Traverser la frontière

Pourquoi j’ai décidé de m’installer à Da Nang au Vietnam

Aux alentours de 19H, il fait déjà nuit à Da Nang, ville côtière au centre du Vietnam.

À la recherche d’un restaurant sympa pour diner, je roule en direction du nord de la ville lorsque j’entends un gros « bang » étrange après un carrefour. Quelques secondes plus tard, j’ai l’impression de perdre le contrôle de ma moto et que ma roue arrière part dans tous les sens.

Je m’arrête et me rends compte que mon pneu est aussi plat qu’une bonne crêpe bretonne.

Après plus de 3 000 kilomètres parcourus, c’est une grande première ! Je suis loin de mon appartement et je sais que je dois trouver un mécano pour réparer ce pneu, mais je n’ai aucune idée où en trouver un, surtout à cette heure.

Devant mon désarroi, un jeune qui parle un peu anglais s’arrête et je lui explique mon problème.

Il demande à un des commerçants du coin s’il n’y a pas un mécano et après avoir parlé à 3/4 personnes il m’indique une rue où je devrais trouver quelqu’un. Je me dirige là-bas et ne trouve rien pendant quelques minutes. Puis à un feu rouge, je croise le regard d’un vietnamien âgé qui a une bonne bouille, je me gare alors devant lui, lui montre mon pneu et il me fait comprendre qu’il peut m’aider.

Il sort alors de façon magique une caisse à outils et commence de suite à réparer ma moto, sans que je ne lui demande rien.

Il rameute un pote à lui et me file une chaise pour que je puisse m’assoir. Au bout de quelques minutes, il me montre le clou énorme qui a transpercé ma chambre à air et m’explique qu’il va en falloir une nouvelle. Son pote s’éclipse pour en ramener une au bout de 5 minutes et me montre un billet de 100 000 dongs (4€) et je lui dis OK, honnêtement j’aurais payé bien plus pour me sortir de là avec une moto qui roule !

Mes sauveurs !

Tout ça prend une bonne vingtaine de minutes, il remet ma roue, graisse ma chaine et je suis bon pour repartir. Je le remercie une dizaine de fois et il me fait signe que tout va bien, je lui donne les 100 000 dongs et il me dit au revoir.

Durant toute l’interaction, j’étais sur le cul. Le mec m’a aidé sans rien attendre en retour, toujours souriant et content de réparer ma moto.

Dans le Nord, j’avais trouvé la majorité des Vietnamiens cordiaux, voire bienveillants, mais depuis que je suis arrivé à Da Nang, je les trouve encore plus sympas !

C’est l’une des raisons qui m’a poussé à m’installer ici pour un petit moment.

Mon arrivée mouvementée au Vietnam

Depuis quelques années, je voyage à durée indéterminée. Je pars avec un aller simple, sans faire de plans à plus de quelques mois, vague au gré de mes envies, du climat et ne reviens en France que sporadiquement.

hanoi rodney

Je retrouve mon pote Rodney à Hanoï !

Au revoir le vieux continent

Après avoir passé l’année 2016 en Europe, 5 mois à Barcelone, puis 6 mois à Cluj en Roumanie, il était temps de repartir à l’aventure loin de chez moi et de sortir de ma zone de confort européenne. Après pas mal d’hésitation, j’ai mis le cap sur l’Asie et le Vietnam.

Avec un aller simple, un visa de 3 mois et mon fidèle sac à dos, je suis parti à l’inconnu.

Début décembre, j’arrive dans la tumultueuse ville d’Hanoï, fière capitale du pays. Après être resté une année en Europe, je suis bien déboussolé. J’ai mis quelques jours avant de me réadapter doucement à l’ambiance chaotique des métropoles d’Asie du Sud-Est. Une semaine dans cette ville étouffante m’a suffi avant de mettre le cap vers le nord au guidon de ma moto !

moto vietnam

Elle aura fait quelques milliers de kilomètres avec moi :)

J’ai décidé de lâcher un billet de 250€ et d’acheter une moto afin d’explorer le Vietnam et sortir des sentiers battus par les nombreux touristes. Cela fait plus de 5 mois que je l’ai et malgré un bon nombre de problèmes mécaniques, je n’ai jamais regretté cette décision !

