Traverser la frontière

Comment dépenser moins sur la nourriture en voyage

Cet article est le chapitre 14 du livre Voyage à Durée Indéterminée

La nourriture est le troisième poste de dépense en voyage après le transport et l’hébergement. Il va bien falloir vous nourrir tous les jours, sinon vous n’allez pas voyager longtemps !

Le restaurant est l’équivalent de l’hôtel, mais pour la nourriture.

On pense souvent que voyager équivaut à manger au restaurant, probablement dû à une déformation venue des vacances de quelques semaines, où l’on veut se faire plaisir.

Par contre, manger au restaurant tous les jours pendant des années, cela va compliquer l’équation de votre budget.

Dans ce chapitre, vous allez découvrir tous les moyens alternatifs au restaurant pour vous nourrir en voyage.

1) Manger comme les locaux

Dans des pays avec un cout de la vie plus bas, vous allez remarquer que les locaux mangent comme vous et moi. À part dans certaines régions du monde où malheureusement des personnes meurent de faim, les gens mangent tous les jours et vivent correctement.

Encore une fois, s’ils ont des salaires plus bas et mangent normalement, vous pouvez le faire aussi, pour moins cher qu’en France. Si vous souhaitez manger pour moins cher, faites comme les locaux.

Essayez de répondre à ces questions :

  • Mangent-ils au restaurant ? Chez eux ? Dans la rue ? Dans les centres commerciaux ?
  • Quels aliments sont privilégiés ? Du riz produit sur place ou de la viande importée ?
  • Où font-ils leurs courses ? Dans un hypermarché ou un marché local ?

Observez, demandez et imitez les comportements des locaux concernant la nourriture, cela vous garantira de ne pas dépenser trop d’argent.

Par contre, ne vous attendez pas à manger comme en France.

Chaque pays possède ses particularités culinaires et pour manger le moins cher possible, il faut manger local. Si vous souhaitez absolument manger du saucisson et du camembert importés, cela va vous revenir cher !

Quand j’étais au Brésil, je mangeais du riz et des haricots quasiment tous les jours, il s’agit de l’alimentation de base. Accompagné de viande de porc et de farine de manioc, il s’agit de la fameuse « feijoada ». En plus de ça, les Brésiliens mangent beaucoup de fruits et il est très simple d’obtenir des jus de fruits délicieux (mangue, banane, goyave et autres fruits inconnus en France) pour trois fois rien.

Par exemple, en France on mange du pain tous les jours, cela fait partie de notre nourriture de base. Dans de nombreux pays, vous ne trouverez jamais une bonne baguette comme chez nous, ils ont d’autres habitudes alimentaires.

Bref, attendez-vous à quelques chocs culturels et des petites découvertes pour vos papilles gustatives. C’est aussi ça les joies du voyage.

2) Acheter de la nourriture

Et si vous achetiez directement votre nourriture, votre matière première, plutôt que d’aller au restaurant ? Il s’agit d’une astuce de base, mais tellement importante à intégrer en voyage.

En France, nous allons tous faire des courses pour ensuite manger ou cuisiner chez nous. Vous pouvez faire de même à l’étranger, c’est même fortement recommandé si vous êtes dans un pays où le cout de la vie est élevé.

Que ce soit dans un grand supermarché ou un petit marché local, vous pourrez toujours acheter de la nourriture à l’état brut.

Si vous n’avez pas accès à une cuisine, il y a énormément d’aliments que vous pouvez acheter et manger quand vous le voulez, comme :

  • Des fruits, souvent délicieux, qui apportent une bonne énergie. Mention spéciale à la banane, présente partout dans le monde, pas chère et remplie de vitamines !
  • Des légumes, comme des tomates, des carottes, betterave, concombre, que vous pouvez manger n’importe où.
  • Des fruits secs et oléagineux (noix, amandes…) qui font d’excellents snacks.
  • Du chocolat, des gâteaux ou autres barres de céréales si vous avez un penchant pour le sucre et les aliments un peu moins « sains ».
  • Acheter du pain et de quoi faire des sandwichs, c’est toujours utile pour un bon déjeuner.

