Traverser la frontière

TLF 006 | Thibault nous explique comment louer des villas à Bali

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Pour ce sixième épisode du podcast de Traverser La Frontière nous accueillons Thibault Masson qui vit entre Bali, St Barth et Paris.

Thibault possède plusieurs villas sur des îles paradisiaques (à Bali et à St Barth) qu’il loue aux touristes. Il nous explique pourquoi il s’est lancé dans cette aventure et comment il fait pour gérer son activité.

Écoutez directement l’interview :

Ou téléchargez l’interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous)

Au fait c’est quoi ce podcast ?

L’idée est super simple : chaque semaine je vais interviewer des Français qui ont décidé de vivre à l’étranger. Qu’ils soient expatriés, créateurs d’entreprises, freelances, nomades digitaux, vivant de leurs passions …

Le but est de rencontrer un maximum de personnes, aux métiers/activités différents, vivant aux quatre coins du monde et dans les domaines les plus larges possible.

Le tout pour vous inspirer et vous donner des conseils si vous aussi avez envie de voir ailleurs et de partir vivre à l’étranger.

Chaque lundi matin un nouvel épisode d’environ 30 minutes sera en ligne.

À propos de l’épisode #006 (Spécial Bali)

Cet épisode est consacré à la location de vacances et plus particulièrement des locations de villas sur des îles paradisiaques comme Bali en Indonésie ou bien Saint Barthélémy dans les Antilles.

J’ai rencontré Thibault Masson lors de mon séjour à Bali, il m’a chaleureusement invité à passer une journée dans sa villa (la photo ci-dessous) pour réaliser l’interview.

Thibault est spécialisé dans la location de villas et dans cet épisode il va nous expliquer pourquoi il s’est lancé dans ce business, les détails de ses 4 villas ou comment il faut la promotion de ses villas. Nous abordons aussi le sujet de la création d’une entreprise à Bali et ses complications, ainsi que la gestion des journées de boulot en vivant au paradis …

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Magnifique villa de Thibault à Bali

 

Ce que vous allez apprendre dans cette interview avec Thibault :

  • Pourquoi il a créé sa première entreprise dans la mode
  • Comment Thibault gagnait de l’argent avec ses blogs
  • Pourquoi Thibault a acheté sa première villa à St Barth
  • Le prix ahurissant auquel se loue une villa à St Barth en haute saison
  • Dans quelle banque Thibault a-t’il pu obtenir un financement pour acheter sa villa à St Barth
  • Le déclic de son installation à Bali
  • Comment il a décidé de faire de la location de villa son activité à plein temps
  • Pourquoi un Français ne peut pas posséder de propriété en nom propre à Bali
  • La spécificité de la loi indonésienne pour la construction immobilière
  • Pourquoi se marier avec une personne indonésienne peut-être risqué
  • La discipline que s’impose Thibault pour être plus productif
  • La journée type de Thibault pour gérer son activité
  • Quels podcasts écoute Thibault
  • Les différents canaux de vente pour louer ses villas avec des chiffres précis
  • Un élément essentiel pour réussir sa location de vacances
  • Pourquoi gérer des villas de vacances n’est pas si facile

Comment écouter cet épisode ?

Les liens de l’épisode :

Merci d’avoir écouté l’épisode #006 du podcast !

Merci d’avoir pris le temps d’écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l’épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, j’écoute avec attention ce que vous me dites !

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– Michael

Retranscription de l’interview

Bonjour Thibault

Bonjour Michael

Ça va ?

Bien et toi ?

Ça va. Merci de m’accueillir dans ta magnifique villa aujourd’hui à Bali, et merci surtout d’avoir accepté cette interview pour parler un petit peu de ton expérience.

Écoute, c’est un plaisir, tu as fait toute la route depuis la côte pour arriver jusqu’à cette maison sur la plage sauvage. J’apprécie beaucoup d’avoir de la compagnie notamment pour nager dans la piscine de 30 mètres.

Oui, tu es un petit peu seul au monde quand tu habites là. Est-ce que tu peux commencer par te présenter rapidement, dire un petit peu qui tu es, qu’est-ce que tu fais ici ?

Très bien, donc je suis français, j’ai 39 ans, je vis en fait entre les Antilles et l’Indonésie, c’est entre l’île de saint Barthélémy aux Antilles et l’île de Bali en Indonésie. Pourquoi c’est deux îles ? Parce que dans chacune de ces deux îles, j’ai des maisons, des villas, que je loue aux touristes. En gros, je fais de la location de vacances et le principe pour moi est assez simple. Quand c’est la basse saison sur une île, c’est généralement la haute saison sur une l’autre donc, moi je migre et je laisse la place aux touristes pour qu’ils puissent louer mes maisons.

Ça marche, ça me parait sympa comme endroit, pour avoir envie d’y aller vivre. Est-ce que tu pourrais présenter un petit peu ton expérience entrepreneuriale que tu as eue entre 2007 et 2013, donc sur Fashion Fox si je ne me trompe pas.

Exactement, si tu étais venu m’interviewer il y a un an, je n’étais pas du tout expat puisque j’étais encore à paris. Je dirigeais une entreprise où j’avais donc à peu près cinq salariés, plus des freelances, des non-freelances, des stagiaires et je n’étais pas vraiment dans la location de vacances à plein temps puisque j’étais dans la mode, plus précisément dans les blogs de mode. Je n’ai jamais été vraiment été intéressé par la mode en tant que telle, mais plutôt par le marketing en ligne et j’ai récemment trouvé en 2007 qu’il y avait beaucoup de demande pour des contenus liés à la mode sur internet. Il y a beaucoup de gens qui cherchent des contenus, savoir quelles sont les chaussures à porter actuellement ou qui cherchaient des tenus à porter ou trouver des robes en très grande taille par exemple pour les femmes rondes. Et il m’est venu l’idée de créer des contenus des blogs en fait qui répondent à ces demandes donc, finalement d’une demande statistique donc un truc un peu froid, des chiffres, à savoir, il y a beaucoup de gens qui recherchent des pantalons de grande taille pour femme, essayer de les transformer avec des rédactrices.

