluj, j’avais envie de dépenser de l’argent ! Probablement, car personne ne m’en demandait.
À Cluj, vous allez trouver plein d’endroits à visiter et des trucs à faire pour vous occuper une semaine entière, sans soucis. Je n’ai jamais eu à faire de queues, payer des prix anormalement élevés ou sentir qu’il y avait trop de monde, ce fut presque jubilatoire.
D’ailleurs, je me souviens d’une anecdote lors de cette semaine à Cluj. Je voulais visiter un musée durant mon séjour et j’ai opté pour le musée d’ethnographie pour voir quelque chose d’un peu différent. En arrivant là-bas, il n’y avait personne et tout donnait l’impression que le musée était fermé… Jusqu’au moment où une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais débarque.
J’arrive à comprendre que le musée est ouvert est que je dois payer 10 LEI (2,5€) pour le visiter, j’ai fait « OK » et là, elle allume les lumières du musée !! En gros, il n’y avait personne. J’ai donc visité le musée, qui était d’ailleurs assez grand et sympa avec cette fameuse dame qui me suivait et essayer de m’expliquer certains trucs en roumain.
J’ai trouvé ça vraiment drôle et montre bien à quel point les gens étaient relax et sans prétention.
Le seul endroit que j’ai trouvé touristique est la mine de sel de Turda. Très fortement mis en avant comme une attraction à voir absolument en Roumanie, des cars entiers débarquent à Turda pour explorer ces mines. Ils ont même installé un petit parc d’attraction (jeux pour enfants, tables de ping-pong …) à l’intérieur… ça casse franchement l’ambiance.
Malgré un décor vraiment impressionnant, je suis loin d’être tombé amoureux de ce lieu.
Je remarque de plus en plus une fracture entre les « pays occidentaux » (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Australie …) et le reste du monde. En terme culturel et de façon de vivre.
L’explosion d’Internet, l’omniprésence des médias, société de l’immédiateté, des extrémistes dans tous les sens, une attention qui se limite à quelques secondes et une exacerbation de tous les sentiments en public sont les nouvelles règles du jeu.
La vie suit son cours paisiblement ..
Tous ces éléments sont en train de créer des sociétés de plus en plus superficielles et dans lesquelles j’ai l’impression que tout le monde est en train de devenir fou. J’ai même lu récemment que des ados se suicident maintenant en direct sur Internet …
Bref, je crois qu’il existe de profonds maux dans notre société occidentale. Maux que je n’ai pas vraiment retrouvés à Cluj en Roumanie. Il y a probablement d’autres que je n’ai pas eu le temps de voir.
J’ai eu l’impression que les gens agissent normalement, prennent le temps de vivre, d’être avec les autres, ne pas être constamment pressé et que l’apparence était secondaire. J’ai d’ailleurs toujours été étonné de voir la patience des gens lorsque je venais leur parler, je sentais qu’ils étaient dans le moment présent. D’ailleurs, ils ne prenaient pas peur lorsque je les abordais.
Cela me rappelait le Brésil où tu voyais des inconnus parler entre eux dans le bus comme si de rien n’était. Imaginez la scène dans le métro parisien !
Je voyais des gens lire des livres, sur des bancs publics, en terrasse, dans les cafés … Très peu de personnes scotchés à leurs téléphones comme on le voit si souvent maintenant.
Bon, rassurez-vous, j’ai vu des bimbos passer leur soirée à prendre des selfies pour mettre ça sur Facebook ou Instagram. Mais, j’ai trouvé que c’était une extrême minorité. À Barcelone, j’ai l’impression que les gens ne font que ça …
Si vous voulez aller plus loin sur le sujet, je suis tombé récemment sur une vidéo TedX qui vous invite à réfléchir sur le bonheur et les relations humains.
Intitulée « Qu’est-ce qui fait une vie réussie ? Leçons de la plus longue étude sur le bonheur », cliquez-ici pour la regarder.
Des prix à vous couper le souffle
Moins de touristes signifie des prix normaux, adaptés à l’économie du pays et les salaires locaux. Et là, j’ai été bluffé ! Les prix à Cluj sont vraiment bon marché.