Il y a encore plein d’aliments que vous pouvez acheter et qui vont changer selon les pays où vous vous trouvez. Le principe est d’éviter le restaurant qui va revenir cher et privilégier l’achat de votre propre nourriture.

3) Cuisiner

C’est un peu le Saint Graal pour manger pas cher en voyage, celui de cuisiner lorsque vous avez accès à une cuisine.

En faisant vos courses et en préparant vos plats, vous serez sûr de dépenser un minimum d’argent. C’est l’une de mes options préférées en voyage, car elle me permet de manger ce que je veux, de la nourriture saine et pas chère.

En soi, avoir une cuisine en voyage n’est pas si compliqué au vu de toutes les options de logement qui s’offrent à vous. En auberge de jeunesse, en location d’appartement, chez l’habitant ou même dans certaines guesthouses, vous aurez accès à une cuisine.

Pour les plus roots d’entre vous qui partent à pied ou à vélo, l’option réchaud à gaz/essence existe !

Ma recette favorite un peu partout dans le monde est une salade géante. Je vais au marché, j’achète plein de légumes, je trouve toujours un peu de riz, puis j’ajoute du poulet ou des œufs. On lave tout ça, on découpe, on cuit, on assaisonne et c’est parti !

Je me souviens lorsque je suis resté deux semaines dans une guesthouse à Puerto Lopez, sur la côte Pacifique de l’Équateur. Le matin, c’était salade de fruits, le midi j’allais dans un petit restaurant avec un menu du jour à 2€ et le soir c’était salade géante ! Je m’en tirais à moins de 5€ de nourriture par jour sans soucis.

Il est aussi courant de faire de gros repas à plusieurs dans les auberges de jeunesse, souvent à base de pâtes !

Il suffit de trouver d’autres voyageurs motivés pour préparer une bonne plâtrée, tout le monde participe au cout et généralement, cela revient très peu cher. Sans oublier la nourriture laissée par les voyageurs. Il y a toujours des restes ou de la nourriture non utilisée dans les cuisines d’auberge de jeunesse. Que ce soit dans les frigos ou placards, il y a souvent un espace « commun » avec des aliments que vous pouvez utiliser, il faut savoir en profiter !

Dernière astuce pour les buveurs de thé ou café. Vous pouvez très bien emporter avec vous des sachets de thé ou du café soluble, cela vous évitera de les payer au restaurant.

Ne négligez pas vos qualités de cuistot, même si elles sont basiques elles vous seront très utiles et vous permettront de dépenser moins en voyage.

4) Street Food

La nourriture de rue, appelée internationalement « street food » est l’un des ingrédients essentiels pour manger pas cher en voyage. Assez peu répandue en France, la street food est quelque chose de courant dans de nombreux pays, surtout en Asie.

Si vous allez en Thaïlande et ne mangez pas dans la rue, c’est comme venir en France et ne pas manger une baguette. Inconcevable.

Même si en France, on voit l’émergence assez récente de street food avec les fameux food trucks. Cela n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’on peut retrouver à l’étranger. Souvent moins règlementé, plus bordélique et plus authentique.

Comme son nom l’indique, on mange dans la rue, il n’y a pas forcément de quoi s’assoir et on peut manger de tout et n’importe quoi.

Il y a plusieurs avantages à manger de la street food : le prix très abordable, la possibilité de s’imprégner de la culture locale, de manger des plats savoureux, de faire travailler les locaux et puis c’est convivial !

Je me souviens d’un employé d’une auberge lors de mon passage dans la ville de Malang, en Indonésie.