Transformer un peu des choses âpres, en un très joli contenu, un bon contenu qui expliquerait qu’est-ce qui est de tendance actuellement, où est-ce qu’on peut l’acheter sur internet et puis de là, créer finalement des magazines avec des revenus, on va dire publicitaires. Donc, ça, ça m’a fait de 2007 à 2013, c’est une aventure intéressante puisse qu’on a commencé avec ma première stagiaire dans ma chambre, on a bougé avec mon stagiaire d’après dans la chambre d’amis sous le palier et puis effectivement en 2010, on a pris des locaux, donc, tout ça à paris. Ça c’est l’aventure entrepreneuriale, la première j’ai envie de dire, qui s’est terminée en 2012-2013, puisque j’avais fait le tour de la question et puis on va parler de ça, tout ce qui est location de villa commençait à grandir dans ma tête, dans mes projets et donc j’ai vendu chacun de mes blogs en 2013.

D’accord, juste une petite remarque sur comment tu es arrivé à générer du chiffre d’affaires avec tes blogs. Comment ça se passait parce que, plein de gens ont des blogs, mais du coup, pas tout le monde arrive à gagner de l’argent avec.

Alors, moi je suis un méchant de la catégorie des blogueurs. J’étais un méchant puisque je suis redevenu gentil, c’est-à-dire que, je prends le cas du blog qui marchait le mieux, c’est un blog “Ma-grande-taille.com“ et qui est pour les femmes rondes c’est-à-dire pour les femmes qui veulent s’habiller en taille 44 et plus et ça correspond à 40% des femmes françaises. C’est des femmes qui vont dans des boutiques qui ne vont rien trouver à se mettre. Donc, très naturellement elles vont se tourner vers la vente par correspondance ou la vente sur internet. Au lieu de me dire, voilà le blog c’est ma passion, je veux parler de ce que j’aime mettre en avant, raconter une petite histoire. Ce n’est pas du tout ça, ce que je fais, moi, je partais d’une analyse statistique. Je regardais combien de gens cherchaient tel ou tel contenu, tel mot-clé, par exemple, « botte gros mollet ». Voilà, c’est une vraie demande, ça existe et me dire, à partir de ce moment-là, on va faire des contenus qui y correspondent.

Donc finalement au lieu de me dire, je vais créer un contenu pièce prix et s’adresser à quelqu’un, je me disais plutôt, cherchons ce que les gens sont en train de rechercher, donc ce qui intéresse déjà, créons un contenu qui réponde à cette demande, et surtout je vais créer ce contenu-là si derrière moi, je sais en fait trouver un partenaire commercial qui vend justement par exemple ces bottes pour mollet fort. Ce genre de partenariat fait qu’une fois que les gens ont lu un article sur mon site, ils vont cliquer sur le lien et bien voilà la botte gros mollet, vous les trouvez chez, je ne sais pas au hasard, la redoute. Le lien les amène sur la redoute et en fait avec la redoute, on a un accord qui s’appelle de l’affiliation qui fait que s’il y a une vente, je touche une commission, de 5 à 15% sur la vente. Donc, ceci me permet de gagner de l’argent finalement en conseillant en termes de mode les lectrices et puis je ne touche une commission au final que si mon conseil est vraiment valable, elles ont aimé le conseil, elles ont aimé également l’offre qu’on a mis en face. C’est de l’affiliation, ce qui permet en fait d’avoir un blog de mode, qui donne des conseils qui entre guillemets vend des choses, mais finalement ce sont mes partenaires qui vendent donc je n’ai pas besoin de stocker ce qui me permet de prendre beaucoup moins de risque.

Ça marche, merci pour cette précision. En 2012-2013, tu as revendu tes différents blogs pour te lancer à plein temps dans la location de villa pour les vacanciers. Mais la première villa que tu as achetée, c’était il y a 15 ans c’est ça ? Tu avais déjà acheté une villa pour la louer ?

Exactement, je suis tombé amoureux de Saint Barth, on avait une très belle vue dans une maison à Saint-Barth. Une vue très belle sur la mer, mais pas une vue ennuyeuse avec juste une mer plate, je veux dire que sur la gauche on voit toute une baie qui se dessine, c’est la baie de Saint Jean, devant soi, on a des îles et puis l’île de Saint-Martin au fond et sur la droite, la grand bleue, la mer, au fait l’océan atlantique. Donc ça, cette vue-là, je trouvais ça absolument incroyable. Le seul souci, c’est que je ne pouvais pas me payer la maison qui allait avec la vue. En même temps je me suis mis à discuter avec les gens de l’île et j’ai compris que saint-barth est un marché assez intéressant puisse qu’il y a très peu d’hôtels, mais il y a surtout beaucoup de villas, c’est un lieu touristique où 80% des gens qui vont rester à Saint-Barth, ils vont vivre, ils vont louer une villa et donc, ça veut dire que quand on va acheter une maison finalement, si on est comme moi, résident métropolitain, on peut très bien se dire que toute une partie du prêt pour acheter la maison, je vais pouvoir le rembourser grâce aux rentrées de ces locations.

Typiquement, ma villa qui s’appelle la villa Domingue, elle se loue 6000 dollars la semaine, mais à Noël, elle va se louer 30.000 dollars la semaine. C’est dire que bien évidemment, moi je ne viens jamais à Noël puisque ce qui m’intéresse c’est gagner assez d’argent pour payer le prêt qui m’a servi à acheter la maison. Moi je viens en saison creuse, qui sont juillet et août, et ça tombe bien d’ailleurs, puisse qu’à Bali où j’ai une autre maison, c’est une saison haute en juillet et août donc je fais bien aller aux Antilles en ce moment-là. C’est comme ça que ça a commencé c’était un peu ça un business, puisque ces locations, elles se faisaient là. J’ai sur place une gouvernante qui fait un peu le ménage, qui prend en charge les clients, mais au final, les locations, c’est la recherche de clients, la gestion des clients est des agences de villas sur place qui font le travail. C’est vraiment différent de ce que je fais aujourd’hui où je suis vraiment en direct sur les locations.