J’ai mangé 80% de mes repas au restaurant et je me suis fait plaisir ! Avec des plats du jour à 3/4€ et une addition qui ne dépassait jamais 8€ par tête, j’ai retrouvé le plaisir de manger au restaurant tous les jours. Comme j’ai le faisais en Indonésie ou en Colombie.
J’ai vraiment aimé le fait de retrouver des restaurants authentiques, où les locaux vont manger. Ambiance typique, repas traditionnels, sans chichi, c’est que je recherche en voyage et j’ai été bien servi en Roumanie. Sans compter les portions souvent énormes !
Les serveurs ne parlaient pas tous anglais et cela ajoute un certain charme. Je me suis quand même retrouvé dans des situations cocasses.
Par exemple, lorsque j’ai demandé de la tarte aux pommes dans un restaurant à Turda et qu’au bout de 20 minutes, la serveuse me ramène une tarte aux pommes ENTIÈRE, pour la modique somme de 7 LEI (soit 1,5€). Je n’ai rien compris sur le coup !
On retrouve une situation similaire dans les bars où la pinte de bière est en moyenne à 1,5€. Même dans des endroits plutôt classe, le verre de vin n’excède jamais 3€. Je peux vous dire qu’à ce prix, j’en ai payé des coups !
À Barcelone, je sors assez peu et cuisine presque tous mes repas, à Cluj, je me suis lâché et ça fait du bien de dépenser de l’argent à un prix juste.
Quand vous entrez dans un taxi, la prise en charge est à 0,50€, j’ai vu le kilo de pommes à 0,50€ dans un marché local, un billet de bus « journée » coute 2,50€ … Bref, des prix vraiment intéressants.
La fameuse tarte aux pommes !
Mon budget pour les curieux
J’ai noté toutes mes dépenses durant cette semaine à Cluj, voici à quoi cela ressemble.
J’ai payé mon vol Aller/Retour 140€ de Barcelone, ce qui est plutôt honnête. Notez qu’au départ de Paris, il y a des vols à 20€ !
Dépenses sur place :
Transport (taxi/bus) : 13€
Logement (auberge/hôtel) : 56€
Nourriture/Alcool : 102€
Activités (musée…) : 9€
Soit un total de 180€ sur une semaine. Si on ajoute le vol, le cout global du voyage fut de 320€.
Nul doute qu’en vivant sur place, un budget de 500€ est suffisant pour vivre correctement. Ça vous donne des idées ? Moi ça me fait réfléchir :)
Ce n’est pas tout …
En plus d’être authentique, bon marché et sans prétention, il y a plein de choses à faire à Cluj.
Étant une ville étudiante ça bouge tout le temps, il y a plein d’évènements, de soirées, etc. Cet été il y a notamment un gros festival de cinéma (TIFF) ou encore le festival de musique Untold. On m’a donné un agenda de choses à faire à Cluj en 2016, il y en a littéralement pour tous les gouts.
« Je me suis senti en totale sécurité »
Enfin, pour les plus sceptiques d’entre vous qui s’inquiéterait de la réputation de la Roumanie en matière de sécurité. Je n’ai a aucun moment senti une once d’insécurité, bien au contraire.
Cette simplicité de vivre et tous les intérêts de cette ville m’ont rapidement conquis. Avec mon caractère d’introverti, je sais que j’ai besoin d’une atmosphère paisible, mais avec une dose d’excitation. Cluj me parait avoir un mélange bien dosé.
Cluj, un voyage déconnecté pour vraiment en profiter
Je travaille sur Internet depuis plus de 5 ans et je suis désormais blogueur, vous imaginez donc que le wifi est ma drogue ! En tant que nomade digital, je ne voyage jamais sans mon smartphone, mon MacBook et bien sûr Internet.
Cette fois, j’ai décidé de changer les règles du jeu.
Le défi : 1 semaine sans Internet
Pas d’Internet = Plus de temps pour gambader dans les champs :)
Cela faisait déjà quelques mois que je voulais faire un petit voyage en mode déconnecté. Et pour cause, je suis toujours en train de jongler entre mon téléphone et mon laptop. Boulot, blogs, youtube, emails, réseaux sociaux, chat … le temps passé sur Internet est un trou sans fin. J’avais l’impression d’y être tout le temps … et c’était une réalité.