Première fois au Vietnam

Les débuts n’ont pas été simples. Arriver à maitriser la moto, s’habituer aux « règles de circulation » vietnamiennes ou déterminer le meilleur trajet possible a demandé un peu de patience. Mais après quelques jours d’apprentissage, quel bonheur de rouler les cheveux au vent (bon avec un casque) au guidon de ma moto à la découverte du Vietnam.

En arpentant les premiers lacets des montagnes d’Ha Giang, avec mon sac à dos bien accroché sur la moto, je ressens cet énorme sentiment de liberté. Celui de faire ce que bon me semble, où je veux, quand je veux et avec qui je veux.

Cela faisait un petit moment que je recherchais ce genre d’émotions, on peut dire que j’ai été servi !

mu cang chai

Dans les rizières de Mu Cang Chai

J’ai passé 1 mois et demi entre Hanoï, les montagnes au nord du Vietnam (Ha Giang, Sapa, Mu Cang Chai) et l’ile de Cat Ba avant de descendre vers le centre du pays. En janvier, l’hiver maussade réaffirmait sa présence dans cette partie du pays et j’avais une grosse envie de soleil et de chaudes températures.

J’ai alors décidé de mettre ma moto dans un train, puis je monte dans un autre, direction Da Nang ! Par chance, la moto arrive à destination 30 minutes après moi emballée dans un joyeux mélange de palettes et carton. Je pensais la retrouver en morceaux, mais elle fonctionnait encore !

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant à Da Nang, mais je fut rapidement surpris, puis conquis. Après quelques nuits en auberge puis en Airbnb (35€ offerts ici), j’ai décidé de prendre un appartement, de prendre mon temps et de rester ici un moment.

Da Nang, meilleure ville du Vietnam ?

Troisième ville du pays, Da Nang ne paye pas de mine en arrivant. Les bâtiments bordant les rues grouillants de scooter sont insignifiants, pas de jolis monuments ou parcs en vue pour divertir mes yeux curieux.

Da Nang est une ville qui ne se dévoile pas si facilement, elle a besoin de temps. Quelques semaines sont nécessaires pour découvrir son caractère et ses richesses. Après deux mois passés ici, je commence à saisir son essence et ses différentes facettes.

Plage, soleil et cafés

Balade sur la plage

Avec un million d’habitants, cette ville n’est ni trop petite, ni trop grande. Assez pour faire énormément de rencontres et ne pas s’ennuyer. Mais pas démesuré qu’on ne sait pas par où commencer.

Nichée entre la mer de Chine et les montages (Trường Sơn), Da Nang a un atout énorme par rapport à toutes les autres villes du Vietnam : sa plage.

Des kilomètres de plages de sable blanc longent l’est de la ville ! Les plages en Asie sont parfois sales et remplies de déchets, mais à Da Nang, de gros efforts sont faits pour conserver la plage aussi propre que possible. Argument touristique oblige.

Depuis que je suis arrivé, je m’oblige à aller à la plage s’il fait beau pour en profiter. Sinon je me connais, je vais rester coincé à travailler dans un café !

C’est d’ailleurs un des éléments que j’adore ici : la variété de cafés et restaurants !

Tous les jours, je peux manger à un endroit différent, travailler dans un endroit différent et toujours être dans un esprit de découverte. Même si je commence à avoir mes petites habitudes, j’ai l’impression que c’est une exploration infinie. Notamment pour la nourriture, avec des centaines, voire des milliers de stands de street food dans toute la ville, ça me laisse de quoi tester !

Da Nang la nuit. Photo par Rodney (IG : @rodisontheroad1090)

Il y a aussi quelques attractions touristiques comme « Lady Buddha » à Son Tra, le « Dragon Bridge » au milieu de la ville, les « Marble Moutains » ou encore des évènements comme un festival de feux d’artifice. De plus en plus de touristes viennent à Da Nang et les hôtels poussent comme des champignons. Je pense que cette ville va devenir une destination majeure en Asie d’ici quelques années.

Une situation quasi idéale

Da Nang, c’est aussi la diversité de choses que l’on peut faire aux alentours. La célèbre ville d’Hoi An est à 30 minutes et l’ancienne capitale impériale, Hué est à 2H de Da Nang.