Il ramenait toujours un plat tout prêt à midi, qui avait l’air délicieux. En discutant un peu, il m’explique que cela s’appelle « Gado-Gado » une sorte de salade composée de haricots, de pommes de terre, de choux, d’épinards, de tofu et d’oeufs, le tout accompagné d’une « peanut sauce ».

Il m’indique où se trouve le vendeur de ce succulent repas. Il s’agissait juste d’un couple, qui était au coin d’une intersection de deux rues, avec une moto transformée en « restaurant mobile ». Il ne faisait qu’un seul plat, le fameux « Gado-Gado » et je peux vous dire qu’il y avait tout le temps du monde. Pour 1€, tu avais un bon plat, sain et prêt en 30 secondes. J’y suis retourné tous les jours durant mon séjour à Malang !

Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, mais la street food peut prendre toutes les formes et surtout n’importe quel type de nourriture.

Viande grillée, nouilles, salade, gâteaux, hot dog, soupe, sandwich, raviolis, jus de fruits… vous trouverez de tout ! Si vous n’avez aucune idée à quoi ressemble la street food en Asie, tapez « street food bangkok » dans google images pour avoir une petite idée.

5) Les restaurants à privilégier

Ne pas manger au restaurant du tout durant votre voyage est quelque chose qui frise l’impossible. Mais comme pour les hôtels avec les guesthouses locales, votre choix des restaurants va largement influencer votre budget.

Où que vous alliez, il faut généralement éviter les restaurants à touristes. On les repère facilement, ils se trouvent dans les endroits fréquentés, les menus sont traduits dans toutes les langues, ils sont tout beaux, tout propres et vous verrez une majorité de touristes dedans.

Le rapport qualité/prix sera bien souvent médiocre dans ce type d’établissement. C’est le cas dans toutes les grandes villes du monde.

À Paris par exemple : on voit bien bien les restaurants à touristes près des monuments, avec des prix démesurés pour une qualité qui laisse à désirer. Alors qu’on peut trouver des petits bistrots, bien plus sympa avec une bien meilleure qualité et des prix raisonnables. C’est partout pareil.

Le premier réflexe pour choisir un restaurant est tout simplement de demander aux locaux ou aux expats. Je demande toujours un restaurant « good, local and cheap », quelque chose de bon, local et pas cher. Vous aurez toujours de bonnes adresses à tester.

Pour les plus technophiles d’entre vous, TripAdvisor est une bonne option pour trouver des restaurants pas chers. Choisissez le prix le plus petit et allez voir les avis des restaurants les mieux notés. Si tout le monde dit que c’est bon et pas cher, il doit y avoir un peu de vrai là-dedans.

Enfin, comme indiqué dans la première astuce, si vous voyez un restaurant plein de locaux, c’est un bon signe, vous devriez y faire un tour !

Je me souviens avoir trouvé à Barranquilla en Colombie, une « cantine » à deux minutes de chez moi, j’y allais 3/4 fois par semaine. C’était un petit restaurant qui ne payait pas de mine, mais qui avait une sorte de menu du jour tous les midis pour 3€.

Les locaux et travailleurs mangeaient là-bas, donc pas de soucis au niveau de la qualité. Le menu était composé d’une soupe en entrée, d’un plat principal comprenant généralement un mix riz/viande/salade/plantain frit ainsi qu’un jus de fruits. Loin de tous lieux touristiques, mais dans un quartier aisé de la ville, je peux vous dire que le rapport qualité/prix était excellent.

Oubliez les grandes chaines de restauration internationales et les fast foods.Il est tellement plus intéressant de manger local, que ce soit pour le gout, la découverte et surtout pour votre portemonnaie.

6) Petit-déjeuner et buffet

Bon, je vais ici vous donner une petite astuce de radin : utiliser les petits-déjeuners et les buffets pour faire votre stock de nourriture.

Que ce soit dans une auberge avec le petit-déjeuner offert ou bien dans des hôtels avec un buffet pour le petit-déjeuner, vous avez l’occasion de « gratter » un peu de nourriture.

