Traverser la frontière

TLF 041 : Le voyage comme mode de vie pour être plus heureux

Et si vous faisiez du voyage votre mode de vie ? Et si le bonheur devenait votre priorité ?

Dans cette interview, on retrouve Caroline qui est en train de réaliser un tour du monde à pied pour une durée de 10 ans. Elle a fait de son voyage un choix de vie qui l’a amené peu à peu sur le chemin du bonheur. Comme elle le dit si bien « la vie est belle ! »

Vous allez découvrir comment elle a adopté ce mode vie, ce que lui apporte ce voyage itinérant et comment vous pouvez choisir d’être plus heureux dans votre vie.

Écoutez tout de suite l’épisode (32 min) :

Ou téléchargez l’interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous)

À propos de l’épisode #041 sur le voyage comme mode de vie

À savoir que la première partie de l’interview avec tous les détails sur le tour du monde à pied de Caroline est disponible ici.

Caroline a quitté la France le 1er juin 2011 pour un tour du monde à pied de 10 ans. Près de cinq années plus tard, elle a déjà parcouru 21 000 km et 19 pays. Elle s’est livrée sur le podcast de Traverser La Frontière et nous raconte son incroyable aventure.

En partant 10 ans, Caroline a choisi un mode de vie nomade, en voyageant à la rencontre du monde. Elle voulait expérimenter ce type de vie et a découvert ce qu’était vraiment le bonheur, sans regret !

Dans cette interview, on parle de son choix de partir 10 ans, les réactions de son entourage, comment se déroule ce mode de vie, ce qu’il lui apporte, la magie que procure ce type de voyage ou encore sa formule pour que vous puissiez être plus heureux dans votre vie.

Les liens de l’épisode :

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Comment écouter cet épisode ?

Cet épisode dure 32 minutes et vous pouvez l’écouter :

Choisir le voyage comme mode de vie : Le résumé écrit de l’interview

Pour ceux qui aurait manqué la première partie de l’interview, cela se passe ici.

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En juin 2011, Caroline n’est pas partie en fuyant quelque chose, elle n’avait pas besoin de voyager avec d’autres personnes, n’avait pas de sponsor et ne s’est pas fixé un défi sportif. Elle est complètement libre et peut arrêter son voyage quand elle le souhaite.

Elle trouve dommage que les gens s’enferment dans un truc quand ils partent en voyage ou bien pour fuir quelque chose. Il faut toujours garder à l’esprit de rester libre et si l’on est plus heureux de faire ce qu’on fait, il faut en changer.

Le voyage comme un choix de vie

À la base Caroline est partie faire un voyage, mais c’est en fait devenu un choix de vie lorsqu’elle a réalisé le temps que cela allait prendre. Au départ, elle pensait que le tour du monde à pied allait durer 2/3 ans, elle n’y avait pas vraiment réfléchi. Une fois qu’elle a commencé à regarder, à tracer un itinéraire, regarder les distances … elle s’est rendu compte que cela prendrait 10 ans minimum !

À ce moment-là, elle a réalisé que c’était un gros projet et que 10 ans d’une vie, c’était très important. Malgré l’ampleur du voyage et les millions de questions qui lui venaient à l’esprit, Caroline était surexcitée.

Elle a fait le choix de regarder sa décision de manière objective et de déterminer quelles étaient les choses qui l’handicapaient pour faire ce voyage. C’était tout d’abord les enfants, car à 40 ans (la fin du voyage) cela commence à faire tard. Mais pour avoir des enfants, il faut le père, qu’elle n’avait pas à l’époque de toute manière. Elle s’est dit qu’elle ne le rencontrera pas forcément en France, comme à l’étranger. Du coup, elle s’est dit bingo et est partie. Caroline n’a jamais regretté sa décision.

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Elle avait en tête de traverser le monde et de dérouler une bobine de fil au fur et à mesure et ce rêve s’est brisé lorsqu’elle a dû partir de l’Iran. Son voyage a changé par la suite. Cela n’empêche que son voyage n’était pas un défi, elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas traverser les océans à la nage par exemple. Elle ne voulait pas entrer dans le Guinness des records.

Son voyage, qui est devenu un choix de vie lui allait très bien. Caroline avait vraiment envie d’expérimenter un mode de vie nomade pendant 10 ans. Si demain, cela ne lui plait plus de marcher, elle peut très bien utiliser d’autres moyens pour avancer. Il faut rester libre de son voyage et prendre du recul pour ne pas faire quelque chose qui ne nous correspond plus et qui ne nous épanoui plus.