Belle soirée à Hoi An

À 15 minutes du centre-ville, il y a la péninsule de Son Tra, grosse colline composée de forêt tropicale qui surplombe la ville. En prenant la direction du Nord, longeant la mer, on se retrouve dans le célèbre « Hai Van Pass », route scénique entre mer et montagne, ce col à 500m d’altitude sépare Da Nang et la province de Thừa Thiên-Huế. Il y a aussi les « Ba Na hills » à 1500m d’altitude, station de montagne en mode Disney accessible avec un téléphérique.

Bref, il y a de quoi s’occuper. Sans compter, l’exploration de toute la côte, les villages à l’intérieur des terres, les rizières qui façonnent les campagnes ou autres cascades cachées dans les montagnes.

J’ai trouvé à Da Nang un équilibre qui me convient. Une ville à la fois en pleine croissance où l’on retrouve le confort moderne, mais qui a aussi su garder son côté traditionnel. Le rythme de vie y est tranquille, sans trop de bouchons ou d’extravagances, mais assez pour se divertir.

Moto toujours vivante après 5 mois !

Sans compter le budget à prix cassé au Vietnam

En plus d’un environnement au top. Le cout de la vie à Da Nang et au Vietnam en général est bas. Je m’en sors pour 600/700€ par mois en vivant extrêmement bien ! J’ai mon studio en centre-ville, je mange au restaurant tous les jours (à moins de 2€ le repas, je ne me ruine pas), j’ai un abonnement à la salle de sport, je sors régulièrement et je dois dépenser 10€ max en essence pour me déplacer avec ma moto.

Je fais même des petits excès parfois comme 2H de massage jubilatoire pour 25€ ou un repas haut de gamme pour 20€.

Avec la Roumanie, c’est un des pays les moins chers où j’ai vécu et je peux vous dire que j’en profite pleinement !

À la rencontre des Vietnamiens

Si je me sens bien ici, c’est en grande partie grâce aux Vietnamiens. Comme ce bon samaritain qui m’a aidé avec ma moto alors que j’étais bien en galère, les locaux seront toujours enclins à vous aider. Il règne ici une aura de bienveillance et une absence d’agressivité ambiante.

Même s’ils peuvent paraitre fermés au premier abord, rien que le fait de leur dire correctement bonjour fera apparaitre magiquement toutes leurs dents.

Par contre, ce n’est pas si simple, car il y a une dizaine de variations selon le sexe, l’âge… Je me suis d’ailleurs mis doucement au vietnamien et j’arrive à baragouiner quelques phrases. Pour être honnête avec vous, la langue est très compliquée, notamment au niveau de la prononciation. Je ne sais pas trop où cela va me mener.

professeur vietnamien

Avec Nha, ma prof de vietnamien

Des expériences positives à foison

Toutes mes expériences ici sont peut-être biaisées par le fait d’être blanc, étranger et d’attirer la sympathie autour de moi. Mais elles sont généralement remplies de bon moment avec les Vietnamiens.

Je me souviens du fou rire monumental de la patronne d’un petit restaurant quand je lui sors un « khong hieu » (« ne comprends pas ») alors qu’elle me déblatérait des trucs en vietnamien depuis 2 minutes à la fin de mon repas. Elle était dans une sorte d’état de transe, j’ai halluciné sur le pouvoir magique de ces deux mots sur elle !

Je vais dans un restaurant presque tous les jours, pour le meilleur plat de riz/poulet de Da Nang et les employés commencent à me connaitre. Une des propriétaires se balade constamment avec son bébé. Elle met un point d’honneur à venir me rencontrer à chaque fois, pour qu’il puisse me dire bonjour, c’est méga chou. L’autre jour, un employé m’a aidé à recoller une partie de mon casque qui s’était fait la malle alors que je ne lui avais rien demandé. Une autre fois, une des employées m’a demandé d’essayer ma moto, je lui ai filé les clés sans soucis. Elle avait un énorme sourire aux lèvres quand elle est revenue 5 minutes plus tard.

Le vendredi soir, je danse la salsa sur les quais de la rivière. Il y a toujours des enfants un peu timides qui viennent me voir, me disent bonjour, essayent de discuter avec moi ou bien se cachent dans les jupes de leurs mères. C’est toujours adorable et ont fini toujours par se faire des « high five » !