Je voulais donc voir si je pouvais me passer d’Internet pendant une semaine, si je pouvais vivre sans et surtout d’observer mes réactions face à ce « manque ».
Je n’avais pas envie de travailler non plus, j’ai donc laissé le MacBook en Espagne, il aurait été trop facile de céder à la tentation de passer mon temps à écrire ou regarder des vidéos. Ce qui aurait été contraire à ce que je voulais : vraiment connecter avec les gens.
En quittant mon appartement à Barcelone, j’ai appuyé sur le bouton wifi de mon téléphone pour le désactiver. Bouton que j’ai laissé en paix pendant 7 jours.
Mon ressenti
Comme vous avez pu le deviner dans les parties précédentes, cette expérience a grandement joué sur toutes les expériences que j’ai pu vivre à Cluj.
Une des choses que j’ai remarquée très rapidement : sans Internet, si tu ne parles à personne tu te fais chier ! J’ai beaucoup écrit, réfléchi et lu durant cette semaine, mais après une ou deux heures, j’avais juste envie de parler à des gens, n’importe qui en fait. C’est probablement pour ça que j’ai rencontré tant de personnes en si peu de temps.
Même si cela peut paraitre logique pour tout le monde, le virtuel ne nous rapproche pas forcément des gens. Il peut nous éloigner, à force d’être sur facebook, whatsapp, snapchat … la réalité des gens n’existe plus vraiment. C’est un peu con de devoir se passer d’Internet pour comprendre ça, mais bon.
J’ai pris des pages et des pages de notes et je suis ressorti de cette semaine débordant d’idées !
En fin de compte, on se rend compte à quel point toute la modernité n’est pas forcément utile.Pas de télé, de youtube, de Facebook … aucun souci. Je me suis même passé d’applications qui me semblaient indispensables en voyage comme Google Maps ou Google Traduction. Ça rend les choses un peu plus difficiles, mais bon voyager est aussi synonyme de galère.
En revenant, je suis allé faire un tour sur lemonde.fr, je me rends compte que ce sont encore des conneries politiciennes à la une, j’ai reçu une centaine de notifications inutiles sur Facebook, les emails à traiter ne sont pas d’une cruciale importance et je n’ai globalement pas ressenti l’impression d’avoir raté quelque chose.
Je suis maintenant sûr que je réitérais l’expérience, que ce soit juste pour un jour, un weekend, une semaine … je sais que tout se passera bien !
Tentez le coup de vous couper d’Internet
Je suis resté scotché ici pendant 2 heures …
Nous sommes tous plus ou moins accros à Internet et notre smartphone. Plein de nouveaux besoins ont été créés récemment et très peu sont indispensables.
Si vous sentez que vous avez une certaine dépendance, essayez vous aussi la déconnexion. 24H, 48H, une semaine, un mois … Des milliers de générations n’avaient pas Internet avant nous, ils ont bien survécu.
Je sais que cela fait un peu bizarre au début. Je me sentais comme nu, comme s’il manquait un truc, une partie de moi, mais on s’y habitue et les avantages prennent vite le dessus. J’ai clairement vu une différence en revenant, que ce soit ma productivité en travaillant ou encore ma capacité à ne pas utiliser mon téléphone toute une journée.
Grâce à cette déconnexion, j’ai senti une vague de liberté lors de cette semaine à Cluj, avec aucun lien vers lequel me rattacher outre juste les gens rencontrés au fil des jours. Cela fait un bien formidable !
J’ai succombé à Cluj et j’ouvre un nouveau chapitre
Mardi soir, la veille de mon départ je dine avec Kati dans l’une des rues principales de Cluj. J’étais content de revoir son visage souriant après quelques jours de séparation, surtout que j’avais une excellente nouvelle à lui annoncer.
« Kati, je vais acheter un billet d’avion pour Cluj. Dans quelques semaines, je reviens ici pour y vivre ».
Devant le sérieux de mon ton, elle comprend que je ne suis pas en train de rigoler. Elle me répond avec son plus beau sourire « Je suis heureuse pour toi, c’est le meilleur choix que tu peux faire … » et commence à me dire comment elle voulait m’aider à trouver un appart, etc.
https://www.instagram.com/p/BFqh0z-jt12/
Je m’étais créé une vie qui ne me convenait pas vraiment à Barcelone, mon excitation initiale s’est étiolée au fil des mois. Il est temps pour moi de reprendre cette liberté, de partir maintenant, sans attendre. Je ne suis jamais plus heureux que lorsque je vais de l’avant pour de nouvelles aventures.