L’annonce de son départ et les incompréhensions

Lors de l’annonce de son départ en tour du monde, les gens étaient choqués, figés, et cela coupait court à tout. La première réaction des gens était « mais tu n’as pas peur de partir toute seule ? ». Tout le monde la prenait au sérieux et pensait qu’elle partirait seule alors qu’elle-même n’en savait rien.

L’entourage de Caroline a compris sa décision, par contre c’est la durée de 10 ans qui a choqué les gens, cela paraissait énorme. Avec sa mère, c’est plus compliqué et ils ne parlent même pas du sujet.

Une journée type dans le voyage de Caroline commence par le réveil, un petit-déjeuner si tu as faim, replier le campement, ensuite elle alterne entre la marche et faire des petites pauses, une plus grande pause à midi pour manger et rebelote entre marche et pause jusqu’au bivouac du soir. Il peut y avoir des changements selon les pays, notamment quand il fait très chaud et qu’il est compliqué de marcher durant la journée. Lors de ses pauses ou lorsqu’elle attend, Caroline peut soit dormir, jouer aux échecs, écrire, lire, discuter ou tout simplement ne rien faire.

La magie du voyage comme mode de vie

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En plus de ça, la magie de son voyage se fait de toutes les rencontres sur la route. Tous les jours, Caroline rencontre des milliers de personnes et il y a toujours des trucs à regarder dans la nature. Les paysages sont vraiment différents de ce qu’il y a en France comme les villages, les bâtiments ou tout simplement les gens.

Les premières années de son voyage, Caroline était comme un bébé. Tous les jours elle découvrait quelque chose, elle apprenait quelque chose.

Les rencontres et le fait d’apprendre continuellement rendent Caroline super heureuse de faire ce voyage. En plus de ça, la reconnexion avec la nature et le fait de marcher tous les jours lui fait un bien fou, par exemple, elle n’a plus de maux de tête en marchant. Elle le ressent quand elle s’arrête et qu’elle ne passe plus ces journées à marcher, elle se sent beaucoup plus fatiguée et malade.

Voyager en marchant permet un retour aux sources et à l’essentiel. Caroline pense qu’on a tous besoin de ça, notamment aujourd’hui où les sociétés actuelles nous entrainent dans un monde qui ne correspond pas à l’être humain. La société actuelle n’est pas en adéquation avec l’humain, d’ailleurs de plus en plus de personnes développent des cancers.

Caroline conseille à chacun, dans la vie de tous les jours, de s’arrêter et de se demander ce qui est essentiel pour nous. Le retour à la terre est très important, rien que d’aller se promener et cueillir des fruits dans la nature peut changer les choses. Nous avons besoin de ce lien avec la nature, besoin d’oxygène, besoin de liens avec les autres pour vivre.

Être plus heureux dans votre vie

Pour Caroline, peu importe votre métier, votre situation sociale si à un moment vous vous rendez compte que vous étouffez, il faut se dire que c’est de la faute à personne d’autre à part la vôtre. Une fois que vous vous en rendez compte, si vous ne changez pas c’est de votre faute.

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Vous seul pouvez être votre changement, personne ne changera pour vous, la société ne va pas changer, le monde tel qu’il est ne va pas changer et ce n’est pas nous qui allons faire changer les choses. Par contre, rien ne vous empêche de vivre la vie que vous avez envie de vivre. Pas la peine de s’énerver, devenir militant extrémiste … cela ne servira à rien. Il faut plutôt se demander pourquoi on étouffe, ce que l’on veut et ensuite se donner les moyens d’y arriver.

Par exemple, si vous ne pouvez plus vivre en ville, déménagez.

À un moment, il faut arrêter de dire « je ne peux pas parce que … ». Il faut s’en donner les moyens, même si cela peut prendre du temps.

Par exemple, certains personnes disent à Caroline « J’adorerais faire comme toi, mais je ne peux pas … », trouvent toujours des excuses comme « j’ai une maison, j’ai un boulot, j’ai un mari … » pour se rendre compte qu’au final les gens n’en ont pas vraiment envie. Selon Caroline, il ne faut pas être courageux pour faire ce qu’elle fait, il faut juste en avoir envie.

