Traverser la frontière

TLF 072 : Faire un voyage engagé au Kenya avec TWAM

Envie de faire un voyage avec TWAM ? De vous engager à l’étranger ?

Dans cette interview, retrouvez Maxime qui revient d’un voyage de 3 mois au Kenya et Tanzanie où il a fait des interventions auprès des enfants grâce à TWAM (Travel With A Mission).

Vous allez découvrir ce qu’est le TWAM, tous les détails de son voyage et comment vous pouvez vous engager pour votre prochain voyage.

Écoutez tout de suite l’épisode (47 min) :

Épisode #072 sur le voyage engagé au Kenya & Tanzanie de Maxime

Suite à plusieurs demandes, je vous propose enfin un podcast lié à TWAM (Travel With A Mission), l’association créée par Ludovic Hubler, l’auteur du livre Le monde en stop : cinq années à l’école de la vie.

Après avoir fait un service civique au sein de TWAM, Maxime a décidé de faire un voyage engagé au Kenya et en Tanzanie. Il nous explique comment cela s’est déroulé et les apports d’un tel voyage.

Dans cette interview, on discute du parcours de Maxime jusqu’à son service civique, les raisons de son départ en Afrique, comment se sont organisés les interventions au Kenya et les retours, ses expériences marquantes ou ses conseils pour les personnes voulant s’engager en voyage.

Les liens de l’épisode :

Comment écouter cet épisode ?

Cet épisode dure 47 minutes et vous pouvez l’écouter :

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Voyager avec TWAM au Kenya: Le résumé écrit de l’interview

Maxime a 27 ans, il est originaire de Dunkerque et se trouve actuellement en Bourgogne. Il a un parcours assez classique au niveau scolaire, avec un BAC puis 5 années de fac pour obtenir un master dans le tourisme.

À la suite de ses études, il est parti 2 mois en Asie (Thaïlande et Indonésie) en sac à dos. Suite à ce voyage, il n’avait qu’une envie : repartir et ne pas entrer dans la vie active. Il a donc travaillé un peu en France pour ensuite partir en Amérique du Sud pendant 3 mois.

Il enchaine avec divers jobs, principalement dans l’animation, réalise un service civique chez TWAM, est parti en Afrique puis est revenu en France pour travailler. Dans l’animation en France, puis Croatie avant d’être réceptionniste dans un centre de vacances.

En Asie, il était accompagné d’une copine, quant à l’Amérique du Sud, c’était en solo. Il a atterri à Lima, a passé beaucoup de temps en Bolivie, puis est allé dans le nord du Chili, le désert d’Atacama, le nord de l’Argentine, les chutes d’Iguaçu pour finir son voyage à Rio de Janeiro au Brésil.

Voyager seul est vraiment différent. On a le temps de se poser de bonnes questions, on est obligé d’aller vers les autres et finalement on n’est pas si souvent seul que ça.

Ce qu’il retient de l’Amérique du Sud sont les paysages, l’immensité et la liberté, une sorte de version XXL par rapport à l’Europe.

Un service civique chez TWAM

En revenant de ce voyage, il a travaillé dans l’animation, mais il cherchait plus de stabilité. Il a trouvé par hasard une offre de service civique sur Facebook pour l’association TWAM. Il connaissait déjà Ludovic Hubler (le fondateur), car il avait lu son livre auparavant (Le monde en stop) et le suivait sur Facebook. Il a directement postulé et a obtenu un entretien 5 jours après à Nice. Il a trouvé Ludovic étant la même personne qu’il s’imaginait dans le livre, sympa et ouvert. Il l’a même invité à dormir chez lui.

Le service civique concerne les personnes âgées entre 18 et 25 ans et le but est de faire une mission d’intérêt général dans une collectivité, association… rémunérée par l’État.

TWAM (Travel With A Mission) a plusieurs piliers :

1- Plateforme/Site internet : rencontre entre voyageurs qui veulent donner du sens et des personnes qui peuvent leur offrir un public : ONG, écoles, hôpitaux… Il s’agit d’une mise en relation gratuite.

Par exemple : tour du monde en enseignant les premiers secours, faire du cirque …

2- Volontariat : être encadré pour faire des missions.

3- Voyage solidaire : mieux comprendre pour mieux agir.

Par exemple : TWAM trip en Israël/Palestine à la rencontre des personnes sur le terrain ou bien à la rencontre de peuples indigènes au Panama.

4- Service aux entreprises : team building solidaire. Pour souder les employés et faire une mission utile.

Le service civique de Maxime a duré 7 mois. Il s’occupait de l’organisation de team building solidaire la majeure partie du temps. Puis d’une partie en communication : salon tourisme, salon voyageurs, promouvoir TWAM et aider à organiser des évènements.

Le départ pour l’Afrique

Ludovic a influencé le voyage de Maxime, car à la base il voulait partir à Londres pour apprendre l’anglais. Il lui a conseillé de partir en Afrique et faire du twaming, notamment car il avait de bons contacts au Kenya. Intéressé par le pays, les grands espaces, les animaux et la course à pied, il y est donc parti avec sa collègue de service civique, Hélène.

Avant de partir il avait des envies : faire du TWAMING, grimper le Kilimandjaro, voir l’océan indien, le lac victoria… Il regardait déjà les TWAM host pour leur annoncer qu’ils seraient en Afrique afin d’avoir des points de chute dans le pays.

Il a atterri à Nairobi, est parti sur la côte pour les belles plages et l’océan indien. Il a fait le Kilimandjaro, est revenu à Nairobi avant d’explorer l’ouest du Kenya avec le lac Victoria. Il est enfin retourné en Tanzanie et a fini le voyage sur l’ile de Zanzibar.