Sur cette première opération, tu peux me dire un petit peu comment ça s’est financé parce que je suppose que cette villa ne devait pas forcément être donnée. Comment tu as réussi à l’acheter pour ensuite la louer ?

Alors la chance que j’avais, c’était une villa qui était une villa d’habitation, au fait c’était une famille qui habitait là. Donc, elle n’était pas super terrible, la vue était très belle, vraiment la vue est toujours très belle, unique, mais la maison était ma foi, c’est plutôt une maison d’habitation, je veux dire qu’il y a une grande différence entre une maison qu’on fait pour soi et une maison qu’on fait pour les locations.

Je prends un exemple. La maison, j’ai dû la transformer parce qu’il a quatre chambres. Ce que vous voulez si vous vous avez un bien à louer, qui a quatre chambres dans un marché comme saint-barth, souvent c’est un groupe d’amis qui va venir, quatre couples. Ce qu’il faut quand les quatre couples vont passer là, une semaine, à la fin, ils vont partager l’addition et vous ne voulez pas créer de tension, parce qu’un couple a eu la chambre, la meilleure, les deux autres couples ont eu une chambre moyenne et puis le quatrième a eu une espèce de mauvais cagibi, ce qui fait qu’ils se retrouvent le soir au lit et disent : « Tu as vu les autres, ils ont eu une superbe chambre, mais nous, on a rien, mais on paie tous le même prix. » Ça c’est garantie d’avoir de mauvaises vacances. Donc, les gens, quand ils vont louer votre maison, quand ils vont regarder des photos, ils vont se dire, est-ce que les chambres- sont équivalentes, ce n’était pas le cas. Ce qui a pris plusieurs années pour retaper, retransformer ça pour que d’une maison d’habitation, où il y avait une chambre des parents, une suite parentale assez grande, une chambre des enfants plus petites, remodifier ça pour que ce soit quatre chambres assez équivalentes de prestation. Donc, c’est ce qui fait un peu la différence entre une maison d’habitation et une de vacances, je crois. C’est ma vraie maison parce que moi j’habite Saint Barthelemy maintenant. C’est ma maison, mais je la donne également à louer et elle est pensée pour des touristes.

Comment as-tu financé l’achat de ce bien.

Une fois que moi-même j’avais compris ça, j’ai compris qu’il fallait financer l’achat du bien et au fur et à mesure ça donne des travaux à financer. À l’époque les banques en France métropolitaine ne comprenaient pas ce que c’était saint Barthélémy. Où ça se trouvait, c’était loin, même si la France ce n’est pas vraiment la France, donc en bref, il se trouve qu’heureusement sur place il y a des filiales des banques françaises, c’est aussi la France, mais c’est un petit peu différent, par exemple c’est la BNP Guadeloupe, qui est une filiale de la BNP Paribas, qui est ici à saint Barthélémy. Eux connaissent très bien ce schéma de prêter de l’argent pour acheter une villa parce qu’en face, je vais dire, il y a un carnet de commandes, il y a une prévision assez simple de rentrer des locations. Ils savent et pas besoin de leur expliquer ce que c’est qu’un marché de location par semaine, ce que c’est que Saint Barthélémy, que pendant trois semaines en noël, les prix deviennent dément, et que la saison c’est sur quelques mois, enfin, que prennent un trimestre potentiel ce qui fait qu’ils vous prêtent beaucoup plus facilement que le font les banques en métropole. Donc c’est comme ça que le deal s’est fait. Les gens à Saint-Barth sont des gens très travailleurs qui ont une culture du travail, ce qui fait que, ma foi, c’est assez simple d’entreprendre là-bas. Tout ce qui est, on va dire le gouvernement local est très disposé à faciliter le travail des gens, tous ceux qui veulent entreprendre pour travailler, mais rien n’est facile, il faut dire que la vie est dure là-bas.

Aujourd’hui, on est à Bali. Comment est-ce que tu as atterri ici, puisque tu avais une entreprise à paris, tu avais une location de villa à Saint-Barth, et maintenant on se retrouve en Asie.

C’est un bon point, le plan que j’ai toujours dit dans ma tête c’était : “Je ferme ma boite, je revends ma boite, et je pars vivre à saint Barthélémy“ parce que ça fait quinze ans que j’y viens, j’ai beaucoup d’amis là-bas, j’y fais du sport, je me suis intégré. J’ai dit que je voulais aller vivre là-bas. En plus je m’étais dit que saint Barthélémy étant sur le même fuseau horaire que sur New York, comme j’ai une culture un petit peu américaine, par mes études aux Etats Unis, ce ne serait pas bête de faire à nouveau un e-business. Un nouveau business en ligne qui dessert les États Unis, depuis saint Barthélémy. Ce que je n’ai pas précisé c’est que parmi mes blogs en fait, une partie de mes blogs était également destinée pour le marché anglais, pour le marché américain. Donc je m’étais dit, pourquoi pas à terme, continuer par vivre à saint Barthélémy en gardant la partie anglophone de mon business et en vendant la partie francophone à des Français. Mais le problème effectivement c’est qu’entre temps, je suis tombé amoureux de nouvelles vues. Là, on est en face je pense que tu es témoin, on a une vue qui est absolument démente, sur la plage qui est très différente de Saint-Barth. C’est du sable noir, ce n’est pas du sable blond, c’est très beau, c’est une plage sauvage, avec mon seul bâtiment, c’est juste démentiel.

