Traverser la frontière

Ma désillusion canadienne et les leçons de mon PVT à Toronto

2 aout 2009, départ de l’aéroport Charles de Gaulle, direction Toronto au Canada. 8 heures de vol, c’est la première fois que je prenais un vol aussi long. C’est aussi la première fois que je traversais l’Atlantique.

Je suis parti, encore innocent, avec peu d‘expérience des voyages et de la vie à l’étranger. J’avais quelques idées de ce que je voulais faire, j’avais lu beaucoup d’articles et beaucoup de conversations sur les forums. Je pensais être prêt pour cette aventure.

Avec le recul, je pense que je n’avais aucune idée dans quoi je mettais les pieds.

Ce voyage fut une désillusion, un rappel à la réalité, mais aussi une expérience qui a forgé ma personnalité et l’homme que je suis aujourd’hui.

Allez, je vous raconte.

L’histoire de mon PVT au Canada

visa

Le fameux visa

Dans la continuité de mon séjour Erasmus en Slovaquie, j’avais envie de voyager, de découvrir le monde, j’en voulais plus. Toutes mes excursions en Europe de l’Est m’ont donné le gout du voyage, une sorte d’apéritif qui précédait le plat principal, un véritable voyage, loin et seul.

Pourtant, ce n’était pas vraiment le bon moment pour partir, il n’existe de toute façon pas de moment parfait pour voyager.

Je venais de valider mon BAC+4 après mon séjour Erasmus et je devais encore faire 1 an d’études pour avoir mon Master, élément indispensable pour décrocher un bon boulot ensuite. J’ai décidé d’aller contre le courant et de partir quand même. C’était risqué, mais j’avais cette envie au fond de moi.

Cette envie ne m’a jamais quitté, car aujourd’hui, à 29 ans, je suis toujours à BAC+4 et je n’ai jamais décroché ce fameux super boulot, j’ai préféré tracer mon chemin à la place.

Le premier tampon de mon passeport

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Mon auberge

Cela faisait un an que j’avais mon passeport en poche, mais aucun tampon n’avait encore imprimé son encre. Ce fut chose faite une fois arrivé à l’aéroport Pearson de Toronto. Dès les formalités de visa terminées, ça y est, j’étais au Canada et j’avais un an pour me débrouiller dans cette énorme jungle urbaine qu’est Toronto, la plus grande ville canadienne.

Arrivé à l’auberge de jeunesse, dans le centre de Toronto, je me rends compte que ma situation n’a rien de spécial. Des petits Français qui débarquent en PVT, ils arrivent par milliers ! Et nous avons tous une idée en tête : trouver un appartement et un travail.

Étonnamment, la recherche d’appartement fut rapide. Par l’intermédiaire d’un contact, je rencontre un Australien qui emménage dans un nouvel appartement. Il est bien situé près de Kensington market et coute 500 dollars/mois. Je lui ai dit OK, sans même l’avoir visité.

L’appartement était cool, même si ma chambre était assez petite. Toutefois, j’ai mon chez-moi et je n’ai plus besoin de rester en auberge ! En plus, personne ne parlait français, c’était parfait pour pratiquer mon anglais bancal !

Il me restait plus qu’à obtenir mon numéro de sécurité sociale pour pouvoir commencer à travailler.

En savoir plus sur le PVT :

Si le PVT vous intéresse, je vous conseille d’écouter le podcast #032 dans lequel Julie, nous explique de A à Z tout ce que vous avez besoin de savoir pour partir en PVT.

Mes expériences professionnelles au Canada

Avant d’arriver au Canada, je voulais trouver un emploi dans mon domaine, le marketing sur Internet. J’ai très vite déchanté. Peu d’expériences, pas de réseau et un anglais très basique ont douché mes ambitions. Du coup, j’ai commencé à prendre des petits boulots.

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L’appartement à Toronto

1er job : serveur dans une pâtisserie française

Job trouvé assez facilement à travers un forum. Je devais prendre les commandes et servir les clients. C’était plutôt cool, bonne clientèle, dans un bon quartier et on vendait des produits français.

Je suis resté 10 jours avant de me faire virer. Pas assez de demande, du coup je ne servais pas à grand-chose.

Je suis donc reparti aussi vite que je suis arrivé.

2e job : Employé en centre d’appels

Passage quasi obligé pour tous Français en PVT, un emploi en centre d’appels. On nous embauche pour notre français, car nous passons des appels au Québec. Pas vraiment de sélection, ils acceptent presque tout le monde.