Il y a ce Vietnamien un peu âgé, qui est le gardien d’un café dont le job est de surveiller et ranger les motos. À chaque fois, il m’assène d’un grand sourire, vient discuter quelques minutes, essaye de m’apprendre un peu de vietnamien avec son journal. La plupart du temps, je ne comprends rien, mais ça me met toujours de bonne humeur.

Il y a ce garage auquel je rends visite régulièrement à cause de problèmes sur ma moto. Ils veulent m’offrir le thé, un truc à manger et sont toujours bienveillants avec moi. Une fois, l’un des mécanos a même essayé ma moto à plusieurs reprises pour être sur qu’il avait tout réparé.

Il y a Anh, Vietnamienne qui a vécu quelques années en France et mariée à un français que j’ai rencontré au yoga. Elle tient un café dans lequel je vais régulièrement pour travailler, mais aussi pour papoter avec elle. C’est toujours intéressant d’échanger avec une personne qui connait très bien ces deux cultures. J’ai même rencontré sa fille, aussi adorable qu’agitée, qui maitrise parfaitement le français et le vietnamien.

Il y a aussi Bella avec qui je danse régulièrement qui fait tout que je me sente bien ici. À m’inviter à prendre un café, à m’introduire à certains de ses amis ou encore à m’emmener à un mariage. Une sorte d’ange tombé de nulle part qui est pourtant bien occupé entre sa fille ou ses cours de danse.

Mariage paradisiaque et très artistique avec Bella

Enfin, je ne compte plus le nombre de Vietnamiens qui me font des grands signes et commencent à taper la discute depuis leur scooter lorsque le feu est au rouge.

Bref, on pourrait continuer encore un moment, les personnes qui impactent positivement ma vie au Vietnam ne manquent pas !

Déchiffrer la culture vietnamienne

À travers toutes ces rencontres, je comprends mieux le Vietnam et sa culture.

Sans dire que ce pays est à l’opposée de la France, les différences sont énormes. Jour après jour, j’essaie d’y voir plus clair même si je reste encore dans une obscurité persistante.

Malgré une certaine rigidité, voire rudesse dans la culture vietnamienne (cf fin de l’article), on y retrouve à travers le cœur des gens une douceur et une joie de vivre qui me donne envie de rester. Qui me donne envie d’en voir plus.

Est-ce du cette à société restée très traditionnelle ? À l’importance du bouddhisme ? À la pauvreté relative d’une majorité de la population ? Au communisme ? À l’histoire violente et compliquée du pays ces 50 dernières années ?

Je n’ai pas la réponse, mais j’essaierai de traiter les différences culturelles entre la France et le Vietnam dans un prochain article.

À Da Nang, on se lève à 5H du mat’ pour faire un peu d’exercice en groupe

Mes projets à Da Nang

Cela fait maintenant 4 mois que je suis à Da Nang. J’ai mon appartement, des amis, mes petites habitudes, mais que fais-je de mes journées ?

La même chose que depuis des années : je travaille ! J’ai d’ailleurs fait une vidéo pour expliquer comment je voyage et travaille en même temps depuis 8 ans.

J’ai trouvé ici un environnement agréable pour travailler et c’est pour cela que je reste au Vietnam.

J’ai en ce moment 3 projets principaux :

1) Écrire mon 3e livre

Après Pourquoi voyager seul ? et Voyage à Durée Indéterminée, il est temps d’écrire mon troisième livre qui sera publié en novembre 2017.

Comment je l’ai fait l’année dernière en Roumanie, j’ai besoin d’un endroit et d’une routine pour réussir ce projet d’envergure. Da Nang remplit toutes les conditions pour ça avec ses cafés pour travailler et son environnement qui me permet de me ressourcer facilement.

Sans avoir de titre, le prochain livre traitera de voyage en solo et comment franchir enfin le pas !

Plus d’infos ici sur l’écriture du livre (semaine après semaine)

2) Développer Traverser La Frontière

Le blog est passé au niveau supérieur depuis janvier 2017, notamment grâce à la sortie de VDI et un trafic qui a bien augmenté pour arriver à 10 000 visiteurs par mois. J’ai de grandes ambitions pour TLF, mais cela signifie beaucoup de travail pour les atteindre.

Que ce soit par la création de contenu via les articles, le podcast, le #RDV et les vidéos ou bien toute la partie promotion via les réseaux sociaux.