La vie est faite de choix, les vôtres

Parfois, il y a des gens qui s’énervent contre tout le monde, car ils trouvent que leur vie est nulle. Mais nous choisissons comment mener notre vie. Il faut arrêter de reposer la faute sur les autres. Nous avons choisi notre boulot, notre patron et si cela ne vous plait plus, rien ne vous empêche de démissionner. Rien ne vous empêche de faire du volontariat. Et nous avons l’avantage, en tant que français d’avoir des aides si on perd son boulot. En tant qu’Européens, nous avons la chance d’être dans un système qui nous permet de faire nos propres choix et de changer de vie assez aisément.

Dans les pays pauvres, ils n’auraient même pas la chance de se payer un billet d’avion, en France on peut le faire, pourtant, Caroline a des amis qui ne sont pas heureux. Il faut savoir que dans la vie on a tous le choix, ils appartiennent à chacun et personne ne peut les faire à notre place. Dans la vie on peut choisir d’être heureux ou malheureux, mais c’est notre choix.

Le plus important est de comprendre à quel point la vie est facile, que tu comprennes que c’est facile de faire des choix, on se demande pourquoi nous n’avons pas vu ça avant. La vie est belle et l’on se rend compte que toutes les barrières que l’on se met c’est de notre faute. La majorité de nos choses qui arrivent sont des choix que l’on a faits.

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Caroline avait pas mal de raisons de se lamenter sur son sort, mais elle s’est rendu compte qu’elle avait le choix. Malgré son envie d’aider les gens à changer, à se rendre compte que l’on peut avoir une autre vie, elle s’est rendu compte que c’était très compliqué. Parfois, les gens ne sont pas prêts à changer tout simplement, ils ne sont pas prêts à entendre.

Lorsque Caroline essayait de réveiller ses amis, elle n’entendait que des excuses, ils n’étaient pas prêts et surtout ils n’en avaient peut-être pas envie. Ils se plaignaient de leur vie, mais ils n’étaient pas prêts à changer, pas forcément prêts au bonheur.

Le changement doit venir de l’intérieur des gens. C’est aussi pour ça que Caroline a son site Internet et sa page Facebook, non pas pour donner des conseils, mais pour montrer comment elle vit, qu’il existe d’autres chemins possibles et que la vie est belle.

Pour les personnes qui veulent trouver plus d’informations sur Caroline et son voyage, vous pouvez allez sur son site internet (infos, photos, fiches pays, presse) et sa page Facebook (actualités)

Merci d’avoir écouté l’épisode #041 du podcast !

michael-pouce-articleMerci d’avoir pris le temps d’écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l’épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je lirais avec attention ce que vous me dites !

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– Michael

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Michael

Auteur et Entrepreneur nomade, Michael est le créateur de Traverser La Frontière. Passionné de voyage, il a créé ce site pour aider et inspirer tous ceux qui ont envie de voyager, partir vivre à l'étranger et changer leur vie.

4 commentairesLaisser un commentaire

  • J’ai fait ma « blonde » (no offense), j’ai commencé par le #41 au lieu du #40…
    Bref, j’ai envie de réagir (avant d’écouter le #40).

    D’abord, je suis 100% d’accord sur le fait que chacun est libre de faire ses choix et de vivre sa vie de telle ou telle façon. Moi aussi j’encourage les gens à changer de vie s’ils ne sont pas heureux dans la leur (sans me poser en donneuse de leçon moi non plus! Jamais!). Par contre, à force de voyager, de rencontrer un tas de personnes différentes et de passer du temps avec mes proches, je pense sincèrement que NON ce n’est pas facile de changer de vie radicalement! Ce n’est pas parce que c’est facile pour moi que ça l’est pour quelqu’un d’autre (et j’ai mis du temps à comprendre ça… J’ai mis du temps à comprendre que ce qui était évident pour moi ne l’était pas forcément pour quelqu’un d’autre).

    C’est facile pour moi parce que j’aime les risques, les challenges et parce que je sais me débrouiller, peu importe la situation dans laquelle je me trouve. C’est mon tempérament, je n’ai pas peur d’avoir des « trous dans mon CV » ni de démissionner d’un CDI parce que, pour moi (et je dis bien, POUR MOI), un CV et un CDI n’ont aucune espèce d’importance. C’est facile pour Caroline aussi parce qu’elle sait se démerder aussi et parce qu’elle sait ce qu’elle veut aussi. C’est facile pour Michael pour le même genre de raisons. Oui mais n’oublions pas que nous sommes SEULS. C’est toujours plus simple de décider seul plutôt qu’avec un conjoint et/ou des enfants!