Tu es derrière un écran, dans un box et le boulot est d’appeler sans cesse et de lire ton script. Pas de place pour l’imagination ici, tu es une machine qui parle. Dès que tu improvises, tu te faisais réprimander par des managers pas très sympas.

Franchement, c’était pourri, ennuyeux, me minait le moral et en plus je ne pratiquais pas l’anglais. J’ai démissionné au bout d’une semaine. Heureusement, l’accent des Québécois m’a permis de me marrer pas mal de fois !

3e job : Professeur de français

Un autre classique à Toronto, être professeur de français. Ici encore, si tu n’es pas trop bête tu devrais arriver à être embauché.

Une fois passés les entretiens et tests, on t’attribue des étudiants que tu dois rencontrer et les aider a pratiquer le français, que ce soit pour leurs devoirs, pour la conversation … J’ai eu un étudiant que j’ai dû voir 6/7H au total, puis j’ai arrêté !

Entretemps, j’ai trouvé mon quatrième job, du coup je n’avais plus de temps pour être professeur …

4e job : « bell man » dans un hôtel : voiturier/porteur/concierge/portier

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The Grand Hotel

Petit coup de chance ici. Mon coloc australien partait en vacances 10 jours et avait besoin de quelqu’un pour le remplacer, sans quoi il perdrait son job. Il m’a expliqué son job et ça me paraissait plutôt cool. Le lendemain, direction l’hôtel, je rencontre la manager, on parle 10 minutes et avec mon visa et mon permis de conduire je suis apte à travailler. Rendez-vous le lendemain à 15H pour mon premier jour.

Franchement, j’ai été très étonné de voir à quelle vitesse tout s’est passé, presque pas de paperasse, quasiment aucune question sur mon parcours, ma personnalité … si je ne fais pas l’affaire, ils me vireront tout aussi rapidement et puis voilà !

Honnêtement, le job était assez plaisant. J’avais des collègues sympas, je parlais à 95% anglais, je rencontrais plein de monde, je conduisais des voitures luxueuses et j’avais les fameux « tips », les pourboires.

Étant dans un hôtel 4 étoiles, la clientèle était plutôt aisée et n’hésitait à donner des pourboires. 2 dollars pour porter une valise, 5 dollars pour ramener une voiture, des commissions au black avec les taxis …  En moyenne, je gagnais 30 dollars de tips par jour en plus de mon salaire fixe, plutôt pas mal !

J’ai même fait une journée à 120$ qui fut exceptionnelle !

Au début je manquais d’assurance dans le boulot, mais je peux vous dire qu’au bout de 4 mois, j’étais beaucoup plus entreprenant et sûr de moi ! Ce job a été une véritable école de la vie.

Vie quotidienne en berne

La vie quotidienne à Toronto était un peu moins fun, notamment quand l’hiver a commencé à pointer son nez fin octobre. Étant située au bord du lac Ontario, la ville de Toronto était en proie à des vents glacials et à un hiver rude, très froid, très sec et avec parfois beaucoup de neige. À partir de mi-novembre, il faisait entre -15 et 0 degré tous les jours …

Du coup, très peu d’activités en plein air et très peu de balades, ce qui devient vite frustrant. Heureusement que j’en avais profité en septembre/octobre pour faire quelques excursions !

weekend

Week-end canoë au parc Algonquin

La routine métro/boulot/dodo s’installe tranquillement et l’excitation des débuts s’estompe rapidement. Pour contrer cette routine, je sors tous les weekends, dépensent mes pourboires en club, sans vraiment de réussite avec les demoiselles canadiennes (ce qui n’améliorait pas mon moral !).

Mon cercle social se composait de mes colocs, mes collègues, mes potes français et quelques voyageurs qui gravitaient autour de tout ça. Mais j’ai trouvé qu’avec ce temps pourri, il était plus compliqué de rencontrer des gens, le froid prenait toute mon énergie et le boulot était, mine de rien, assez usant.

Face à cette routine, j’ai décidé qu’il me fallait un électrochoc, j’ai donc planifié un voyage d’un mois aux États-Unis fin janvier, sans trop savoir ce que je ferais après.

La libération américaine

Durant mes mois de travail à l’hôtel, j’ai mis de l’argent de côté pour pouvoir faire ce voyage aux États-Unis. C’était un rêve que j’avais depuis longtemps : découvrir la côte Est et les grandes métropoles américaines.

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La statue de la liberté, toute petite !

Quand je suis parti, je savais que lorsque je serais de retour à Toronto, je rentrerais en France. J’en avais marre du froid, de la routine et j’avais l’impression de gaspiller mon temps, je devais rentrer en France pour trouver un vrai travail. Du coup, je suis parti aux États-Unis pour kiffer et en profiter un maximum avant mon retour.