Il a réalisé une quinzaine d’interventions dans des écoles. Certaines via TWAM, certaines de façon spontanée en disant en arrivant : « cela vous intéresse qu’on parle de notre culture avec les enfants? ». Les présentations se faisaient dans des classes allant de 20 à 300 enfants.

Quant à la présentation, elle concernait la culture française comparée à la culture kenyane. Que ce soit le drapeau, la signification des couleurs, le nombre d’habitants, les paysages, photos, la monnaie. Ils enseignaient quelques mots de français et montraient des photos de leurs nos familles. Ils finissaient par des petits jeux et des danses.

Les enfants étaient vraiment tops : réceptifs, intéressés, posaient des questions et avaient l’envie d’apprendre. Maxime et Hélène se sentaient utiles, qu’ils ont pu leur ouvrir l’esprit sur l’extérieur, car très souvent, ils ne savaient rien de la France avant.

Ce fut une expérience très riche, que ce soit sur la découverte de leur système scolaire, la vision de la France à l’étrange, les sourires des enfants.

Le voyage au Kenya

Sur place, c’est « hakuna matata » qui règne en maitre. Expression qui ressort tout le temps qui signifie : pas de problèmes, pas de soucis, ça va aller. C’est un véritable style de vie !

Pour se déplacer, il utilisait soit les transports publics (« matatu », un minibus), soit il faisait du stop. Pour ce dernier, ce fut une expérience enrichissante, sans trop d’attente et beaucoup de belles rencontres. Il s’est notamment fait inviter à manger ou à dormir. Parfois, les locaux demandaient « combien vous payez ? » et ne comprenaient pas vraiment le principe du stop, ils leur disaient parfois « vous n’y arriverez jamais, c’est trop dangereux. »

Au Kenya, on mange de l’ugali, un mélange de poudre et d’eau, assez fade et pauvre en nutriments, avec l’aspect de purée, mais qui donne l’impression d’avoir le ventre rempli. À force d’en manger, on s’y habitue ! Il est souvent mélangé avec des épinards. Il y a de très bons fruits, avocats, pastèque, banane, coco.

De ce voyage de 3 mois, Maxime en ressort grandi et a appris beaucoup de choses. Il a été marqué par la pauvreté extrême, notamment lorsqu’il est allé dans la plus grande décharge de Dandora (banlieue de Nairobi). Les gens qui vivent à même le sol trient les déchets pour récupérer du plastique avec beaucoup d’enfants. Il s’est rendu compte que nous avions beaucoup de chances d’être français (Voir aussi l’article J’ai gagné au loto).

Il en ressort aussi un souvenir génial, car étant amoureux de paysages, il fut servi ! Entre la savane où l’on se croit dans un documentaire, la terre rouge, les animaux qui passent au bord de la route, la montagne avec le Kilimandjaro ou les plages paradisiaques.

Tout n’était pas rose. Notamment le fait d’être vu comme une banque sur pattes, les locaux réclamant tout le temps de l’argent. Les gens ne comprenaient aussi pas forcément la démarche d’engagement de son voyage basée sur l’échange, mais préférait recevoir de l’argent, cela devenait fatiguant.

Maxime conseille de lire L’aide fatale pour mieux comprendre la situation, notamment que les occidentaux ont une responsabilité dans cette situation. À verser des milliards, sans que cela aide de la meilleure manière, car ils sont habitués à recevoir et être aidé.

Pour voyager au Kenya, il conseille de se conditionner avant le départ. Ce n’est pas reposant de voyager dans ce type de pays, à moins d’avoir un gros budget. Voyager à la roots et vivre avec les locaux se révèle fatigant, mais parfois nécessaire pour vivre une riche expérience. Il y a beaucoup de choses à apprendre au niveau culturel, plein de tribus, on est vraiment dépaysé et cela vaut vraiment le coup !

Faire un voyage engagé avec TWAM

En ce qui concerne le TWAM, on n’a pas besoin de don ou de compétence particulière pour en faire. Juste parler de la culture française c’est déjà bien par exemple. C’est en tout cas un bon moyen de découvrir la culture locale, de se faire inviter à manger, parfois d’avoir un toit et d’être au plus proche des locaux.

En plus, c’est très facile, la plateforme est gratuite et entre en contact avec les host rapidement. Il faut juste sauter le pas, il n’y a pas vraiment de barrières. Maxime conseille tout de même d’être ouvert d’esprit, humble et ne pas y aller en mode « je sais tout, je vais vous apprendre ».

Le TWAMING est une méthode qui permet de s’enrichir, d’aller à la rencontre de l’autre et d’apprendre. On a besoin de ce dialogue entre les cultures, car les principaux soucis dans le monde actuel sont dus à un manque de compréhension.

Voyager de cette manière, c’est à notre échelle, améliorer le monde..

En ce qui concerne son futur, Maxime va travailler pendant 1 an et compte repartir en septembre 2018. Il se voit bien alterner travail et voyage, ne pas trop rentrer dans le moule et subir la routine. Il a envie de découvrir de nouveaux jobs et rester libre de partir quand il en a envie.

Merci d’avoir écouté l’épisode #072 du podcast !

michael-pouce-articleMerci d’avoir pris le temps d’écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l’épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention.

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– Michael

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Michael

Auteur et Entrepreneur nomade, Michael est le créateur de Traverser La Frontière. Passionné de voyage, il a créé ce site pour aider et inspirer tous ceux qui ont envie de voyager, partir vivre à l’étranger et changer leur vie.

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