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Comment tu es tombé dessus ?

Un peu par hasard, j’ai des amis qui ont construit une villa ici, dans la région de Tabanan, une région qui est à l’ouest de Bali, qui est assez loin, on est à une heure, une heure et demie de tout ce qui très touristique, ils m’ont invité à venir passer une semaine chez eux. Comme je n’avais aucune envie d’aller à Bali par moi-même, je me suis dit, c’est dommage de ne pas avoir envie, je vais en profiter je suis invité et bien allons-y, comme ça, j’aurais une fois vu dans ma vie Bali. Je suis arrivé à l’aéroport, j’avais absolument détesté les embouteillages, les constructions, ce n’est pas du tout ce que j’imaginais et puis en arrivant chez eux dans cette région ici où est actuellement, je suis juste tombé amoureux, j’ai vu cette plage vide, le sable noir, le soleil qui fait miroir, des flaques d’eau sur le sable, c’est juste incroyable, les rouleaux, enfin, c’est beau et puis, il y a des vraies villas, une vraie campagne, des rizières. Et malheureusement pour moi effectivement, je me suis dit, mais c’est très beau ici. J’ai marché sur la plage et je suis tombé sur un petit terrain en pente. C’est ça ce terrain sur lequel on est là, qui surplombe sur la mer, et il était en vente. Il y avait un paysan qui était au champ et qui dit, mais oui, ce terrain est en vente et d’ailleurs c’est le mien et donc, c’est mon voisin, il s’appelle monsieur X, que j’ai encore vu ce matin en faisant du vélo et il m’a vendu le terrain. C’est comme ça que je me suis retrouvé à Bali, d’ailleurs c’est comme ça que j’ai pu commencer à me dire qu’entre gérer la construction à Bali, gérer également la location à Saint-Barth, ça devenait de plus en plus difficile de gérer un business à paris.

Malgré tout, cinq employés à paris, si on n’est pas physiquement là au bout de trois semaines, ce n’est juste pas pareil. Disons que la productivité n’est pas la même, mais avec toute la meilleure volonté du monde si vous n’êtes pas pour prendre des initiatives en tant que vous êtes responsable de la boite, du boulot, ce n’est pas pareil, vous avez trop de différences de travail, la tête est ailleurs, vous n’êtes pas physiquement là pour pousser l’équipe. Ça m’a juste insisté encore plus finalement à me séparer du business à paris et à finalement me dire, faisons de la location à plein temps, puisque quelque part, il fallait que j’invente un mode de vie, me dire que voilà, j’ai des maisons à Bali, j’ai des maisons à Saint-Barth, qu’est-ce que je vais bien pouvoir inventer comme façon ou moyen de vivre qui corresponde à ça ? Ce n’est pas forcément évident alors je ne plaisante pas, j’ai pensé un moment à lancer une ligne de maillot de bain en me disant, je suis sur deux îles tropicales, des noms qui font rêver saint Bar-Bali, ce n’est pas bête comme nom. Après je me suis renseigné, je me suis rendu compte que faire des maillots de bain, c’est hyper technique, et hyper compliqué, et puis de toute façon, il aurait fallu que j’y aille en Thaïlande parce que les designers sont en Thaïlande, ça allait être très compliqué, du coup, pour vivre enfin entre Saint-Barth et Bali, il fallait que je vive dans un troisième lieu qui était la Thaïlande, ça devenait surement n’importe quoi. Et donc tout simplement, j’ai repensé à mes maisons et je me suis dit, faisons-en, un vrai business, à plein temps. Donc ça voulait dire, ne pas passer par des intermédiaires, mais essayer de faire tout en direct pour pouvoir capturer le plus possible, des marges et avec ces marges-là, ces commissions que je ne verse plus aux intermédiaires pourra fait vivre moi sur ce business.

Tu as acheté un terrain, ici au bord de la plage à Bali. Comment ça se passe concrètement, tu as acheté le terrain, tu as construit ta maison, la villa, c’est quoi le processus pour engager des gens, c’est quoi la procédure administrative pour tout ça ?

C’est une bonne question pour tous ceux qui écoutent et diraient, on va se mettre à faire la location à distance, dans un pays lointain. D’abord j’ai eu de la chance quelque part parce que j’ai commencé par une location à distance, mais à saint Barthélémy qui est française, qui est une île française donc, ça veut dire que quelque part, par notion de gérer à distance,$. J’ai appris à faire à faire face à une partie des problèmes, qui est, de savoir trouver la bonne personne sur place qui peut s’occuper d’une maison, il faut savoir ne pas paniquer si on vous appelle tard dans la nuit parce que du coup il y a un cyclone qui arrive sur l’île, ou il y des choses imprévisibles, des coupures d’électricité, ou il y a un gros ennui, il y a un client qui s’en va, il faut faire une ristourne à tout pris au moins 40%, qu’on est OK ou pas OK, tout ça, c’est la gestion du business à distance et je l’ai appris, mais la chance c’est que c’est sur une île française donc, il a des lois que je connaissais. Avec Bali effectivement, on parlait de ça tout à l’heure, on déjeunait ensemble un peu avant cet entretien.

