Traverser la frontière

9 jours à Cuba, entre La Havane et Viñales : compte-rendu

Article mis à jour le

Aaaaaaah Cuba !

On nous vend cette île à coup de soleil, de rhum, de cigare et de salsa.

Et la réalité n’est pas très loin.

Je viens de passer 9 jours à Cuba et il faut que je vous raconte quelques trucs…

(par contre, il n’y a pas de TOP des trucs à faire, liste d’hôtels à rallonge, etc)

La Havane : unique au monde

En arrivant à l’aéroport, tout semble normal.

Le distributeur automatique m’a remis mes précieux pesos cubain (CUC), comme dans n’importe quel pays du monde. Puis un chauffeur orné d’une pancarte à mon nom, m’invite dans son taxi presque neuf.

Sur la route, direction Havana Centro, les choses se gâtent. On partage le bitume avec des charrettes tirées par des chevaux et de vieilles voitures américaines.

Les bâtiments décrépis, délabrés et parfois en ruines apparaissent peu à peu. Le taxi se faufile à travers des rues défoncées, qui appartiennent bien plus aux gens qu’aux véhicules motorisés. Des gosses jouent au baseball, des petits vieux jouent aux dominos sur un carton renversé et de jeunes Cubains draguent les filles qui se baladent en mini-jupes.

Il fait une chaleur de dingue, genre canicule en France, à laquelle on ajoute l’humidité des Caraïbes. En plus du désordre ambiant, je transpire donc à foison.

Dés que j’entre dans le quartier d’Havana Vieja, tout est plus propre, plus organisé et simplement plus beau. Les bâtiments coloniaux, les hôtels de luxe, les églises historiques et les fameuses voitures américaines des années 50 habillent le cœur touristique de la capitale cubaine.

J’y déambule durant des heures et avec ma tête blonde de touriste, je me fais alpaguer toutes les 5 minutes. Au choix, on me propose: des cigares, des tours en calèches ou en voitures, une soirée « secrète » ou des cartes pour me connecter au réseau wifi.

J’en profite aussi pour prendre quelques cours de salsa.

Un peu cliché ?

C’est vrai !

Mais à 15€ le cours particulier d’1H avec une excellente prof vraiment, ça vaut le coup.

Nelvis, Cubaine plantureuse, avec une énergie sans fin et bougeant chaque partie de son corps à la perfection tente de me déraidir. Pendant quelques jours, je me suis donc efforcé de mettre de coté mes années de « sala porto » pour embrasser le style cubain.

Ce fut en tout cas suffisant pour me débrouiller dans une soirée où les Cubains se réunissent par centaines tous les mercredis pour danser. Récoltant même quelques compliments des sulfureuses Cubaines… « tu danses pas mal pour un Français ! »

Viñales : entre rando et introspection

Je file ensuite à l’ouest, vers la petite ville de Viñales.

À bord du taxi collectif que j’emprunte avec un couple d’Espagnols, je vois pour la première fois de ma vie des gens au bord de la route faisant du stop… en tendant des billets du bout des doigts.

À Cuba, les transports collectifs sont vraiment à la ramasse et ici, toutes les voitures qui passent peuvent faire office de taxis/bus.

La vallée de Viñales est incroyablement verte, avec des plantations de tabac à perte de vue et entouré de mogotes, fascinantes buttes de calcaire qui pointent leurs sommets arrondis à quelques 300 mètres d’altitude.

J’élus domicile dans la casa particular de Gladys (excellente), à l’écart du centre-ville et avec une vue imprenable sur la vallée. Mon petit paradis pour 4 jours…

Le coq du voisin me réveille immuablement vers 6H30 et je m’extirpe de la maison alors que tout le monde dort encore. Tous les matins, je randonne. Je longe parfois des chemins, mais bien souvent je m’aventure à l’inconnu. Je traverse des champs, je grimpe les fameux mogotes, m’empêtre dans les forêts.