J’ai parfois l’impression que j’ai pris un train qui ne s’arrête jamais, que je pourrais passer ma vie à la découverte du monde. Je sais aussi que ce voyage à durée indéterminée me procure un tel sentiment de bien-être, que je me soucie peu de quand il aura atteint sa destination.
Le bonheur se trouve au fond de vous, peu importe ce qu’en pensent les autres. Si vous sentez qu’il manque quelque chose à votre vie, que vous avez des rêves inaccomplis, foncez. Faites le premier pas, car personne ne vous poussera.
Comme le dit un célèbre proverbe chinois :
« Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment est maintenant ».
Laissez vos regrets au placard, agissez maintenant et tentez le coup.
L’expatriation et la vie à l’étranger vous font rêver ? Comptez-vous partir prochainement ?
« Plus vous hésitez en vous disant que ce n’est pas le bon moment et cela ne sera jamais le bon moment. Pour partir, il faut partir et voir » – Lucie
« C’est l’expérience d’une vie, c’est l’unique moyen que j’ai trouvé de m’épanouir complètement dans ma vie » – Vincent
Ces 2 citations sont issues de #GenerationExpat, un film remarquable sur l’expatriation. On y retrouve des portraits de Français qui ont décidé de vivre à l’étranger pour l’aventure d’une vie.
Comme je le fais sur le podcast, j’adore écouter le parcours de gens qui vivent une vie un peu moins conformiste à l’étranger. Nul doute que ce film va vous donner une bonne dose d’inspiration.
J’ai décidé d’analyser ce film pour vous donner les 10 conseils qui en ressortent et qui me semblent les plus importants si vous envisagez de vivre à l’étranger. Une sorte de condensé pratique que vous pouvez assimiler directement.
Envie de faire votre travail à l’étranger ? Connaissez-vous vraiment Israël ?
Dans cette interview, on retrouve Jonathan, médecin-urgentiste qui a décidé de partir vivre pendant un 1 an en Israël avec sa copine.
Vous allez découvrir le parcours de Jonathan, pourquoi il a décidé de vivre en Israël, comment s’est passé son intégration ou encore quelle est la réalité du pays sur place.
Ça y est, je veux repartir. Depuis quelques semaines, les envies de voyage et d’aventure agitent de plus en plus dans mon esprit. Après 4 mois à Barcelone, cette stabilité tant recherchée il y a quelques mois commence à m’agacer.
Ma maman était contente de me voir de retour après 1 an à parcourir la planète. Elle était encore plus contente lorsque je lui ai annoncé que j’allais vivre à Barcelone. À côté de la France, pas d’à priori négatifs sur la sécurité et l’idée que peut-être, j’allais me poser, trouver un travail sérieux et arrêter mes bêtises d’être un « voyageur ».
Désolé maman, ce virus du voyage est décidément très persistant
Tous les jours, au fil des inspirations et des discussions, j’ouvre Google Maps, j’ouvre Skyscanner et je regarde où je pourrais vagabonder sur cette belle planète. Les choix sont infinis.
Le Mexique dans le top de ma liste
Je rêve d’ailleurs. Constamment.
Poser enfin le pied en Afrique, découvrir l’Amérique centrale, tenter l’aventure de l’Océanie, explorer de nouveaux pays asiatiques ou bien encore retourner dans mes 2 pays chéris en Amérique du Sud que sont la Colombie et le Brésil.
Il faudra faire un choix, mais je partirais.
Ne vous méprenez pas, Barcelone est une chouette ville avec plein d’avantages. J’y mène une vie tranquille et j’avance bien sur plusieurs projets personnels et professionnels.
Par contre, je me rends compte que cette stabilité comporte quelques défauts. Une vie un peu trop confortable, un retour au cercle vicieux de notre société de consommation, un gros manque d’excitation, un certain renfermement sur soi ou encore une vie connectée nonstop.
Quasi 30 ans et toutes mes dents !