    Alors, non, ce n’est pas facile pour quelqu’un qui a constamment évolué dans un moule et qui est victime des influences (positives et négatives) d’une société empoisonnée et empoisonnante.
    En fait, c’est vrai, quand on veut, on peut. Cela dit, si on va plus loin que ça, certaines personnes n’ont PAS l’habitude de prendre des décisions pour elles-mêmes, elles ne savent pas ce que cela signifie puisque ce sont des étrangers qui décident pour elles: leur patron, leur conjoint, leur banquier, et j’en passe…
    Ça demande un travail énorme ou un électrochoc de malade pour comprendre que nous sommes capables de décider de mener notre vie d’une façon qui nous comble plus qu’une autre.

    Le truc c’est que quand on grandit dans un moule et qu’on nous rabâche constamment le schéma école > diplôme > travail > mariage > enfants > prêts > maison etc., c’est difficile de sortir de ça si on a constamment baigné là-dedans. OUI MAIS il faut aussi prendre conscience que certaines personnes sont heureuses dans ce schéma (ou prétendent l’être mais là n’est pas la question) et tout le monde n’a pas envie de faire comme nous à vadrouiller avec un sac à dos en lavant ses fringues délavées à la main. (J’ai bien compris Caroline que tu parles de faire des choix au sens large et pas uniquement dans l’idée de voyager! ;-)

    Mais, non, ce n’est pas simple de choisir de chambouler toute une vie quand on est bien ancré dedans et qu’on nous l’a toujours présentée comme étant « normale ». Ce n’est pas simple non plus quand on ne sait pas réellement qui on est, quand on ne sait pas réellement ce qu’on veut.

    Autre chose: je trouve ça égoïste de dire « le monde est ce qu’il est, la société est ce qu’elle est, le gouvernement est ce qu’il est, c’est pas toi dans ton p’tit bureau qui va y changer quelque chose ». AU CONTRAIRE!!! Ça me fait penser à un morceau du mur de Berlin que j’ai vu en janvier dernier:

    « MANY SMALL PEOPLE WHO
    IN MANY SMALL PLACES
    DO MANY SMALL THINGS
    THAT CAN ALTER THE FACE OF THE WORLD »

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10154460244443998&set=a.10150455092168998.455231.818173997&type=3&theater

    Je suis d’avis que NOUS pouvons changer les choses justement, sans devenir énervé ni extrémiste ;-) ! Et changer les choses pas uniquement pour nous-mêmes! En clair, j’aime la vie que j’ai et que je suis en train de vivre mais j’ai encore plus envie de profiter de ma liberté et de ma joie de vivre pour faire des choses biens, pour aider les gens qui ont besoin, pour distribuer et partager tout ce que je peux offrir de bon pourvu que ça ait des conséquences positives. Et c’est déjà bien si c’est à une petite échelle! Mieux vaut avoir plein de petites bonnes actions non? Je ne peux pas me dire « oh bah je vis ma vie, tant que moi je suis heureuse, rien à foutre du reste, ça ne changera pas alors je m’en fiche »…

    Pour finir, je pense que c’est beaucoup plus facile pour nous (voyageurs solitaires, jeunes, sans enfants, sans prêt à rembourser et sans boulot contraignant) de dire « quand on veut on peut » que pour quelqu’un qui a des enfants et des prêts sur le dos. C’est facile de chambouler une vie quand on est seul mais pas quand on a des responsabilités familiales. BIEN SÛR, c’est une question de choix mais choisir n’est pas chose aisée, on le sait tous. :-)

    Je doute quand même (Caroline) que tu aurais le même discours si tu avais un compagnon et des enfants (comme tu le dis au début du podcast, un chantage affectif t’aurais peut-être fait réfléchir deux fois).
    J’aime ton énergie et ta volonté pour convaincre les gens que tout est possible et que tout est une question de choix (ce que je partage complètement) mais, pour ma part, je pense aussi que ce n’est pas si simple.

    En conclusion: chacun est libre de faire ses propres choix mais NON, ce n’est pas simple. :-)

    Bisous à vous deux Caroline et Michael.

      • MDR oui, désolée, je m’en suis aperçue une fois posté :-D ! Pas grave, je ne manque pas d’inspiration pour mes articles haha! (C’est vrai que j’ai peut-être un peu abusé mais j’étais inspirée, que veux-tu?! Je te mets du commentaire de qualité au moins… Hum… ;-) )

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