Je dis bonjour aux chiens, poules et autres cochons croisés sur la route. Mais aussi à quelques Cubains, déjà au travail. Et je respire l’air pur, seul avec moi-même. Un petit bonheur.

Vers 10H, je reviens pour prendre une douche et engloutir le petit-déjeuner préparé par Gladys, mon hôte approchant les 50 ans et qui possède une énergie débordante.

Le reste de ma journée est simple :

  • Faire une sieste
  • Lire
  • Écrire
  • Réfléchir
  • Et diner en ville

Durant ces 4 jours, j’ai pris le temps, sans Internet, de réfléchir à la suite.

J’ai pu analyser toutes les réponses du sondage (juin 2019), poser toutes les options sur la table et songer sérieusement à la direction à prendre pour les prochaines années.

Une chose est certaine : il y a du progrès.

Le brouillard, bien que toujours présent, s’est légèrement dissipé.

Votre voyage à Cuba sans soucis !

J’ai voyagé à Cuba en indépendant. Mais si vous préférez voyager avec une agence locale, c’est tout à fait possible (et parfois recommandé).

Je vous conseille de passer par Evaneos (agence très sérieuse) pour planifier un circuit sur-mesure et sans prise de tête à Cuba.

Jetez au moins un coup d’œil aux idées d’itinéraires ;)

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Cuba : un pays à part

Bon, je ne veux pas trop m’éterniser.

Mais je dois te dire, Cuba ne ressemble à aucun autre pays.

Et il y a du bon et du moins bon…

Il y a 2 monnaies (pour les locaux et pour les touristes). Et cela crée une inégalité énorme entre ceux qui travaillent avec les touristes… et les autres qui galèrent à faire la queue, avec leurs tickets de rationnement, aux magasins d’État.

Il y a des voitures qui ont plus de 60 ans, comme des voitures flambant neuves.

Les Cubains utilisent couramment les cabines téléphoniques. Si tu as moins de 25 ans, tu n’en as surement jamais utilisé !

Pour accéder à Internet : il faut acheter des cartes wifi (avec beaucoup de patience), trouver un parc public équipé d’une borne, gratter sa carte… et profiter d’1H de wifi.

Il y a très peu d’insécurité, surtout comparée aux autres pays d’Amérique latine. Même tard dans la rue à La Havane, l’ambiance est animée, voire festive.

La débrouille (« la lucha ») est omniprésente. Beaucoup de monde cherche à gagner de l’argent de manière contournée pour survivre. D’où les innombrables marchands ambulants qui vendent des snacks à chaque coin de rue.

Il faut faire la queue un peu partout, couplé au principe du « ultimo » : il faut demander et te souvenir qui est le dernier dans la file. Comme ça tu peux vaquer à tes occupations et revenir plus tard… ou te mettre à l’ombre, t’assoir… Étrange, mais cela fonctionne.

Les aliments sont sains (beaucoup d’agriculture écologique), par contre la cuisine laisse à désirer, il n’y a jamais vraiment de goût…

Est-ce que je te recommande Cuba ?

Franchement oui.

Du peu que j’ai vu, j’ai beaucoup apprécié, notamment par son authenticité et son cachet unique au monde. Mais l’île est très grande et il faut prendre le temps de la découvrir.

Il y a 850KM entre la Havane et Santiago, soit l’équivalent d’un Paris/Perpignan.

Si j’y retourne un jour, j’aimerais louer une voiture et faire un road-trip de quelques semaines pour vraiment découvrir Cuba et sortir des sentiers touristiques.

Ah oui, j’allais oublier…

J’y reviendrai en période « fraiche », car là ça frôlait l’insupportable en journée… (fin juin)

En attendant, me voici revenu au Mexique, où je compte rester tout l’été !

– Michael

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Michael

Auteur et Entrepreneur nomade, Michael est le créateur de Traverser La Frontière. Passionné de voyage, il a créé ce site pour aider et inspirer tous ceux qui ont envie de voyager, partir vivre à l'étranger et changer leur vie.

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