L’Indonésie a évidemment des lois propres et j’encourage chacun qui va vouloir acheter une maison à l’étranger évidemment d’aller parler à d’autres Français ou d’autres francophones qui ont fait cette expérience ou parler à plusieurs agents locaux, parce que si je prends par exemple de l’Indonésie en fait, un français enfin un étranger en tout cas, non Indonésien ne peut pas posséder en nom propre un bien immobilier en Indonésie. Vous ne pouvez pas. Vous n’êtes pas prioritaire, je ne suis pas propriétaire de mes maisons. Au fait, il y deux régimes qui s’appliquent. Il y a le régime d’une liste de location, c’est-à-dire que vous pouvez bien entre guillemets trouver un Indonésien et lui louer un terrain par exemple pour 75 ans et donc, ce terrain-là, vous le louer, vous y faites dessus ce que voulez, vous construisez une maison et puis au bout de 15 ans par exemple, vous pouvez revendre cette maison à quelqu’un d’autre. Simplement au bout de 75 ans, tout ce terrain, et tout ce qui s’y trouve, construits reviendra au propriétaire. Donc, ça veut juste dire que quand vous faites la valorisation de la maison, il faut tenir compte de la superficie du terrain, de ce que vous avez construit également la durée restante de votre liste, donc ça finalement c’est un choix assez simple assez peu engageant, vous achetez quelque chose, vous savez à quoi vous vous engagez, à quoi vous vous tenez, tout est clair, il y a un contrat.

Il y d’autres systèmes qui existent par exemple, l’autre système pour être propriétaire, c’est un simple nominee. Un nominee, c’est quelqu’un que vous nominez, un représentant si vous voulez. Au fait c’est un système dans lequel vous vous associez avec un indonésien pour acheter un bien ou un terrain par exemple. Vous allez en avoir 49% et lui, il va en avoir 51% ainsi lui, il est bien majoritaire donc c’est bien un indonésien qui est bien majoritaire de la propriété et vous n’êtes qu’un investisseur minoritaire. Même si c’est vous en réalité qui avancez tout l’argent pour toute la maison, il est bien clair qu’aux yeux de la loi, c’est l’indonésien qui est propriétaire donc, tout le contrat et tout ce qui se fera, le téléphone, l’électricité et tout ce que vous voulez, c’est bien lui qui va tout négocier. Ça, c’est un peu compliqué, il faut vraiment bien fixer son contrat pour bien connaitre le nominee que vous choisissez, parce qu’il y a des risques ; il y des risques à faire cela. On parlait tout à l’heure également de mariage, je pense que je peux en parler en deux mots. Il y a beaucoup de Français, des étrangers, qui ont des business en Indonésie et qui ont eu la chance de tomber sur une une femme, ça peut être un homme, sur une femme Indonésienne avec laquelle ils se sont mariés, et ça facilite bien les choses puisse qu’elle en étant Indonésienne peut donc en ce moment-là contracter pour leur maison et aussi pour le business. Le seul souci c’est qu’évidemment, les choses de la vie étant ce qu’elles sont, si jamais on divorce, c’est là que ça devient compliquer parce que si vous êtes un homme et que tout est au nom de votre femme et que, aussi bien la maison, la voiture, que le business, vous perdez tout puisque par la loi, vous n’êtes pas propriétaire même si vous étiez le mari. Parce que vous n’êtes pas indonésien. Quand on se marie avec une Indonésienne, on ne devient pas indonésien, il n’y a pas d’ouverture de nationalité. Voilà, c’est très compliqué et en pratique, ça n’existe pas. À nouveau mon conseil porte sur l’Indonésie, mais aussi bien sur d’autres, acheter à distance, construire sur des terrains sur une île française, finalement les lois sont à peu près les mêmes que nous, il n’y a que quelque chose à la marge, quelque chose un peu différente. Par exemple, sur l’île de saint Barthélémy les lois sur les cessions sont un petit peu différent, mais, tout ça est très clair et très écrit. Dans d’autres pays, vraiment, renseignez-vous. Il se peut très bien que pour vous, ça ne soit pas évident de revendre le terrain et quelque chose qui ne se revend pas, ça a une valeur de zéro, il faut toujours s’en souvenir.

Merci pour cette mise au point. Du coup, tu gères actuellement quatre villas, deux à Bali et deux à Saint-Barth. J’aurais aimé savoir comment tu t’organises pour gérer tout ça et quelle est ta journée type dans cette activité de location de villa ?

Alors, comme je l’expliquais, d’abord il y a là où je me situe dans une journée type, donc c’est soit à Bali soit à Saint-Barth. En gros si c’est la basse saison, à saint Barthélémy, en juillet et août, je suis à saint Barthélémy. Quand mes journées vont commencer, c’est que si je ne m’impose pas une discipline, je ne vais rien faire, ce n’est pas que je ne vais rien faire de la journée, mais ça ne va pas être aussi productif que ça ne pourrait l’être. Ce que je veux dire par là, c’est qu’aussi bien pour le travail que pour le sport, si je ne m’impose pas des règles, des contraintes, je ne vais pas pouvoir être assez productif parce qu’après tout je vis dans un endroit de rêve, où j’ai des amis, où j’ai des choses à faire ou il faut gérer des maisons et si je ne me dis pas, à telle heure, tu fais ça, ça ne marchera pas. Par exemple, chaque matin ou le soir, je commence par du sport. Pourquoi ? Parce que si je commence par le travail, je me connais, je vais travailler travailler travailler, et je vais toujours trouver une bonne raison pour continuer par travailler. Il y a toujours des choses à faire. Il y a toujours un travail à faire, on peut faire plus, on peut toujours publier un contenu, écrire un article sur Bali, ou toujours remodifier le guide de “Bienvenue à la maison“, mais si je ne commence pas par le sport, je n’en ferai pas toute la journée donc, ma première règle, c’est que je commence par du sport. Ça a l’air bête, mais d’un côté, c’est une des raisons pour lesquelles je suis venu vivre ici. C’est parce que j’aime bien nager, j’aime bien marcher, et je veux profiter d’où je suis, si c’était pour rester enfermé je serais bien resté à paris. C’est bête, mais si on ne se force pas à profiter du lieu où on est, on n’en profite pas et simplement au bout d’un moment on se dit, mais pourquoi j’ai fait tout ça ? Donc c’est la première règle.