Premier voyage itinérant, tout seul, dans un pays inconnu, là encore je partais vers un terrain inconnu. Je n’avais pas vraiment peur à l’époque, juste beaucoup d’incertitudes et une forte excitation.

En un mois, je suis allé dans l’ordre à Cincinnati, Chicago, Boston, New York, Philadelphie, Washington et Miami. Et j’en ai pris plein les yeux, les villes américaines c’est un truc à voir une fois dans sa vie. C’est comme dans les films. C’est gigantesque.

J’ai rarement été seul dans ce voyage, car je restais principalement en auberge de jeunesse, du coup j’étais tout le temps en train de rencontrer des voyageurs, parfois seul comme moi. C’est à ce moment que j’ai découvert que voyager n’était pas si compliqué que ça …

Leçons de cette expérience d’expatriation à Toronto

Après un mois de voyage aux États-Unis, je suis revenu à Toronto quelques jours avant de faire mes valises et de rentrer en France. J’avais pris la décision avant de partir pour être libre d’esprit.

Je n’ai jamais vraiment fait un bilan de cette expérience au Canada. Elle fut riche d’enseignements et c’est pour ça que 6 ans plus tard, je vous propose quelques leçons tirées de cette expérience.

1 – Rien ne vaut l’expérience du terrain

vue

Vue de la ville depuis mon appartement

Avant de partir à l’étranger, on a toujours une idée à quoi cela va ressembler. On s’imagine des choses, on lit beaucoup, on s’informe et l’on pense savoir à quoi s’attendre, mais la réalité est différente.

À chaque fois.

À chaque voyage que j’ai pu faire, la réalité a toujours été différente de celle qui était imaginée dans mon cerveau. Parfois, elle est meilleure, parfois moins bonne. Mais c’est aussi la beauté du voyage, il y a toujours une part d’imprévisibilité.

Je pensais que j’allais trouver un travail dans le marketing assez facilement, grosse erreur, ce fut très compliqué, presque impossible. J’ai cru que le froid ne m’influencerait pas, il m’a démoralisé.

En revanche, certaines choses se sont déroulées encore mieux que prévu. La facilité de trouver des petits boulots et de les quitter. L’aisance de trouver un appartement ou de rencontrer d’autres voyageurs.

Du coup, quand je commence un voyage, j’essaie de ne pas avoir trop d’attentes. Je préfère être agréablement surpris que déçu.

2 – Le rêve canadien est plus compliqué qu’il n’y parait

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La rue hype de Toronto

Les personnes qui partent en PVT au Canada le font principalement pour travailler et un peu moins pour voyager. Nous avons le fameux rêve canadien en tête, une croissance plus forte, un chômage moins élevé et l’opportunité qu’ailleurs, cela sera plus simple.

Mais c’est dur !  Les règles du jeu sont très différentes au Canada et la culture aussi.

L’expérience et les compétences priment avant tout, votre diplôme ne vous apportera pas grand-chose, pas plus que votre nationalité. La loi du marché est dure et l’on revient au coeur d’un emploi : quelle est votre valeur ajoutée pour une entreprise ?

Beaucoup de travail, de persistance, de réseautage sont nécessaires.

La culture est vraiment différente et la flexibilité du marché du travail est beaucoup plus importante, se faire embaucher et se faire virer est rapide, il y a beaucoup moins de paperasse qu’en France.

Cela prend du temps à comprendre, il faut parfois 1 an pour obtenir le job tant convoité, comme le raconte Phalakone dans le podcast #016.

Pour travailler à l’étranger, il faut être bien préparé, bien renseigné et être prêt à repartir d’un peu plus bas dans l’échelle hiérarchique. Belle leçon d’humilité ici.

3 – L’immersion, étape cruciale pour apprendre une nouvelle langue

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Essayer de vivre comme un local pour progresser

Un des objectifs de ce PVT au Canada était d’apprendre l’anglais et de le parler couramment. Je dois dire que ce fut une réussite !

J’avais un niveau très bas en arrivant et je suis reparti en parlant anglais de façon courante au bout de 6 mois. Je pouvais tenir une discussion sans soucis, franchement j’étais fier !

J’ai vécu pendant 6 mois avec deux australiens et mon job était en anglais, l’immersion était vraiment bonne et j’ai pu progresser très vite, je n’avais pas le choix.

J’ai ensuite essayé de reproduire cette technique avec plus ou moins de succès lorsque j’ai appris l’espagnol à Grenade ou le portugais au Brésil. Une des variables clés a toujours été l’immersion. Plus j’étais immergé avec des personnes natives de la langue visée, plus je progressais rapidement.