3) Lancement de MichaelPinatton.com

J’ai créé mon blog personnel depuis 1 mois dans le but de document ma mission folle : écrire 10 livres en 10 ans.

Ce site abordera la partie création, business et développement personnel de ma personnalité. C’était une grande partie de moi que je voulais partager et il était compliqué de le faire sur Traverser La Frontière.

Allez jeter un coup d’oeil : MichaelPinatton.com

Outre le travail, Da Nang a de quoi m’occuper :

  • Découverte de la ville et des environs
  • Apprendre le vietnamien
  • Rencontre de nouvelles personnes
  • Flirter avec les Vietnamiennes (qui se révèle bien compliqué)
  • Découverte d’opportunités de business
  • Accent sur le sport de ma santé (les 31 ans approchent)
  • Continuer à danser régulièrement
  • Et des visas-run en Asie obligatoire tous les 3 mois

Bref, l’ennui n’arrivera pas de si tôt !

Pour un aperçu de mon quotidien à Da Nang, je vous conseille de suivre mes stories sur Snapchat ou Instagram.

Paradis un peu déguisé

Tout cela peut paraitre bien beau. Je dépeins un tableau assez idyllique de Da Nang. Mais on est au Vietnam, un pays extrêmement différent de la France et cela pose quelques problèmes.

Au Vietnam, l’environnement et le développement durable on s’en contrefiche.

C’est un pays en pleine croissance et seul le business compte vraiment. Du coup, les mentalités évoluent très lentement. Les gens prennent la rue comme une poubelle ouverte, certaines plages sont parfois remplies de déchets et il y a souvent des histoires de pollution dans l’air, le sol ou la mer.

Le Vietnam est un pays communiste.

Du coup, la liberté d’expression est restreinte, il y a un flicage important, une élite qui se croit tout permis et beaucoup de corruption. Même s’il existe quelques avantages à ce système communiste, du point de vue occidental, certains trucs sont assez choquants.

Le marchandage permanent

Au Vietnam, on n’affiche pas les prix et tout se négocie. Quand vous connaissez les prix, ça passe, mais vous vous n’en savez rien et que vous ne parlez pas la même langue, tout se complique. Les locaux n’hésiteront pas à vous arnaquer, non pas par plaisir, mais juste pour gagner un peu plus d’argent. Même en connaissant le vrai prix, certains ne l’accepteront pas à cause de ma couleur de peau.

Acheter des bananes, le combat permanent !

La langue est compliquée à et cela pose de sérieux problèmes de communication.

Même si je m’en sors tout le temps, la plupart des Vietnamiens ne parlent pas anglais et il est difficile d’avoir des conversations profondes avec les locaux. Les jeunes commencent tout de même à tirer leurs épingles du jeu !

La conduite routière des Vietnamiens est fatigante !

La plupart du temps, j’essaie de rester zen, mais dés fois c’est vraiment insupportable. Les règles sont à moitié respectées, certains brulent allègrement les feux rouges, d’autres roulent à contre sens sans oublier le brouhaha des klaxons incessant. J’ai déjà assisté à plusieurs accidents et cela ne rassure pas vraiment.

Le Vietnam reste un pays pauvre où les inégalités sont énormes.

Quand tu vois une BMW, avec à côté une vieille dame qui pousse péniblement son stand de fruits afin de gagner un peu d’argent, ça fait réfléchir. Ici, je peux expérimenter le luxe sur le rooftop d’un bel hôtel comme le dénuement d’un boui-boui douteux et voir cette criante différence ! Au Vietnam, la majorité des gens vivent avec très peu d’argent. Un cadre intermédiaire va toucher environ 400€/mois.

Et puis il y a la mentalité au Vietnam qui est parfois désagréable.

Entre le non-respect des autres (te passer devant dans la queue, ne pas te laisser sortir de l’ascenseur), l’absence de gêne (pisser n’importe où ou le décrottage de nez intempestif) ou le jugement des autres omniprésent (le serveur qui porte une fausse montre en or pour bien paraitre), honnêtement certains trucs me dépassent un peu !

Comme dans tous les pays où j’ai eu la chance de vivre, il y a toujours des points positifs et négatifs. Pour l’instant, le positif l’emporte largement et pour le reste on fait avec.

Je suis l’étranger, c’est à moi de m’adapter, même si certaines choses me paraissent inconcevables.