La deuxième règle également ça veut dire également que quand je vais travailler, je vais avoir de règles assez simples. Je sais que le matin, je vais travailler sur mes canaux de vente. Je peux vous dire quoi, mais je sais que par exemple, le lundi, ça va être je revois tous mes canaux de vente, un canal de vente, un point, par exemple, un site comme Airbnb ou un site homeaway où j’ai publié une petite annonce pour mes villas. Tous les matins, je travaille et améliore mes canaux de vente. Essayer de revoir toutes les photos sur les sites, m’assurer qu’elles sont à jour, peaufiner un peu les textes ou contacter pourquoi pas une nouvelle agence ou faire une promo, et relier cette promo-là sur différents endroits ou améliorer mon propre site internet. Donc, c’est les canaux de vente. Parce que ça a un lien direct avec mon business, si je m’occupais des canaux de vente et que ce n’est pas à jour, ou je n’améliore pas ça, je ne peux pas augmenter mes ventes et l’après-midi, ça va plutôt être tout ce qui est un peu marketing, contenu. Ça va être, d’animer les réseaux sociaux. J’ai deux blogs, un qui s’appelle http://www.sainthbarth.com et un autre qui s’appelle http://www.realbali.com. C’est deux blogs qui parlent de destination, qui parlent de Bali, qui parlent de Saint-Barth. Il faut publier un contenu. Ou alors il faut que je crée un petit diaporama sympa qui, va parler un peu des environs de la maison ou, je vais sur Twitter, je vais essayer de trouver des gens intéressants ou des contenus assez intéressants, sur la location ou sur Bali, et le partager avec d’autres. Donc, c’est tout une pratique de contenu qui est intéressant pour moi, parce que je veux être vu comme un expert de Bali, un expert de Saint-Barth pour que les gens après me trouvent ou que des journalistes par exemple, qui veulent trouver quelqu’un à interviewer, disent tiens, on cherche un expatrier qui vie à Bali. C’est un peu tout ça donc finalement, mes journées vont être pensées comme ça et je vais essayer le soir également de faire du sport à nouveau, donc soit d’aller nager ou soit faire de la gym, mes maisons ont toutes les deux une salle de gym. À nouveau c’est une petite violence que je me force à partir, je me dis à chaque fois, voilà, il est six heures, tu arrêtes de travailler, tu vas manger à sept heures. Et comme ça, mes soirées, en fait les deux maisons sont à peu près sur les tropiques, en fait Bali est sous l’équateur ça fait que les journées sont assez court, comment dire ça ? Le jour se couche assez tôt pour nous parce qu’il se couche en général vers six heures et demie à Saint-Barth et à Bali. Je dine tôt et je vais me coucher tôt et voilà, pour être au lit à dix heures. Ça peut paraitre assez affreux, mais je me lève à six heures également et ça veut dire tous les matins entre six et huit je m’éclate, soit, marcher, soit faire du vélo, faire du sport donc finalement, j’ai une assez belle vie et j’en suis conscient.

Je confirme, l’endroit est vraiment magnifique ici. Pour les personnes qui s’y connaissent un peu en location de biens immobiliers, quels sont tes différents canaux de vente et comment fais-tu pour avoir des gens dans tes villas ?

Alors, je touche du bois, parce que j’en ai un peu, mais, ce qui est intéressant c’est que, quand je dis que je venais du secteur des blogs de mode, la location en plein temps, ce n’est pas forcément évident puisque je vais m’appuyer sur des agences pour le faire pour louer la maison. Alors je suis, on relâche un peu le fanfaron au micro en disant, j’ai des maisons, tout va bien, mais je veux dire, j’ai beaucoup balisé, parce qu’entre les prêts sur le dos à rembourser, c’est comme tout le monde qui lance un business, c’est tous des obligations envers les employés, envers les investisseurs, ou envers des banques. Donc je balisais un peu et dans ces cas-là, il faut agir. La seule façon, c’est de voir des gens qui réussissent, comprendre comment ils font, et essayer de transposer leur recette. Voilà, il faut être, humble, et se dire voilà, on ne sait pas tout. Oui, j’ai fait du marketing en ligne, oui j’ai vendu une société, mais sauf que ça n’a rien à avoir. Donc, voilà, j’ai pris mon crayon mon stylo un papier et je me suis mis à trouver des bonnes choses comme informations. En général, ils sont anglophones comme beaucoup de choses sur internet, il y a des podcasts, alors à nouveau, ceci est un peu intéressant, il y a d’autres podcasts qui existent également sans doute sur votre domaine d’action, par exemple dans la location de vacance, il y a des podcasts très intéressant qui s’appelle vacation rental success. C’est des gens très biens qui chaque semaine, vont interviewer des experts, soit des soit des gens qui ont des maisons, soit des gens qui ont une police d’assurance pour location, soit des gens qui proposent des solutions pour gérer l’ouverture de vos portes à distance, pour vos clients. Enfin bref plein des trucs différents qui ne sont sans doute pas intéressants pour vous qui n’êtes pas dans ce domaine-là, mais je vous assure c’est vraiment intéressant. Aller trouver des blogueurs intéressants, ou acheter des livres intéressants, écouter les podcasts, c’est très intéressant, c’est des informations généralement gratuites. Sur Twitter, j’ai repéré tous ces gens-là, ces gens qui savaient des choses sur la location et je les ai contactés, un, pour les remercier de leurs contenus, et puis également, j’ai retwitté beaucoup de choses intéressantes qu’ils faisaient. Ça m’a vraiment aidé à comprendre un peu comment fonctionnait le business.