4 – Je n’étais pas aussi fort que je le pensais

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C’est plus simple de faire la fête que de chercher du boulot !

En partant, je pensais que je serais capable de tout faire, que j’arriverais à tout, mais j’ai déchanté.

Je n’ai pas trouvé le boulot que j’étais venu chercher. À vrai dire, j’ai abandonné au bout de 3 mois et je me suis résigné à garder mon travail dans l’hôtel.

Je suis parti au bout de 6 mois alors que je devais rester 1 an. Il faisait froid, très froid, mais était-ce une raison pour abandonner ? Probablement pas. D’autres sont restés, pas moi. Six mois en plus auraient surement changé le cours des choses.

Je me suis renfermé avec mon groupe d’amis français. Alors que mon but était de parler anglais au maximum et de rencontrer plein de gens, je suis tombé dans la facilité. J’aurais pu aller plus loin dans mes rencontres, je m’en rends compte maintenant.

Bref, j’ai pris une bonne claque. L’expatriation n’est jamais simple, surtout quand c’est la première fois.

5 – Il est facile de voyager

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Central Park sous la neige

On pense que voyager c’est un gros truc, une grosse décision, ça coute beaucoup d’argent … Mais honnêtement, ce n’est pas si difficile que ça.

Nous sommes aujourd’hui dans une période où il n’a jamais été aussi facile de voyager. Les distances sont raccourcies, le prix des billets d’avion diminue et l’information est présente partout avec Internet.

Malgré une certaine appréhension, je suis parti au Canada seul, comme beaucoup d’autres. Les choses se sont bien passées, je n’ai pas eu de grosses galères et j’en retire une expérience formatrice.

Lors de mon voyage d’un mois aux États-Unis, j’étais seul et je ne savais pas où je mettais les pieds. Pourtant je l’ai fait et c’était relativement facile. Avion, bus, train … auberge de jeunesse, couchsurfing, hôtel … il existe plein de façons de voyager. Des personnes l’ont fait avant moi, d’autres personnes le feront après, le but c’est de se lancer.

Aujourd’hui, j’inspire les gens à franchir le pas et voyager, tout le monde peut le faire, peu importe les conditions, j’en suis convaincu ! Cette force de conviction est née après ce voyage au Canada.

6  – L’Amérique du Nord, c’est la démesure

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New York City

Un de mes rêves était de découvrir New York. Je voulais voir ce rêve américain en marche, ce symbole de la première puissance mondiale. Je n’ai pas été déçu, c’est tout simplement énorme, on a vraiment l’impression d’être au coeur du monde, là où tout se déroule.

Au Canada et aux États-Unis, tout est démesuré, tout est plus grand, cela donne l’impression qu’il en faut toujours plus.

Des voitures énormes, aux autoroutes 6×6 voies, des stades de 20 000 personnes pour un simple match de NBA, des buildings à n’en plus finir, un MacDo à tous les coins de rue, l’exubérance indescriptible de Miami … tout est démesuré.

La différence entre l’Europe est frappante, ici peu de bâtiments historiques, mais de la modernité à foison, cela change.

Bref, un autre monde.

J’ai compris après 2 voyages aux États-Unis que je ne pourrais pas vivre dans ce pays, qu’il ne représentait pas un rêve pour moi, sa culture était trop différente de mes valeurs.

Et si c’était à refaire ?

C’est une question que je me pose souvent.

Est-ce que je referais la même chose ?
Est-ce que je choisirais de partir au Canada ?

100% oui !

michael-pouce

Je suis dans le camp des pratiquants plutôt que dans celui des rêveurs.

Je pense qu’une expérience, même si elle fut loin d’être idéale vaut mieux que l’inaction et de rester enfermé dans son carcan.

J’ai tellement appris durant ces 6 mois passés de l’autre côté de l’Atlantique que je ne regrette absolument pas ce choix.  Je ne serais sans doute pas où je suis aujourd’hui sans ce voyage.

Si vous vous demandez s’il faut partir ou non, arrêtez de réfléchir et partez.

Tout ne sera pas parfait, mais vous sortirez grandi de votre expérience.

Le PVT est un outil extraordinaire qui est depuis peu en notre possession, utilisez-le, partez voyager, partez travailler et vivez votre vie pleinement. Je n’ai pas de regrets et vous n’en aurez pas, je vous le promets.

Le seul regret que vous aurez est celui de ne pas partir.

Alors, qu’est-ce qui vous retient ?