Il y a quelques jours, je me suis demandé :
À l’aube de mes 30 ans, est-ce que je veux un tel degré de confort ?
Je suis en pleine force de l’âge, j’ai de l’énergie à revendre, je suis célibataire, je n’ai pas d’enfants et j’ai encore un peu d’économies pour vivre certains de mes rêves.
J’ai fait des choix et certains sacrifices durant ces dernières années pour arriver à cette situation et avoir cette liberté. Certains rêveraient d’être dans ma situation, d’autres la détesteraient. En tout cas, j’ai choisi d’en profiter.
C’est quoi le futur alors ?
Avant tout, dans 2 jours (4 mai), je m’envole en Roumanie pour 1 semaine. Comme pour prendre une bouffée d’oxygène, je pars seul avec un petit sac à dos, sans aucune organisation et surtout en mode 100% déconnecté. Pas de téléphone, pas d’ordinateur, pas d’Internet. Je n’ai jamais fait ça et je flippe un peu, mais bon vous savez la zone de confort tout ça tout ça.
Un bon challenge dans un pays que j’ai cruellement envie de découvrir. Merci à Audrey pour le coup de boost..
Je vais rester en Europe jusqu’à la sortie de mon prochain livre Voyage à Durée Indéterminée, puis je reprendrais mon fidèle compagnon (aka mon backpack qui fête bientôt ses 7 ans) sur mes épaules pour de nouvelles aventures.
Voilà pour la théorie. Je vous tiendrais au courant de la réalité dans les prochains mois ! Facebook, Snapchat et la Newsletter sont les meilleurs moyens de suivre tout ça.
N’allez pas dans la mauvaise direction
Pour vous dire la vérité, ces 6 derniers mois ont été une grosse période de doute. Depuis que je suis rentré de mon tour du monde, depuis que j’ai quitté le pays de la samba et ses enivrantes Brésiliennes pour revenir en France, j’avais en face de moi énormément de questions, mais très peu de réponses.
Ce que je veux faire de ma vie, où je veux vivre, est-ce que je continue Traverser la Frontière ou encore quid de ma vie amoureuse sens dessus dessous.
J’y vois désormais un peu plus clair.
Le Mozambique m’attire, je ne sais pas pourquoi … son nom bizarre peut-être
Même si je n’ai pas encore trouvé le véritable objectif de ma vie, j’ai certains rêves et un idéal de vie en tête. Je vais tout mettre en œuvre pour les accomplir.
D’ailleurs, vous devriez en faire autant. Ne laissez personne vous empêcher d’aller dans la direction vos rêves. Le temps passe et vous n’avez qu’une seule vie, pas deux, comme certains le pensent.
Mettez tout en œuvre pour vivre la vie dont vous rêvez !
Cela commence par un petit pas en avant, pas besoin d’un truc gigantesque, mais il faut commencer sans attendre et ne pas repousser l’échéance. Peu importe la route que vous prenez, faites les premiers kilomètres.
Pourquoi ne pas vous inspirer des invités du podcast (+40) qui ont décidé de suivre leur propre chemin en voyageant ?
Désolé maman, je vais repartir
Oui, je sais que ce n’est pas « une vie » de voyager. Oui, certains pays auront une mauvaise réputation. Oui, il y aura bien quelques galères. Oui, parfois je ne donnerais pas de nouvelles. Oui, je partirais seul
Mais, tout se passera bien. Je serais en train d’explorer notre belle planète. Je serais en train de vivre mes rêves.
PS : Pour les fidèles de Traverser la Frontière, sachez que plein de bonnes choses vont arriver. J’ai de nombreux (voir trop) projets en tête, des articles et guides en attente, des histoires de voyages encore secrètes à vous raconter. Sans compter le prochain livre que vous allez surkiffer !
Envie de voyager différemment ? D’aller dans des endroits un peu moins touristiques ?
Dans cette interview, on retrouve Laurent, voyageur un peu spécial car il est attiré par les pays laissés de côté et préfère éviter les foules de touristes.
Vous allez découvrir le parcours de Laurent, son histoire avec le voyage, les pays qu’il a visités, sa façon de voyager ou encore ses conseils si vous souhaitez sortir des sentiers battus.