Ce que j’ai compris et c’est vrai, c’est que finalement les canaux de vente vont vraiment dépendre de plein de facteurs. Si je suppose qu’une vente existante, il y en a plein, il y a par exemple votre propre site en direct, vous avez un site internet sur lequel vous allez vendre votre maison. Afin, parlant de maison, quand je dis, la vendre c’est la louer bien sûr. Il existe également des sites sur lesquels vous allez lister votre maison, des sites d’annonce, Airbnb par exemple, homeaway qui sont les plus connus dans le monde. Il va y avoir également des agences dont le métier c’est prendre des villas, vous représenter, aller démarcher des clients, elles vont souvent, ces agences-là que vous voyez sur internet. Par exemple, à Saint-Barth, ma nouvelle maison qui est une chambre de deux personnes, je me suis mis en cheville avec un hôtel de luxe, qui a une douzaine de chambres et cet hôtel-là, quand il y a une treizième chambre qui est demandée, ils n’ont pas de chance alors ils vont dire non. Et bien au lieu de dire non, ce qu’ils font maintenant, c’est qu’ils dirigent le client vers chez moi parce que finalement j’ai un produit qui ressemble un peu à une chambre d’hôtel, à une suite d’hôtel, c’est une chambre. C’est une maison avec une chambre avec un salon, une piscine et en échange, le client qui va prendre cette chambre-là va dans ma villa donc va pouvoir avoir accès à l’hôtel, à la piscine de l’hôtel au restaurant de l’hôtel et d’autres choses.

Donc, les canaux de vente existent, mais selon la maison, c’est tellement différent. La maison à Bali, j’ai voulu faire tout en direct, donc 40% des locations vont se faire via mon site, 40% via les sites d’annonce, et 20% viennent des agences. Alors que la première maison à Saint-Barth, la villa Domingue, depuis le début, c’est avec des agences avec lesquelles je travaille bien, je ne mets pas du tout ma relation en cause, et pour l’instant, ça reste à louer, 100% par les agences. L’autre exemple que j’ai, j’ai une petite maison sur à Bali, la villa Adagian, c’est proche du Seminyak, c’est proche du centre. C’est proche de la ville entre guillemets et ça marche super bien sur Airbnb parce qu’Airbnb laisse une configuration utilisateur qui ont commencé à louer beaucoup de chose dans les villes, à paris, à Londres et tout ça, qui sont plutôt jeunes et finalement un bien qui n’est pas trop cher et qui se trouve près d’une ville entre guillemets. Ca va bien marcher donc, cette petite villa va bien marcher alors que, la villa de plage où est actuellement et qui est une villa plus de luxe, qui est plus grande et plus loin, elle ne marche pas vraiment pour Airbnb parce que ce n’est pas la même cible. C’est selon qui vous visez ou également selon le type de produit que vous avez, le type de maison évidemment, le canal va être différent, il faut bien le savoir et parfois, c’est testé.

Tout à l’heure tu donnais le conseil de bien s’informer sur la législation dans les pays où on souhaite s’installer. Le deuxième conseil est de tester ces canaux de vente. Aurais-tu encore une ou deux astuces pour ceux qui veulent louer une villa?

Les photos sont essentielles. Ca parait bateau de dire ça, mais c’est le jour et la nuit. Je me suis planté quand j’ai lancé cette maison, dans laquelle on est actuellement, je l’ai lancé en début juin 2014. Là où je me suis planté, c’est-à-dire que les photos reflétaient ce qui était la maison. Un homme célibataire qui fait sa propre maison avec des tons finalement assez sobre, un peu belge foncé c’était assez masculin, voilà, urbain masculin. Moi j’aime beaucoup forcément. Mon seul souci c’est que je ne suis pas mon client. Généralement, c’est une femme qui va louer la maison, et elle, ce qu’elle voudrait, c’est des choses puissent se projeter plus facilement. Si votre photo reflète quelque chose qui ne parle pas à votre clientèle, elle va passer, il y a des centaines d’autres maisons à louer à Bali. Du coup, la bonne astuce, c’est que j’ai fait venir une amie, à la maison, une amie américaine et elle, j’ai de la chance qu’elle soit très dans le monde du luxe. Elle est venue et elle a acheté des cousins. Ça a l’air bête, mais des cousins colorés. Des cousins oranges dans le salon, on le voit bien des cousins oranges des cousins verts et c’est absolument dingue, mais deux vases avec des fleurs, des cousins colorés et tout à coup, mettre des objets un peu plus sympa pas surement des livres, mais des objets un peu plus sympas, des toupies traditionnelles de Bali, des vases de Bornéo, des petits oiseaux en céramique sans que ce soit chichi, mais des jolis objets à regarder dans les bibliothèques. Ça rend les choses un peu plus féminines peut-être, mais en tout cas, ça correspond beaucoup plus à la cible. Un, ça a marché mieux et puis deux également je vais dire que la première photo que j’ai prise, je l’ai faite moi-même, j’ai écrit à un magazine, un magazine français pour être publié, un magazine de déco, la rédactrice en chef m’a contacté et m’a dit, j’adore votre maison, c’est absolument super, mais je ne publierai pas l’article dessus. J’étais un peu vert en lisant et puis je suis passé du vert au rouge de honte en continuant à lire, puisse qu’elle m’expliquait pourquoi avec un long email : Vos photos de l’extérieur sont très belles, mais de l’intérieur c’est moche, ça ne donne pas envie, c’est trop dur, il y a trop de blanc, trop de vide. Ne faites pas de photo en éclairant tout la nuit, c’est juste horrible on dirait juste une salle d’opération d’une clinique. Je transpirais en lisant ça et j’avais vraiment honte et à nouveau, il ne faut jamais croire qu’on est son propre client.