Prendre quelques fruits en plus, des tranches de pain, se faire un sandwich ou mettre n’importe quelle nourriture dans son sac. Tout est possible.

Je me souviens à Bruxelles, lorsque je suis resté en hôtel pendant trois jours pour un salon professionnel sur le voyage, le buffet du petit-déjeuner était vraiment excellent et en grande quantité. Je n’ai pas hésité une seconde à me faire de copieux sandwichs pour mon repas du déjeuner. Malgré quelques regards interrogateurs, je fus ravi de voir que je n’étais pas le seul à faire ça parmi mes collègues blogueurs.

J’avoue, je suis un peu radin sur les bords, mais voyager à temps plein à travers le monde demande une certaine discipline financière !

Sachez enfin que lorsqu’il y a un buffet, il y a du gaspillage, donc il n’y a pas matière à être gêné. Surtout quand on sait que la plupart des aliments, encore comestibles, sont jetés directement dans les poubelles.

7) Récupérer de la nourriture gratuitement

Pour les plus économes d’entre vous, il existe une solution alternative, celle de récupérer de la nourriture gratuitement. Un mouvement né en 1999 aux États-Unis, le freeganisme, met en avant la récupération des aliments destinés à être jetés pour les consommer ou les partager.

Savez-vous le gaspillage alimentaire représente 1,3 milliards de tonnes par an dans le monde ? Soit environ 30 % de la production de denrées alimentaires destinées à la consommation humaine.

Ce gaspillage de nourriture provient à 42 % des ménages et 39 % de l’industrie agroalimentaire. C’est un réel problème qui a de lourds impacts économiques, environnementaux et sociaux. En tant que voyageur à petit budget, vous pouvez utiliser ce problème à votre avantage en faisant du dumpster-diving et du table-diving un peu partout dans le monde.

Le dumpster-diving, en français « glanage alimentaire » est le fait de récupérer dans les poubelles des produits encore consommables.

Que ce soit les grandes surfaces, les marchés de fruits et légumes, épiceries ou des commerces de bouches (boulangerie, pizzerias…). Beaucoup de produits encore consommables, souvent dans leurs emballages, sont jetés tous les jours, à vous d’être à l’affut et d’aller regarder ce qui peut se cacher dans les poubelles.

Table diving, en français « récupérer de la nourriture abandonnée sur les tables » est assez explicite, mais un peu plus compliqué à mettre en pratique. Il s’agit du même principe, de manger ou récupérer la nourriture que les autres n’ont pas finie.

Plus d’infos là-dessus dans le podcast avec Astrid où l’on parle des façons efficaces d’économiser en voyage.

J’ai récemment eu l’occasion de regarder le film documentaire Just eat it.

Pour résumer, c’est un couple américain qui décide, pendant 6 mois, de ne plus acheter de nourriture, mais seulement de manger avec de la nourriture destinée à être jetée. Ils sont donc allés dans les poubelles du supermarché, à la fermeture des restaurants et ont réussi à vivre sans soucis. D’ailleurs, ils avaient même trop de nourriture ! Leur frigo et leurs armoires étaient remplis et ils donnaient leurs aliments à des amis et voisins. Au bout de six mois, ils ont calculé qu’ils avaient récupéré gratuitement pour 20 000€ de nourriture !

Vous allez peut-être me dire que cette technique est un peu extrême. Je suis plutôt d’accord, mais c’est une possibilité qui s’offre à vous et qui est entièrement gratuite si vous avez un petit budget voyage.