– Michael

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Michael

Auteur et Entrepreneur nomade, Michael est le créateur de Traverser La Frontière. Passionné de voyage, il a créé ce site pour aider et inspirer tous ceux qui ont envie de voyager, partir vivre à l’étranger et changer leur vie.

14 commentairesLaisser un commentaire

  • C’est « marrant » parce que toutes les personnes qui me parlent ou m’ont parlé du Canada se plaignent du froid qui règne là-bas!
    J’ai hâte d’y aller pour voir ce que ça donne mais ça ne sera pas pour tout de suite… :-)
    Ton article m’a donné l’impression d’y être (ou presque)! J’aime bien ta façon de voir les choses et avec du recul on se rend toujours compte que chaque expérience nous apporte quelque chose.
    Bon et alors, tu repars quand au Canada?

    • Ouais l’hiver est rude là-bas, mais bon chacun à des réactions différentes.
      Pas du tout prévu d’y retourner ces prochaines années. Par contre j’aimerais bien aller au Québec ou Vancouver, mais plutôt durant les mois d’été/automne ;)

  • Je suis tout à fait d’accord, ne jamais regretter une expérience car c’est grâce aux expériences qu’on grandit et qu’on apprend sur soi-même :) Je suis bien tentée aussi de faire un PVT (ou plusieurs) avant mes 30 ans. Je pars voyager en janvier en NZ et au Chili, un bon moyen je pense pour savoir si je me verrais faire un PVT dans ces pays ^^

    • Salut Elenore !
      Merci de ton commentaire et ravi de voir que nous sommes sur la même longueur d’onde :)
      Quand tu pars, tu ne fais pas semblant, NZ et Chili, ça fait loin ! J’espère que tu trouveras le pays dans lequel tu voudras rester longtemps et faire un PVT là-bas ;)

  • Très bel article, sincère, réaliste, et tu tires de belles conclusions de tout ça ! ça m’a rappelé mon année Erasmus en Ecosse, mi-figue mi-raisin, mais comme toi, je n’ai aucun regret, et ça fait beaucoup grandir !

    • Salut Anne et merci d’avoir pris le temps de commenter l’article :)
      Je suis entièrement d’accord avec toi « ça fait beaucoup grandir » et c’est ça le plus important !

  • Wow, c’était donc cela, tes débuts de voyageur ! Tu as raison de ne pas regretter, cela t’a mis sur le chemin où tu es actuellement ! Et cela a plutôt l’air de bien se passer, non ? Continue comme cela, j’aime beaucoup tes articles.

  • Merci pour cet article! J’ai moi aussi une immense envie de partir au Canada. Je sais bien que la réalité n’est pas forcément comme je l’imagine mais je me lancerai quand même.. :) l’envie est trop grande!

  • Salut à Tous, :-)

    Michael, je viens juste de lire ton article !

    Pour ceux qui ne le savent pas, je me suis moi-même installé à Toronto. J’y suis arrivé en PVT également, en février 2011… C’était surtout pour rejoindre ma copine de l’époque… Depuis, on s’est marié ! Aujourd’hui, j’y vit toujours et suis résident permanent…

    C’est marrant de voir ton expérience… Et surtout tes galères… J’ai eu un peu les mêmes ressentis les premiers mois. Et j’ai aussi commencé par faire des sondages par téléphone (Est-ce que c’était à Davisville par hazard ?) !!!

    C’est vrai qu’au départ, en arrivant ici, c’est vraiment la galére… Pour moi, ca à duré plusieurs mois… Et puis j’ai fini par trouver un vrai travail ou je parlais aussi Anglais.

    Aujourd’hui, j’ai un travail très stable en tant que technicien par téléphone… C,est ce que je voulais faire.

    Si je devais donne un conseil… Arrivez en hiver… De cette maniére, vous saurez tout de suite gérer le froid. Pour moi, le secret est d’investir dans un bon manteau… Il est tellement chaud que je peux presque ne porter qu’un Tshirt en dessous !

    Sinon, il ne faut vraiment pas arriver en se disant qu’on aura un boulot intéressant avec un PVT. Dans la pratique, les employeurs sont rétissants à donner des postes importants avec ce type de visa. Le temps, l’expérience, font que les choses changent…

    Autrement, L’hiver ne dure que 4 mois… Je vais justement essayer la balade en raquettes cet hiver. Promis, je posterai des photos sur mon blog de voyage. :-)

    A bientôt !

    Vincent.

  • J’aime beaucoup ta philosophie (apprendre de ses échecs) et ton humilité (reconnaître ses limites).
    Tu es la preuve que cela permet d’avancer et même d’aller loin…

    Bravo,
    Elishéva

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