À nouveau, les choses s’apprennent donc, il faut faire venir un photographe professionnel, si vous n’êtes pas de goût comme moi, en tout cas pas de goût, si vous avez besoin d’aide, faites venir quelqu’un, ayez un œil externe, et je peux vous dire que j’ai écrit à cette femme-là, la rédactrice en chef pour lui dire, je m’engage en septembre que je vous écrive, je renvoie une nouvelle photo, ce que j’ai fait en septembre, les photos ont été publiées et sont beaucoup plus sympa, il y a des photos maintenant avec le lit, sur le il y a un petit plateau qui est là avec deux tasses à café remplies, il y a la baignoire en lave de Bali avec le lait rempli et un pétale de rose avec deux cocktails qui attendent. On se projette très bien, elle a reçu ces photos et elle m’a dit, cash et là, elle va sortir dans le mois prochain, dans ce grand magazine de voyage français, décoration et voyage, un article sur ma maison. Donc vraiment mon conseil c’est que les photos sont fondamentales, je réappuis ça d’une autre manière, je discutais avec un employé de Airbnb, et lui, il me dit en gros, quelqu’un qui cherche sur Airbnb, une fois qu’il a entré sa destination, où il va, sa date, il va regarder trois choses dans l’ordre. Un, le nombre de reviews, de commentaire que vous avez, c’est fondamental. Le nombre de reviews que vous avez, pourquoi, parce que ça va inspirer de la confiance, ça veut dire que d’autres gens y sont allés, c’est beaucoup plus facile. Deux, il va regarder les photos et trois, peut-être qu’il va lire votre texte. Or moi, en général, je faisais l’inverse, dire que ce que je faisais, je mettais beaucoup de temps à faire un texte super intéressant, en français, en anglais. Alors que tous les gens regardent d’abord les photos et regarder les reviews pour savoir si c’est vrai et si on peut s’y fier. Et après votre texte, ils les lisent. Donc vraiment, les photos sont fondamentales. Ce sera, là, la grande astuce que je donnerai pour les locations parce qu’après tout, c’est aussi bien vrai que quand on veut bien vendre une maison ou la mettre en location, c’est la même chose, les photos sont fondamentales.

Merci pour cette confirmation en tout cas, de l’importance des photos. Je voudrais savoir comment tu te projettes dans le futur et si tu avais d’autres projets dans les mois ou les années avenir, des nouvelles villas ou pas ou d’autres projets ?

Oui je compte effectivement construire une quinzaine de nouvelles villas à Saint-Barth. On va dire, non, je n’en peux plus. J’ai lancé cette année cette villa ici à St Barth, à Bali pardon et la fin de l’année, donc j’imagine que quand vous écouterez ça, on aura juste lancé la nouvelle maison à Saint-Barth, la petite maison pour deux personnes. Donc là, ce dont je me rends compte, au final, je pensais que la location, se passe forcément sur internet et ce serait également un business totalement en ligne. Il faut toujours être humble par rapport aux choses, c’est très compliqué déjà avec quatre maisons c’est quatre soucis. Il y a une fuite d’eau dans l’une, il y a l’air conditionné qui ne marche pas dans l’autre, il faut penser à refaire les menus dans une maison, il faut acheter de nouvelles choses, de nouveaux objets, on est au bord de la mer et avoir une maison au bord de la mer, c’est comme avoir un bateau, ça veut dire que tout s’oxyde avec l’air marin.

Ça veut dire que vous achetez une lampe, même si c’est en inox, vous savez très bien que dans deux ans, il faut la remplacer. Vous le savez et si vous ne le savez pas, comment vous le découvrez ? Et vous pleurez un petit, mais au bout de quinze ans, j’avais l’habitude ça je sais qu’ici, les lampes que j’ai achetées, à Bali, même en inox, je sais que dans deux ans, il va falloir les remplacer. Donc, constamment que je vis dans mes maisons en fait, ce n’est pas forcément pour buller, mais c’est vraiment pour travailler parce que gérer les maisons, ça prend beaucoup de temps et ce que je n’ai pas envisagé non plus, est qu’il m’empêche de dire je vais acheter une maison c’est que gérer la demande des clients demande beaucoup de temps parce que chacun est unique. L’un veut organiser un anniversaire de mariage, il faut prévoir une surprise, il faut prévoir un diner à la chandelle au bord de la maison, il faut que je lui demande ce qu’il veut. Il faut que je coordonne ça avec mon manager sur place ou alors, quelqu’un d’autre veut un cours de yoga à la maison, il faut que je trouve prof de yoga, parce que je suis loin de tout malgré tout donc il faut j’appelle le prof de yoga, qu’il vienne. Tout ça, je n’envisageais pas que ça prendrait autant de temps.

Donc, coté maison, je vais m’arrêter là, mais ce que je pense faire-là, ce que j’ai commencé à amorcer c’est de faire tout une dimension finalement de conseil pour d’autres personnes qui voudraient louer ou se lancer dans la location de villa ou location de maison, je me rends compte qu’il y a beaucoup de gens qui se mettent ça avec Airbnb boum par exemple. Beaucoup de gens ont ça en tête donc, il n’est pas impossible qu’effectivement, j’ouvre le conseil à certaines personnes pas beaucoup, certaines personnes parce que je n’ai pas beaucoup de temps non plus, je vais faire ça de manière très précise et qui est une vraie valeur à ajouter pour ceux qui me feraient confiance, ou également je vais mette à leur disposition un peu mes recettes, tout ce que j’ai appris, ou des conseils venants d’autres personnes. Partager ces conseils que j’ai trouvé moins utiles et le partager dans une forme de livre ou magazine, ça on verra bien. Effectivement, ça me trolle dans la tête, mais il faut tout déjà que je réussisse le lancement de ma prochaine maison à Saint-Barth.

On va s’arrêter là, merci encore Thibaut pour cette interview et de m’avoir reçu aujourd’hui dans ta villa à Bali.

Merci de m’avoir écouté et puis si vous voulez me contacter, allez sur realbali.com ou saintbarth.com, je serai ravi pour les locations, c’est tout conseil sur la destination je suis souvent open et je serai ravi de rencontrer tous les francophones qui passent dans le coin. À bientôt

Merci et à bientôt.[/expand]

 

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Michael

Auteur et Entrepreneur nomade, Michael est le créateur de Traverser La Frontière. Passionné de voyage, il a créé ce site pour aider et inspirer tous ceux qui ont envie de voyager, partir vivre à l’étranger et changer leur vie.

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