Je voudrais finir cette section avec une citation du livre de Benjamin Lesage, Voyager sans argent :

« Las Palmas (Espagne), c’était le retour forcé à la civilisation, les conteneurs des supermarchés étaient pleins à craquer de nourriture et si nous mangions comme des rois, nous ne pouvions nous empêcher de ressentir une amertume pesante en pensant à tout ce gaspillage. Tous les deux ou trois jours, nous allions à l’arrière d’un supermarché situé à cinq-cents mètres du squat où nous dormions. À 16H30, les employés sortaient les poubelles et nous avions jusqu’à 17H, heure à laquelle passe le camion-benne, pour en extraire ses merveilles. Et à chaque fois, c’était environ cinquante kilos de fruits, légumes et produits laitiers que nous trouvions… Sans compter les kilos de viandes et de poissons que nous laissions pourrir dans les poubelles.

Dans la ville, il y avait une dizaine de supermarchés comme celui-là, chaque enseigne jetait cette même quantité chaque jour. Pas la peine de faire de calculs compliqués pour comprendre l’ampleur du gaspillage et visualiser de nos propres yeux les chiffres alarmants énoncés pas la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) : dans le monde, plus d’un tiers de la nourriture terminait à la poubelle, que ce soit au niveau des industries, des agriculteurs ou chez le consommateur. Chaque seconde, quarante et un mille deux cents kilos de consommables étaient jetés. Nous divisions dans l’abondance, se gavant de produits périmés, mais encore consommables, de fruits et légumes légèrement abimés ou trop bizarres esthétiquement pour être mis en rayons. »

8) Doucement sur l’alcool

L’alcool fait partie du budget nourriture, mais parfois il peut le plomber dangereusement.

Boire de l’alcool fait partie des expériences de voyage. Vous pouvez tester des boissons inédites, faire la fête comme les locaux et en apprendre un peu plus sur la culture d’un pays.

Tester une Guinness en Irlande, une Caïpirinha au Brésil, de l’Aguardiente en Colombie, la Tequila au Mexique, un Porto au Portugal, de la Vodka en Russie ou un Mojito à Cuba, il y en a des choses à boire ! Comme les touristes qui viennent en France veulent boire du vin ou du champagne.

Je ne suis jamais le dernier lorsqu’il s’agit de boire quelques verres, surtout à l’étranger. Par contre attention, car le cout de l’alcool s’additionne vite et la note peut se révéler salée pour vos repas et sorties. Lorsqu’on commence à prendre un verre, généralement les autres suivent beaucoup plus facilement.

Dans certains pays, l’alcool va être cher et va exploser votre budget.

Imaginons que vous ayez un budget de 10€ par jour pour manger, si vous prenez quelques bières dans un bar, vous allez directement doubler votre budget. Sur le long terme, ça ne fonctionnera pas si vous avez un petit budget.

La modération sur l’alcool est primordiale, autant pour votre santé, votre sécurité que votre compte bancaire. Faites attention à vous et ne vous prenez pas des cuites jour après jour, il y a tellement d’autres choses à faire en voyage

Ce qu’il faut retenir :

  • Imitez les locaux pour manger moins cher
  • N’hésitez pas à acheter et cuisiner votre nourriture
  • Mangez dans la rue, c’est souvent délicieux et peu onéreux
  • Privilégiez des restaurants locaux et non les grandes chaines
  • Tentez de récupérer de la nourriture gratuitement
  • Ne prenez pas trop de cuites !

Livre : Voyage à Durée IndéterminéeCet article est un extrait du livre Voyage à Durée Indéterminée qui est disponible depuis 10 janvier 2017 au format papier, ebook et PDF.

C’est le livre parfait si vous avez envie de faire un voyage au long cours, mais que vous n’avez jamais franchi le pas. Il détaille comment surmonter vos peurs, voyager moins cher, gagner de l’argent à l’étranger ou encore comment planifier votre aventure.

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Michael

Auteur et Entrepreneur nomade, Michael est le créateur de Traverser La Frontière. Passionné de voyage, il a créé ce site pour aider et inspirer tous ceux qui ont envie de voyager, partir vivre à l'étranger et changer leur vie.

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