Bref je m’installe à Da Nang

https://www.instagram.com/p/BS7-_tmBj3q/

Cette ville m’a rapidement séduit et sera le lieu de naissance de mon prochain livre. Une belle qualité de vie, un budget pas cher, une culture riche et des gens adorables m’ont convaincu d’y rester.

Quant à savoir combien de temps j’y resterai, c’est encore l’inconnu, même si les privilégiés du #RDV ont déjà des éléments de réponse…

Si vous passez dans le centre du Vietnam, venez me faire coucou.

Par contre, évitez de crever si vous êtes en scooter, je ne pourrais pas changer votre roue !

– Michael

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Michael

Auteur et Entrepreneur nomade, Michael est le créateur de Traverser La Frontière. Passionné de voyage, il a créé ce site pour aider et inspirer tous ceux qui ont envie de voyager, partir vivre à l'étranger et changer leur vie.

19 commentairesLaisser un commentaire

  • Le Vietnam me tente de plus en plus, Tu penses que pour commencer l’Asie c’est un bon point de départ ?! En tout cas amuse toi bien et bon courage pour ton livre ! :)

    • Franchement, j’en sais rien. Le Vietnam n’est pas le pays le plus facile en Asie du Sud-Est. Commencer par la Thaïlande & le Cambodge est peut-être plus simple et te permettra d’apprécier ou détester le Vietnam plus objectivement ^^

  • Pour avoir vecu 3 mois a HCMV et parcouru en long en large et en travers le delta du Mekong en scooter, je confirme tout tes propos.
    Le Vietnam est vraiment un pays pleinin de belles personnes.
    Je suis concierge d’hôtel à Paris et après avoir lu ton article, l’envie de tout plaquer a nouveau me trotte fort fort FORT ! dans le ciboulleau.

    A bientot à DaNang,

    Victor

  • Trop bien cet article ! Je pars m’installer à Chiang Mai d’ici cet été pour quelques mois. Aucune originalité, je sais, mais comme tu dis, c’est histoire d’être dans des conditions à la fois sympa et pratiques pour bosser. Mais je note, ça semble sympa. Hoi An me tente bien aussi pour le coup !!! Profite bien en tout cas, t’es bien parti là !

  • Bravo
    Vous donnez l envie de passer la rive.
    Nous serions partant et pourions rechercher une plage avec un petit cabanon pour élaborer quelques plats de la méditerranée en Asie.

  • après 3 mois passé à traversé quelques pays asiatiques, je retrouve les désagréments que j’ai pu avoir dans chaque pays visité, j’étais agréablement surpris en lisant ton article car je suis beaucoup de blog et je trouve que les bloggers ont tendances et trop concentré sur les choses sympas et a ne jamais parlé des côtés négatifs ! ça te donne l’impression que partout ailleurs que chez toi c’est MIEUX…

    mais au final quand tu bouges un peu tu te rends vite compte que c’est souvent très compliqué en Asie d’être vu autrement qu’un touriste rempli de $$$, sortir des sentiers touristiques demande un vrai effort, la vie quotidienne est rythmée par des négociations (même pour une simple bouteille) et comme tu dis, même en connaissant le prix pour un trajet par exemple la plupart ne l’accepterons pas ! Personnellement j’ai fini par être usé par l’Asie :(

  • Bonjour mika, un grand merci pour ton partage du voyage, moi même je vais assez souvent en Asie (Thaïlande),c omme toi j’ai été séduit par la philosophie des gens vivant là bas, je te souhaite bonne continuation j’ai un projet de visiter a moto l’Asie en partant de la Thaïlande, le Laos le Vietnam, et par la suite le Myanmar et peut être + ??? par contre j’ai une question en ce qui concerne le visas au Vietnam peux-tu l’obtenir + d’une fois? car en Thaïlande après 3 mois il faut attendre 6 mois avant de pouvoir l’obtenir une seconde fois merci et te souhaite d’agréable rencontres.

  • La Roumanie t’a plu mais il est très difficile d’obtenir des autorisations par exemple vivre un certain temps dans les Carpathe en complète autonomie et y bâtir un chalet en bois pour le laisser finalement au parc de nature

    • Je n’ai pas trop compris ton commentaire. La Roumanie étant en Union Européenne, je pense que tu peux y vivre autant de temps que tu veux.

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